Perdre 50 euros de pouvoir d’achat, et demain, combien ?
J’ai utilisé cette photo de La Gazette du boucher de Commeny. Je pense qu’elle me pardonnera. Lecteurs du Vexin, achetez chez ce boucher !
La semaine passée, un article de la Gazette du Val d’Oise a attiré mon attention. Il portait sur les difficultés d’un jeune boucher d’un village du Vexin qui évoquait ses difficultés actuelles : « Nous vivons des moments difficiles. L’avenir est incertain pour nous. Nous nous battons comme toujours mais nous avons peu de solutions. Nous avons besoin de vous, de votre soutien, plus que jamais. Préservez vos commerces de proximité. »
L’appel de ce boucher dont nous ne pouvons qu’être solidaire pose bien des problèmes. Celui de la grande distribution qui a aspiré la clientèle, mais aussi la situation actuelle de montée de l’inflation. Lorsque l’on habite un espace périphérique tel celui du Vexin, chacun subit doublement la hausse des prix. Celle générale qui est annoncée à 2,4% officiellement sur un an, et celle de la hausse du prix des carburants qui pèse inexorablement lorsque l’utilisation de la voiture est incontournable. Même avec des revenus qui permettent habituellement de vivre correctement, on hésite à aller acheter de la viande de bonne qualité mais plus chère.
Chacun peut imaginer ce qu’il en est d’autant plus au cœur des milieux les plus modestes d’Argenteuil. Pour un salaire de 1500 euros, une hausse des prix de 3%, c’est 50 euros de moins de pouvoir d’achat.
La production et sa valeur créées par le monde du travail dans le pays n’ont pas diminué, bien au contraire. Seulement, la part qui revient aux dominants du Capital est d’année en année toujours plus grande. Le nombre de milliardaires augmente, leur fortune explose. Inversement, celle qui se transforme en salaires des travailleurs se réduit. La situation des luttes actuelles du monde du travail l’explique. Il faut inverser cette tendance.
À Argenteuil comme partout dans le pays, il faut réfléchir aux luttes générales qui doivent reprendre, si nous ne voulons pas que la descente vers les enfers de la gêne voire de la misère se poursuive. DM

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