lundi 18 mars 2013

CAF : c’est plutôt la CATA


Les Caisses d’Allocations Familiales n’ont plus les effectifs suffisants pour faire face  aux dossiers et donc pour verser les allocations familiales nécessaires aux familles. C’est catastrophique pour les familles en difficulté qui en ont le plus besoin pour leurs enfants.
      Il y aurait des jours et des jours de retard dans le traitement des dossiers. Le Val d’Oise aurait, à l’échelle du pays, le sombre record en la matière : près de 20 jours de retard.
      Il faut que la situation soit bien catastrophique pour que le Conseil d’Administration qui doit rencontrer le ministre de tutelle lance un cri d’alarme.
     Il faut des moyens, il faut des embauches. C’est vital pour les classes populaires.

Semaine de quatre jours et demi : une décision pas connue pour Argenteuil à ce jour


Le journal Le Parisien consacre dans sa livraison du jour une page, dans la  partie nationale du quotidien, sur la réforme Peillon concernant l'organisation de la semaine scolaire. Il titre « La semaine de quatre jours et demi en ordre dispersé ». Une carte illustre ce propos. Selon les villes ladite réforme très contestée devrait être mise en place dès la rentrée 2013 ou lors de la suivante en 2014.
     Pour ce qui est d’Argenteuil, ce serait, selon Le Parisien, en 2014.

     Nous savons qu'il n'a pas pu obtenir ce genre d'information qui concerne la commune.
      Pris en flagrant délit de non-fiabilité sur un sujet pourtant aussi épineux ?
     Dommage pour un organe qui se veut vecteur d'information.

grève PSA-Aulnay : un communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay


Rassemblement des salariés devant le siège parisien de PSA à l’occasion du CCE du 18 mars


Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
15/03/2013
Dans leur 9ème semaine de grève (depuis le 16 janvier), les salariés de PSA Aulnay se mobilisent à l’occasion de la réunion extraordinaire du CCE à Paris (début de la réunion à 13h30).
Le point essentiel de l’ordre du jour de la réunion est l’information/consultation des élus du CCE sur le projet d’accord concernant les mesures d’accompagnement suite à la fermeture de l’usine d’Aulnay et des 1 400 licenciements de Rennes.
Ce projet d’accord est très majoritairement rejeté par les salariés de PSA Aulnay, en grève ou non. Des salariés de l’usine ont pris l’initiative de faire circuler une pétition refusant ce projet d’accord et demandant l’ouverture de nouvelles négociations. Cette pétition est en ce moment en train de recueillir des centaines de signatures, bien au-delà des 300 salariés en grève. 
Même si la direction a fait quelques concessions à partir du moment où la grève a démarré à Aulnay, il n’en reste pas moins que ce projet d’accord reste très loin du compte et ne garantit absolument pas que les salariés ne se retrouvent pas à Pôle Emploi. C’est pour cette raison essentielle que la grève continue à Aulnay, paralysant encore totalement la production. 
En réalité ce projet d’accord est un accord de renoncement et prépare des milliers de licenciements.
Les revendications des salariés n’ont pas bougé : Un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans.
Par un vote au CCE, la direction de PSA espère une nouvelle fois entériner un accord majoritairement rejeté par les salariés. Mais la direction pourra faire voter et revoter autant de fois qu’elle voudra son accord de la honte, elle n’en fera pas pour autant un bon accord accepté par les salariés. 
Pour la CGT, c’est aux salariés et à eux seuls de se prononcer sur leur avenir.
Départ de l’usine d’Aulnay à midi pour se rendre en RER
Rassemblement à partir de 13h30 devant le siège parisien
Jean-Pierre Mercier
DS CGT PSA Aulnay et DS Central adjoint CGT du groupe 

dimanche 17 mars 2013

PSA-Alnay : soutenons financièrement les grévistes !

Les grévistes d'Aulnay en grève continuent à avoir besoin de notre soutien, je dirais même plus que jamais. C'est grâce à la solidarité qu'ils ont pu bénéficier, chacun, fin février, d'une  somme non négligeable, sous le contrôle de tous et du Comité de grève soutenu par la CGT, SUD et la CFDT, bien sûr loin de leur paye habituelle.
     Sur Argenteuil, il y a eu le déblocage municipal d'une aide collective. C'était la moindre des choses envers des administrés en difficulté. C'est dans ce cas-là, pour des administrés qui défendent leur avenir, ce pourrait l'être pour bien d'autres raisons et difficultés.
     Mais après cette aide globale, ce serait tout du côté de la municipalité. Et pourtant la grève continue.
    Alors, lorsque les travailleurs sont seuls  face à l'adversité, la solidarité des travailleurs doit continuer à se réaliser. Pour les jours qui viennent nous faisons, sur la localité appel à celle-ci.
     Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut nous envoyer un chèque libellé à l'ordre de : Soutien aux salariés de l'automobile du 93
                                                                               Dominique Mariette
                                                                                2 rue Rouquès
                                                                                95100 ARGENTEUIL

Valls, Ayrault,...Les pompiers pyromanes


Après un nouvel assassinat en plein jour de deux jeunes dans la cité des Bleuets à Marseille, Valls vient d’y envoyer 300 policiers supplémentaires. Comme le remarquait un policier marseillais : « À chaque fait divers, les gouvernements successifs ont les mêmes réactions épidermiques et envoient des renforts de surface ».
     En fait, ce qui fait le lit des trafiquants de toutes sortes, c’est la misère, le chômage, les services publics défaillants, l’avenir bouché pour des milliers de gamins. La moitié des habitants des « zones prioritaires » de Marseille doivent survivre avec moins de 520 € par mois.
     Plutôt que de combattre cette violence sociale, Ayrault et Hollande l’aggravent tous les jours avec leur politique anti-ouvrière… puis envoient toujours plus de renforts policiers.



Michèle AUDIN à Argenteuil vendredi 22 mars à 18 heures 30 à l'auditorium de l'hôtel de ville

  Michèle Audin viendra parler de son livre "Une vie brève". Une vie brève, c'est celle de son père Maurice Audin, qui a disparu lorsqu'elle avait trois ans et demi et dont elle part à la recherche dans ce récit. Avant l'entretien et la dédicace, l'historienne Sylvie Thénault reviendra sur l'"affaire Audin". 
     Voici ce qu'écrivait Lutte Ouvrière dans un numéro de janvier 2009. 

                   Michelle Audin refuse la Légion d'honneur et l'amnésie d'État

Trois personnes viennent de refuser la Légion d'honneur que leur destinait le président de la République en ce début d'année.
     Ainsi les journalistes Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Ève Malouines (France Info) ont souligné qu'elles n'avaient pas sollicité cette décoration et que rien d'exceptionnel dans leur parcours professionnel ne la justifiait. Françoise Fressoz a même ajouté que, « pour exercer librement sa fonction, un journaliste doit rester à l'écart des honneurs ».
    Le troisième refus provient de la fille de Josette et Maurice Audin, Michelle Audin. Mathématicienne comme son père, elle a motivé son refus au président de la République. Dans sa lettre, elle suppose que cette distinction entend récompenser ses recherches mathématiques. Mais elle n'a pas oublié que, lors de la prise de fonction présidentielle, sa mère avait écrit à Sarkozy pour lui demander que toute la vérité soit faite sur la mort de son mari, torturé et assassiné en 1957 par des parachutistes de l'armée française pendant la bataille d'Alger. Celle-ci, conduite par le général Massu, institua l'usage de la torture contre les partisans de l'Algérie indépendante, avec le quitus du gouvernement dirigé par le « socialiste » Guy Mollet, qui entendait que l'Algérie reste française.
     Le 11 juin 1957, Maurice Audin, professeur de mathématiques de 25 ans, anticolonialiste et militant du Parti Communiste Algérien interdit depuis 1955, était arrêté à son domicile d'Alger par des parachutistes. Il devait mourir le 21 juin 1957 au cours d'une séance de torture, étranglé par le lieutenant Charbonnier. Les parachutistes maquillèrent l'assassinat en une tentative d'évasion. Le corps du « porté disparu » ne fut jamais retrouvé. Paru en 1958, un livre, La Question, écrit par Henri Alleg, militant du PCA, ami d'Audin, arrêté et torturé lui aussi, allait dénoncer l'usage de la torture. Alleg a donné un échantillon des propos des officiers pendant qu'ils le torturaient : « Tu sais ce que c'est la Gestapo ? Tu vas disparaître. Personne ne sait que tu es arrêté, tu vas crever et ta putain de République, on la foutra en l'air aussi ! »
     Plusieurs tentatives de Josette Audin d'obtenir réparation en justice, à l'époque et encore en 2001 sous Jospin, se sont soldées par des non-lieu ou des appels rejetés, sans parler du décret d'amnistie promulgué par l'État français dès 1959 pour les crimes de l'armée lors des « opérations de maintien de l'ordre contre l'insurrection algérienne ».
     Cinquante ans après, Josette Audin estimait qu'il restait des témoins susceptibles de faire la lumière sur les circonstances précises de la mort de son mari. Un des protagonistes, le général Aussaresses, supérieur hiérarchique de Charbonnier, n'avait-il pas fait des demi-aveux sur les circonstances ? Josette Audin espérait aussi que l'État français reconnaîtrait que ses représentants avaient usé de la torture et condamnerait cette pratique.
Mais l'amnésie de l'État, quand il s'agit de ses crimes, est en général durable. Heureusement, la famille Audin n'a pas la mémoire courte. Et c'est parce que le président Sarkozy n'a même pas daigné répondre à la lettre de sa mère que Michelle Audin a refusé la Légion d'honneur. Comment, il est vrai, aurait-elle pu accepter une décoration que l'État français avait jadis remise au tortionnaire de son père ?
                                                                            Jacques FONTENOY

 

samedi 16 mars 2013

Droit de vote des étrangers : Hollande capitule une fois encore


Le gouvernement vient d’enterrer une nouvelle fois l’un de ses « engagements » de campagne : celui d’accorder aux étrangers extra-communautaires le droit de vote aux élections locales.
     Sous prétexte qu’il pense ne pas réunir les trois cinquièmes du Parlement – ce qu’il n’ignorait pas avant de prendre cet engagement – , Hollande a choisi de reculer, sans même se battre et essayer. Il a renoncé à intégrer cette réforme dans le projet de révision constitutionnelle présenté en conseil des ministres. On peut même douter qu’en faisant cette promesse, il avait l’intention de la tenir.
     Ça ne fait guère que 32 ans, depuis l’élection de Mitterrand de 1981, que le Parti socialiste a fait cette promesse pour s’asseoir dessus. Il dénie ce droit élémentaire à des millions de travailleurs qui produisent des richesses pour enrichir les capitalistes de ce pays.

vendredi 15 mars 2013

Coluche nous l’a dit : « salopards » ! « Enfoirés » !


Supplément « Entreprises et marchés » des Echos du jour : « les Enfoirés » un enjeu d’image pour TFI ».
     L’an dernier, selon le journal, le show des Restos du cœur avait battu un record d’audience, alors le show est porteur pour l’image de Bouygues et tutti quanti à travers les coupures de pub.
     Le capitalisme atteint tout, fait du profit de tout. Il produit la misère. Plus de 11% de fréquentation pour les Restos du cœur lors de la dernière campagne qui vient s’achever. Et les profiteurs créent la misère et profitent encore de ceux qui tentent encore de pallier la misère.
     Coluche enrage. Enfoirés !

Il les regarde droit dans les yeux ces enfoirés.