Sarkozy
à la chasse aux voix de l’extrême droite qui vitupère contre les
immigrés ; Hollande à la chasse aux voix de tous bords qui donne une main
à droite, une main à gauche ; Mélenchon qui vise le plus de sièges aux
législatives et fait du pied à Hollande : tous sont préoccupés par leurs
marchandages électoraux. Mais pas un mot sur l’emploi, les salaires. Le cirque
électoral continue. Les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs luttes,
sur un tout autre terrain que ce terrain électoral bourbeux.
mercredi 25 avril 2012
mardi 24 avril 2012
1er Mai : sous le capitalisme, on ne fête pas le travail, on combat l’exploitation !
Voila
que Sarkozy a décidé de manifester le Premier mai pour le « vrai
travail ». Le «vrai travail » pour lui, c’est celui que donne,
ou ne donne pas, ses amis, les « vrais » patrons comme il les aime,
les Bolloré, Pinault, Bouygues...
Pour son rassemblement, il a choisi le Trocadéro,
dans le 16ème arrondissement de Paris.
C’est vrai qu’il y a de nombreux travailleurs dans
le 16ème, dans les loges et les chambres de bonne, quand ils logent sur place.
Ills sont portugais, espagnols, africains, ils font le ménage chez les
riches... et ils ne doivent certainement pas porter Sarkozy et les siens dans leur
cœur !
Editorial des bulletins d'entreprise LUTTE OUVRIERE du lundi 23.04.12.
Le
rapport de force avec le patronat dépend de nos luttes, pas des urnes
Hollande
et Sarkozy restent seuls en lice pour le deuxième tour, avec Hollande donné
gagnant.
« Étendre le rassemblement à tous les
républicains qui ne veulent plus de Nicolas Sarkozy », affirme l’état-major de Hollande, en visant
l’électorat centriste. L’opération de séduction est facilitée par Mélenchon qui
insiste, de son côté, sur le fait qu’il ne demandera « rien en
échange » pour son soutien à Hollande. Histoire de rassurer
l’électorat centriste sur le fait qu’il ne fallait pas prendre au sérieux ses
envolées contre la finance ou la demande d’augmentation des salaires et d’un
smic à 1700 euros. Non, Mélenchon ne demande rien à Hollande, pas plus que le
PCF qui est derrière lui !
Si Hollande est élu, nombre de travailleurs
ressentiront un soulagement de voir Sarkozy débarrasser le plancher.
Mais les plans de licenciements reprendront de plus
belle, le patronat et les banquiers redoubleront d’efforts pour prélever sur
les exploités les profits que le marché n’est plus capable de leur donner. Et
Hollande, pas plus que Sarkozy, ne protégera les travailleurs contre
l’offensive patronale. Les marchés financiers invoqueront la dette pour exiger
des mesures d’austérité supplémentaires.
Le résultat de Marine Le Pen indique un
renforcement de l’extrême droite dans l’opinion publique. C’est une menace pour
les travailleurs. À commencer parce qu’elle véhicule des idées réactionnaires
aux antipodes des intérêts politiques du monde du travail. Car Marine Le Pen
prêche, comme Sarkozy, comme les autres, mais avec plus de virulence, qu’il
faut se serrer les coudes « entre Français », en mettant dans le même
sac les travailleurs et les milliardaires, les exploités et leurs exploiteurs.
La
seule perspective pour les travailleurs est, au contraire, d’opposer aux
patrons capitalistes de toutes nationalités les travailleurs de toutes origines
sur la base de leurs revendications de classe. Se laisser diviser en fonction
de ses origines serait un piège mortel pour le monde du travail.
Le renforcement de l’extrême droite est un
renforcement du camp patronal. Aujourd’hui, sur le plan des seules idées. Mais
qui oserait parier que cela ne se traduira pas, tôt ou tard, par des agressions
contre des travailleurs pas d’accord ?
L’élection
de Hollande ne protégera en rien les travailleurs contre cette menace. Car plus
sera grand le mécontentement provoqué par les mesures d’austérité que Hollande
sera amené à prendre sous la pression des milieux financiers, plus cela
renforcera l’extrême droite.
Seul le renforcement des forces qui se situent sur
le terrain des intérêts politiques de la classe ouvrière peut constituer un
contrepoids au renforcement de l’extrême droite et l’empêcher de s’arroger le
monopole de l’opposition à Hollande.
Pour ce qui concerne notre candidate Nathalie
Arthaud, les 200 000 votes qu’elle a obtenus pèsent bien peu dans les urnes.
Mais, lors des luttes futures, ceux qui auront voté pour elle seront des relais
irremplaçables. Car, en votant pour Nathalie Arthaud, ils se sont prononcés
pour que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous
sans diminution de salaire ainsi que l’augmentation des salaires et des retraites
et leur indexation sur les hausses de prix, soient mises en tête des
revendications des futures luttes ouvrières. Ils ont affirmé leur conviction
qu’il ne faut pas laisser à la classe capitaliste la direction sans contrôle
des entreprises et des banques parce que l’usage qu’elle fait de son pouvoir
dictatorial va à l’encontre des intérêts de la société. Ils ont contribué à
montrer que le courant communiste est toujours présent.
./…
Pour le second tour, Lutte Ouvrière ne donne pas de
consigne de vote.
Aucun travailleur conscient ne peut évidemment
voter pour Nicolas Sarkozy. Certains de nos électeurs, confrontés au choix pipé
entre un ennemi ouvert des travailleurs et un faux ami, s’abstiendront ou
voteront blanc.
D’autres,
pour se débarrasser de Sarkozy, voteront pour François Hollande.
Quel
qu’ait été leur choix personnel, nous appelons les travailleurs, les victimes
de la crise à se retrouver tous ensemble dans les luttes contre le grand
patronat, les banquiers et le gouvernement.
Nous ne pourrons compter sur personne pour nous
défendre, ni sur le président de la République , ni sur le gouvernement. Mais nous
avons la force de nous défendre nous-mêmes, car c’est nous qui faisons tourner
l’économie. Si nous avons une claire conscience de nos intérêts matériels et
politiques et si nous sommes décidés à les imposer, notre force est
irrésistible !
RATP : extraits du bulletin Lutte Ouvrière du dépôt de Nanterre du 23.04
Vive le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs
Le 1er mai cette année, Sarkozy appelle à fêter le "vrai travail" en s'en prenant une fois de plus aux chômeurs et aux "assistés". Marine Le Pen chantera elle les louanges de Jeanne d'Arc et du drapeau français.
Mais cela ne fera pas oublier que le 1er mai c'est une journée des travailleurs en lutte pour un autre monde. C'est la commémoration des cinq militants exécutés à Chicago en 1886 pour avoir fait grève pour la journée de 8 heures. C'est l'hommage rendu aux dix manifestants tués par la police à Fourmies dans le Nord en 1891.
Alors, le 1er mai, manifestons nombreux pour rappeler ces luttes.
Il faut augmenter les salaires
A Lille, les conducteurs de bus ont fait grève une journée et ont obtenu que l'augmentation des salaires passe de 2 à 2,3% en 2012. Plus proche de ce qu'ils considèrent être l'inflation.
A Toulouse, il a fallu en revanche une semaine de grève dans les bus pour obliger la direction à maintenir une clause de sauvegarde qui oblige à maintenir la hausse des salaires sur celle de l'inflation officielle. Clause que leur direction cherche à supprimer depuis plusieurs années.
Cela montre que pour les salaires, nous sommes tous concernés et qu'il faudrait un mouvement général. Non seulement pour obtenir une augmentation de 300 euros pour tous mais aussi pour l'alignement sur la hausse des prix.
Que des paroles
La direction de la RATP a fait savoir dans la presse qu'elle aimerait féminiser le métier de machiniste. En effet, il paraît que le taux de femmes stagne dans notre métier.
Etant donné nos conditions de travail cela n'est pas étonnant. Et d'autant plus que les RH ont du mal à supporter les absences consécutives à la maternité ou aux soins enfants.
Qu'elle se donne donne les moyens de sa politique !
lundi 23 avril 2012
Communiqué de Nathalie Arthaud au soir du premier tour
Sarkozy et Hollande sont donc les deux candidats en lice pour le deuxième
tour, avec une avance telle pour Hollande que son élection paraît probable.
Le plus inquiétant dans les résultats est le pourcentage de voix obtenues par
Marine Le Pen. Il est l’expression du renforcement de l’extrême droite dans
l’opinion publique. Cette montée de l’extrême droite représente une menace pour
les travailleurs.
Malheureusement, l’élection de Hollande à la présidence de la République et
l’éventualité d’un gouvernement socialiste ne protègeront en rien les
travailleurs contre cette menace. Car, plus sera grand le mécontentement
provoqué par les mesures d’austérité que Hollande sera amené à prendre sous la
pression des milieux financiers, plus cela renforcera l’extrême droite.
Seul le renforcement des forces qui se situent sur le terrain des intérêts
politiques de la classe ouvrière peut constituer un contrepoids au renforcement
de l’extrême droite et l’empêcher de s’arroger le monopole de l’opposition.
Je remercie les quelque deux cent mille électeurs qui ont voté pour ma
candidature. Ils ont marqué, par ce vote, aussi bien leur rejet de Sarkozy que
leur méfiance à l’égard de Hollande. Ils ont montré qu’ils ne sont pas dupes des
faux choix de cette élection présidentielle, où le véritable pouvoir, celui de
l’argent, celui du grand patronat et des banquiers, n’est pas soumis au
suffrage.
Ceux qui ont voté pour ma candidature se sont prononcés pour le programme de
lutte que j’ai défendu tout au long de ma campagne électorale. Ils se sont
prononcés pour que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail
entre tous sans diminution de salaire ainsi que l’augmentation des salaires,
retraites et pensions et leur indexation automatique sur les hausses de prix,
soient mises en tête des revendications des futures luttes ouvrières. Ils ont
affirmé leur conviction qu’il ne faut pas laisser à la classe capitaliste la
direction sans contrôle des entreprises et des banques, parce que l’usage
qu’elle fait de son pouvoir dictatorial va à l’encontre des intérêts de la
société. Ils ont contribué aussi à montrer que le courant communiste, pour
minoritaire qu’il soit, est toujours présent.
J’ai la conviction que le programme de lutte que j’ai défendu a été entendu
bien au-delà.
Je ne suis pas propriétaire des voix qui, en ce premier tour, se sont portées
sur mon nom. Au deuxième tour, mes électeurs voteront selon leur conscience.
Aucun travailleur conscient ne peut évidemment voter pour Nicolas Sarkozy, le
président des riches, cet homme qui, pendant les cinq ans de son pouvoir, a été
le fidèle serviteur des groupes capitalistes et des banquiers.
Certains de mes électeurs, confrontés au choix pipé entre un ennemi ouvert
des travailleurs et un faux ami, s’abstiendront ou voteront blanc. D’autres,
pour se débarrasser de Sarkozy, voteront pour François Hollande.
Quel qu’ait été leur choix personnel, j’appelle les travailleurs, les
victimes de la crise à se retrouver tous ensemble dans les luttes inévitables
contre le grand patronat, les banquiers et le gouvernement.
Nous ne pourrons compter sur personne pour nous défendre, ni sur le président
de la République, ni sur le gouvernement. Mais nous avons la force de nous
défendre nous-mêmes, car c’est nous qui faisons tourner l’économie. Si nous
avons une claire conscience de nos intérêts matériels et politiques et si nous
sommes décidés à les imposer, notre force est irrésistible !
Nathalie Arthaud, le 23.04.12.
Argenteuil : résultats des élections
|
|
chiffres absolus
|
%
|
|
inscrits
|
48 299
|
|
|
abstentions
|
|
|
|
votants
|
35403
|
|
|
blancs et nuls
|
659
|
|
|
exprimés
|
34 744
|
100
|
|
|
|
|
|
Nathalie Arthaud
|
226
|
0,59
|
|
Poutou
|
397
|
1,03
|
|
Sarkozy
|
7312
|
18,94
|
|
Hollande
|
14791
|
38,1
|
|
Mélenchon
|
6355
|
16,4
|
|
Eva Joly
|
697
|
1,8
|
|
Bayrou
|
2478
|
6,4
|
|
Dupont-Aignan
|
544
|
1,41
|
|
Cheminade
|
93
|
0,24
|
|
Marine Le Pen
|
5 718
|
14,94
|
samedi 21 avril 2012
Canada : manifestations contre la hausse des droits de scolarité
Des
manifestations se développent au Canada contre la hausse des frais de scolarité
pour les les étudiants. Selon Libération, une augmentation de « 325
dollars par an pendant cinq ans à compter de l’automne, soit une hausse totale
de 1 625 dollars ou 75%.
Les frais de scolarité dans la province
francophone sont beaucoup moins élevés qu’aux Etats-Unis et ailleurs au Canada,
mais beaucoup plus onéreux que dans nombre de pays européens, selon les données
de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). »
Comme en Espagne, au Canada, ces hausses
vont priver un nombre croissant de jeunes de pouvoir faire des études.
Grand Prix de Bahrein : vroum, on réprime, vroum, on couvre le bruit des tortures
Demain,
le Bahrein, petite dictature « pétrolière » de la péninsule arabique,
accueille de nouveau le Grand Prix de Formule 1, qui n’avait pu s’y tenir en
2011 pour cause de manifestations et de « printemps arabe ». La
dynastie sunnite, qui règne sans partage sur ce petit pays à majorité chiite,
voudrait bien profiter de l’événement pour prouver que tout va désormais pour
le mieux dans le meilleur des royaumes possibles. Sauf que, depuis la
répression du mouvement qui avait ébranlé le régime l’an passé, les prisons se
sont remplies d’opposants, et la torture – voire l’élimination – des
contestataires se poursuit. Mais cela n’empêche pas les manifestations de se
tenir ces derniers jours pour empêcher la tenue de la compétition.
Le vrombissement des bolides suffira
certainement pour satisfaire la bonne conscience des patrons occidentaux qui,
répression ou pas, n’ont jamais cessé de faire des affaires avec le dictateur
et ses amis. Mais pas pour étouffer les aspirations des travailleurs bahreïnis.
Inscription à :
Articles (Atom)