mercredi 17 avril 2013

Petroplus : après les promesses, le chômage


Pendant deux ans les 470 travailleurs de la raffinerie Petroplus, en Seine-Maritime, ont été lanternés. Le tribunal de commerce à joué la comédie du repreneur, pour au bout du compte liquider la raffinerie et licencier tout le personnel. Sarkozy d’abord, puis Hollande, ont promis aux salariés de les sauver, mais n’ont surtout pas obligé Total à prendre sur les profits qu’il avait fait pour que les employés gardent un emploi.
     Les travailleurs ne peuvent compter que sur leur force, leur nombre et leur mobilisation, pour qu’aucun licenciement ne les mène à Pôle Emploi.


« Anti-mariages pour tous » : vraiment à un millimètre derrière les apparences, la haine, l’homophobie


Dans le climat homophobe de la mobilisation de la droite et de l’extrême-droite, on assiste, selon les associations, à la « multiplication des agressions de personnes homosexuelles témoignant du développement d'un climat de haine similaire à de la haine raciste ». On l’imagine très bien.
     Il faut s’opposerà de tels actes et à la réaction, résolument.

mardi 16 avril 2013

"Transparence" : un communiqué de Nathalie Arthaud


Pour une vraie transparence : contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises et de la bourgeoisie

Le gouvernement a lancé son opération « mains propres » en publiant le patrimoine des ministres. Il a voulu en faire un événement majeur. « Il y aura un avant et un après l’affaire Cahuzac », a déclaré Marisol Touraine, la ministre de la Santé. Michel Sapin, le ministre du Travail, a parlé « d’un moment d’exorcisme collectif » !
     À droite, ils sont nombreux à dénoncer « le voyeurisme » et « la chasse aux riches ».
     Quel cinéma ! La transparence proposée est banale : elle existe dans 24 pays européens. Et quelle hypocrisie ! Ces messieurs-dames ne nous montrent que ce qu’ils veulent.
     La publication du patrimoine des élus ne révélera pas toute la vérité, mais elle aura au moins eu le mérite de révéler l’état d’esprit de ces gens-là !
     Les travailleurs ne peuvent rien cacher de leurs comptes. Leur patron peut tout savoir d’eux. Leur banquier s’immisce jusque dans leur intimité, comme les organismes sociaux auprès de qui il faut déclarer le moindre euro perçu. La bourgeoisie et les politiciens trouvent cela tout à fait normal, mais dès qu’il s’agit d’eux-mêmes, de leur argent et de leur vie, ils montent sur leurs grands chevaux.
     Oui, il faut une transparence totale, mais cette transparence doit s’exercer vis-à-vis de l’ensemble de la bourgeoisie, surtout la grande. Oui, il faut une transparence totale, mais celle-ci ne passera que par le contrôle effectué par la population, par les salariés des banques, par les comptables des groupes capitalistes.
     Ce contrôle révélerait que, dans cette période de crise, alors que l’on nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour préserver les emplois, payer des salaires et des retraites corrects, cet argent existe bel et bien dans les caisses des grands groupes capitalistes ou sur les comptes des grandes fortunes
     Ce contrôle permettrait de dévoiler le plus grand scandale de notre société : le mécanisme de l’exploitation, qui concentre les richesses entre les mains d’une minorité privilégiée, au détriment du plus grand nombre.

                                                      Nathalie Arthaud, le 15.04.13.

Territoriaux d'Argenteuil appelés à la grève ce jeudi 18 avril : pour information le tract d'appel de la CGT, la lettre ouverte du Directeur général des services, et petit commentaire de notre part

Pour l'information de tous, voilà le tract d'appel du syndicat des territoriaux d'Argenteuil appelant à la grève les agents jeudi 18 avril. Je serai présent à l'AG qui est appelée devant l'Hôtel de ville à 8 heures. D.M.





Lettre ouverte
aux personnels de la Ville d’Argenteuil

Quelques semaines après avoir signé avec la municipalité un protocole historique permettant la revalorisation de la rémunération de plus de 1 400 agents, les syndicats CGT et UGICT ont déposé un préavis de grève reconductible à compter du 18 avril 2013.
     La grève est un droit. Bien évidemment chacun se positionnera librement dans son choix de faire grève ou de rejoindre son poste de travail. Dans les deux cas, la liberté de chacun doit être respectée.
     Le choix de déposer un préavis de grève, à moins d’un an des élections municipales, quelques semaines après avoir signé un accord historique, ne dupera, je le pense personne sur les motivations réelles de ce préavis.
     En revanche, les motivations « officielles » de ce préavis appellent de ma part un certain nombre de réponses et de remarques tant elles semblent éloignées de la réalité du travail réalisé et en cours en terme de dialogue social depuis ma prise de fonctions.
     Vous trouverez, ci-joint, quelques uns des éléments mis en place dans les derniers mois. S’il existe encore des points améliorables, et ils seront pris en compte, il me parait toutefois réellement difficile de contester la réalité du dialogue social et ses traductions concrètes.
     J’ai toujours privilégié le dialogue au conflit. Je n’ai pas l’intention de changer de méthode. Mon ambition de développer encore un service public de qualité au service des argenteuillais en prêtant une attention particulière aux agents qui le serve est intacte.
     La Direction Générale de la Ville d’Argenteuil, sous ma responsabilité, a été, est et sera attentive à toutes les situations collectives ou individuelles qui le nécessitent.
     Le dialogue est toujours ouvert avec ceux qui souhaitent le mener.

                                                                                             Joël FOURNIE
                                           
                                                        Directeur Général des Services

(mis en forme par nous-mêmes. Suit une longue liste de ces « éléments mis en place dans les derniers mois »)

Commentaire :
1.A moins d’un an des élections municipales, la situation du monde du travail se détériore, d’une façon « générale ». Faudrait-il que les travailleurs attendent que les élections soient passées pour qu’ils posent leurs revendications ?

2.Notre intervention lors du Conseil municipal sur le point concernant l’uniformisation du régime des primes pour les agents de « catégorie C » :

« Un protocole a été signé entre le maire d’Argenteuil et le secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux d’Argenteuil. Il concerne le régime indemnitaire des personnels de catégorie C, c'est-à-dire le personnel le moins payé, dont un certain nombre d’indemnités viennent augmenter le faible salaire de base.
     Cet accord vise à la « transparence », à la « lisibilité », et à « réduire les inégalités ».
     On ne peut qu’approuver ces principes, et ce protocole qui va permettre à de nombreux agents de catégorie C de bénéficier d’une augmentation sur la fiche de paie.
     C’est aussi l’occasion de rappeler qu’une bonne partie de la précarité des personnels territoriaux a été éradiquée à Argenteuil ces dernières années, alors que la municipalité UMP précédente avait développé ce fléau.
      Certains agents vont donc gagner 50, voire 80 euros supplémentaires, ce n’est pas rien certes. Mais c’est encore très loin des augmentations nécessaires, non seulement pour faire face à la hausse des prix, mais au recul du niveau de vie de tous les travailleurs ces dernières années. Pour contrer cela, et pas seulement pour les catégories C, mais pour tous les travailleurs, ce sont des centaines d’euros supplémentaires qu’il leur faudra obtenir. » ;

3.« S’il existe encore des points améliorables, et ils seront pris en compte »… « en prêtant une attention particulière aux agents qui le serve est intacte »… « La Direction Générale de la Ville d’Argenteuil, sous ma responsabilité, a été, est et sera attentive à toutes les situations collectives ou individuelles qui le nécessitent. » (extraits de la « lettre ouverte »)

      Il y a un appel à la grève. L’occasion donc de prendre en compte les "points améliorables", "les situations collectives ou individuelles qui le nécessitent."




Expulsions des Roms : des textes ministériels aux actes : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


"Quatre jours après avoir expulsé dix familles de Roms de leur campement, le préfet du Rhône n'avait toujours pas procédé à leur relogement. Cela, malgré une circulaire d'août dernier du Premier ministre affirmant qu'il ne peut y avoir d'expulsion sans relogement et malgré une décision de justice. Plusieurs associations ont protesté contre cette « violation de la loi » commise par un représentant de l'État censé au contraire faire appliquer les directives gouvernementales ou judiciaires.
    Mais le gouvernement n'est pas non plus blanc-bleu dans sa politique envers les Roms, à commencer par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. On continue de démanteler les camps et d'expulser comme sous Sarkozy. Plus de 4 000 Roms ont dû quitter leur lieu de vie depuis le début de l'année, soit un cinquième des Roms vivant en France. Trois mille l'ont fait suite à une intervention musclée des forces de l'ordre, les autres à cause d'un incendie ou d'une agression. Des solutions de relogement, la plupart du temps provisoires, n'ont été proposées qu'à un tiers des expulsés, tout dépend des préfectures.
     Autant dire que la signature d'Ayrault et celle des sept ministres qui ont cosigné sa circulaire ne valent pas un clou."
                                                                                         M.L.


Roms expulsés l'été dernier à Evry, la ville de Valls, chargé de donner l'exemple d'application de la loi mais qui ne l'applique pas



Complément :
Pour la première fois, à l'occasion d'une procédure concernant l'évacuation d'un camp à La Courneuve, le "Défenseur des droits" officiel, Dominique Baudis, a transmis des observations juridiques pour rappeler les obligations. Rappeler les obligations, c'est un premier pas, les faire appliquer serait nettement préférable pour les familles concernées. DM

Pour la prévention, il faut les grands moyens


Dans le Val d’Oise, il existe un petit service policier chargé d’aller dans les établissements scolaires du département. Ainsi, deux policiers chargés de cette « prévention » sont-ils allés hier à la rencontre d’élèves du collège Claude Monet, un établissement « difficile » du Val-Nord à Argenteuil.
     Que des policiers aillent discuter violence, loi, délit, etc, avec des jeunes, il n’y a aucun problème. Ils auront ainsi pu le faire à Claude Monet durant deux heures pour ces élèves, qui ont toutes les chances de ne plus participer à une telle rencontre durant toute leur scolarité.
     Quant à la véritable prévention à l’école, elle ne peut être réalisée que grâce à des  effectifs peu élevés par classe, un remplacement absolu des enseignants absents, leur formation, et cela dès la maternelle. « Vivre ensemble » pour reprendre une expression à la mode à Argenteuil, cela s’apprend en particulier à l’école, l’école de l’apprentissage de la vie collective, grâce à l’action d’adultes nombreux.

Réaliser le calme de l'extérieur dans les classes

lundi 15 avril 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière daté du 15.04.13.



Pour une vraie transparence : contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises et de la bourgeoisie

Face aux rumeurs et aux doutes persistants quant au rôle de Moscovici et à la responsabilité de Hollande et d’Ayrault dans l’affaire Cahuzac, le gouvernement s’est lancé dans une opération « mains propres », la première étape étant la publication du patrimoine des ministres.
     La gauche comme la droite ont fait de cette publication un évènement majeur. « Il y aura un avant et un après l’affaire Cahuzac », a déclaré Marisol Touraine, la ministre de la Santé. Michel Sapin, le ministre du Travail, a parlé « d’un moment d’exorcisme collectif » ! Quant aux députés, ils sont nombreux, à droite surtout, à dénoncer « le voyeurisme » et « la chasse aux riches ».
     Quel cinéma ! La transparence proposée est banale : elle existe dans 24 pays européens. Et quelle hypocrisie ! Ces Messieurs-dames ne nous montrent que ce qu’ils veulent.
     On mesure déjà le ridicule de l’opération en voyant certains ministres et députés déclarer qu’ils n’ont rien sur leur compte courant et presque pas d’épargne ; ou qu’ils ne possèdent qu’une modeste maison et une vieille voiture. Et ce, alors qu’un simple député touche une indemnité parlementaire de 5 200 € nets à laquelle s’ajoutent 6 400 € bruts d’indemnité pour le loyer, les frais de réception, d’habillement, et alors qu’ils se font rembourser leurs frais de transport !
     Sous couvert d’opération transparence, on ne connaîtra qu’une petite partie de la réalité. Mais il fallait entendre Henri Guaino, député UMP des Yvelines et ancien conseiller de Sarkozy, survolté contre cette mesure qui va faire de la société, « une société du soupçon, de la suspicion, de la présomption de culpabilité ». Et de rajouter que c’est « la maladie mortelle de la démocratie, de la République et des peuples libres » !
     La publication du patrimoine des élus ne révèlera pas toute la vérité mais elle aura au moins eu le mérite de révéler l’état d’esprit de ces gens-là !
     Les travailleurs ne peuvent rien cacher de leurs comptes. Leur patron peut tout savoir d’eux. Leur banquier s’immisce jusque dans leur intimité, comme les organismes sociaux auprès de qui il faut déclarer le moindre euro perçu. La bourgeoisie et les politiciens trouvent cela tout à fait normal mais dès qu’il s’agit d’eux-mêmes, de leur argent et de leur vie, ils montent sur leurs grands chevaux.
     Les Copé, Guaino et compagnie expriment mieux que quiconque l’état d’esprit de la bourgeoisie qui ne supporte pas que la population puisse mettre le nez dans ses comptes, connaître l’origine de sa richesse et prendre la mesure de son parasitisme.
Oui, il faut une transparence totale, mais cette transparence doit s’exercer vis-à-vis de l’ensemble de la bourgeoisie, surtout la grande. Pourquoi fallait-il attendre un scandale familial pour découvrir que Madame Bettencourt, une des premières fortunes du pays, touche un million d’euros par jour, tiré des bénéfices des entreprises, dont ceux des groupes L’Oréal et Sanofi, et issu du travail de dizaines de milliers de salariés ?
     Oui, il faut une transparence totale, mais celle-ci ne passera que par le contrôle effectué par la population, par les salariés des banques, par les comptables des groupes capitalistes.
     Il y en a bien qui défendent la levée du secret bancaire, mais il ne s’agit que de donner la possibilité à quelques hauts-fonctionnaires d’accéder aux comptes suspects, jamais de permettre aux employés de banque de rendre publiques les informations qu’ils détiennent.
     Ils ne veulent pas du contrôle direct des travailleurs. Et pour cause ! Si ce contrôle était exercé par les employés eux-mêmes, les travailleurs pourraient non seulement contrôler les comptes des politiciens et de la bourgeoisie mais ils pourraient savoir d’où vient l’argent. Ils pourraient savoir à qui les banques font des facilités, pourquoi untel décroche un taux d’intérêt préférentiel, pourquoi le même établissement qui prête des millions à des Bernard Tapie refuse un découvert à un travailleur.
Ce contrôle révèlerait que, dans cette période de crise, alors que l’on nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour préserver les emplois, payer des salaires et des retraites corrects, cet argent existe bel et bien dans les caisses des grands groupes capitalistes ou sur les comptes des grandes fortunes.
     Et, surtout, ce contrôle permettrait de dévoiler le plus grand scandale de notre société : le mécanisme de l’exploitation qui concentre les richesses entre les mains d’une minorité privilégiée, au détriment du plus grand nombre.


PSA-Aulnay : les travailleurs de PSA se font entendre


Samedi matin, les dirigeants du PS réunis pour leur Conseil national ont vu leur causerie bousculée par l’irruption des grévistes de PSA Aulnay. Cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant d’ouvriers dans une instance dirigeante du PS...
     Les grévistes ont rappelé la lâcheté du gouvernement à l’égard du patronat de Peugeot : après trois mois de grève, le gouvernement refuse de nommer un médiateur, au mépris même de la loi.
     Cette action ne suffira pas à faire changer le PS d’attitude. Mais après l’occupation du siège du MEDEF il y a quelques jours, elle a de nouveau fait entendre la voix des travailleurs qui défendent leurs emplois.





Soutien aux grévistes d'Aulnay
Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut envoyer un chèque libellé à l'ordre de : "Soutien aux salariés de l'automobile du 93",  et envoyé à : LO-Argenteuil, 2 rue Rouquès, 95100 Argenteuil


     Une grève pour l’emploi, ce n’est pas seulement une grève pour la dignité et la vie des grévistes. C’est une lutte qui concerne tous les travailleurs. Solidarité ! Versez à la collecte de soutien.
    
                                                                                    Dominique Mariette, 06.99.49.98.64.