vendredi 14 août 2026

Argenteuil, le musée d’Orsay, Monoprix, si près d’Argenteuil, mais si loin de ses habitants

 

Certes, l’Art, la mode, et l’ « art de vivre », un joli lien…

 

Jour d’été, Berthe Morisot, Bois de Boulogne, 1879

Dans le cadre des festivités initiées en septembre pour le 40ème anniversaire de son ouverture dans l’ancienne gare d’Orsay, le musée éponyme a initié un partenariat avec une enseigne que l’on n’attendait pas, Monoprix, qui a, c’est vrai, une place dans l’histoire récente de la mode et du design.

         Évoquer Monoprix c’est remuer à Argenteuil le couteau dans la plaie après la fermeture récente de son magasin local, mais nous pourrons toujours aller voir sur place ce qu’il en est de cette collaboration. Quant à la municipalité qui a également entrepris une collaboration avec le Musée, ce Monoprix-là la réveillera peut-être de son silence sur la disparition du magasin.

         De note côté, le Musée d’Orsay, cela nous rappelle une chose.

         Comme nous aurions aimé que ses dirigeants aient une véritable sollicitude à l’égard d’Argenteuil et de son Impressionnisme lorsqu’ils ont été mis au courant qu’un projet immobilier qui allait avoir des conséquences irrémédiables contre les vestiges du paysage local qui inspira le pinceau de Monet, de Sisley, de Renoir, et de bien d’autres…

         Mais entre les activités très artistiques et politiques au sein de ce monde bourgeois, et le soutien au combat émérite de simples habitants pour la conservation des restes d’un paysage patrimonial, ces gens-là ont choisi. Ce fut motus et bouche cousue.

         En attendant, le projet Fiminco a été relégué. L’occasion de répéter une nouvelle fois : bravo au Comité Jean Vilar. DM

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