Une inquiétude à faire partager à l’ensemble de la population
Un sigle que la municipalité prit le soin d’effacer
La municipalité n’a guère d’intérêt pour les associations qu’elle ne contrôle pas et qui ne sont pas de son bord, même si leur raison d’être pour l’ensemble de la population n’est plus à démontrer.
Année après année, elle a réduit la présence des organisations syndicales dans l’espace Nelson Mandela qui fut à l’origine la Bourse du travail que l’on avait simplement déplacée. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, reléguée pour l’essentiel dans la loge de l’ancien gardien. La MJC d’Argenteuil créée il y a un demi-siècle a connu une trajectoire identique. Ses moyens communaux lui ont été ôtés au fil des dernières décennies, ses locaux largement amputés. Le bâtiment de la rue des Gobelins fut la Maison des Jeunes et de la Culture Gabriel Péri Cela fut effacé. Le bâtiment porte aujourd’hui le nom de Maison de quartier.
Mais la municipalité vient de franchir un pas supplémentaire. Au cœur de l’été, avec l’élégance qu’on lui connaît, elle a annoncé brutalement à ce « partenaire » (puisqu’elle utilise le terme) qu’il fallait qu’il ait quitté les lieux à la fin de l’année 2026. Il est question certes de lui trouver un autre lieu d’atterrissage. Ce n’est pas une discussion qui a commencé, c’est un ultimatum qui est transmis à la MJC avec cette date de fin d’année.
Il s’agit de voir quelles initiatives les animateurs de cette association qui a marqué l’histoire d’Argenteuil et qui continue à se battre pour exister vont prendre. Mais ce nouveau mauvais coup concerne tous les habitants de la Ville.
Voilà où en sont la culture et l’associatif à Argenteuil.
Certes la municipalité a obtenu 13 893 voix en mars dernier. Elle a gagné le gros lot, dans une ville de 110 000 habitants, avec 55 736 électeurs. 13 893 voix !
Elle se croit propriétaire absolue de l’os jusqu’en 2033. Qu’elle se méfie simplement de la remontée de la conscience et de l’organisation du monde du travail qui forme l’essentiel de la masse des habitants de la Ville.
Il n’y a pas à tergiverser : défense de la MJC d’Argenteuil !
À suivre de près. Dominique MARIETTE, Lutte ouvrière-Argenteuil, le 17.7.26.

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