Face à une situation désastreuse, l’organisation des locataires !
La « coopérative » ABH qui gère près de 12000 logements sur Argenteuil-Bezons ne ressemble plus guère à ce que fut l’OPHLM fondé naguère par les municipalités conduites longtemps par le PCF.
Certes les temps de la société ont changé, mais l’organisme-bailleur historique dit « social » d’Argenteuil et de Bezons a surtout été victime de la politique de l’État de ces dernières décennies contre le logement pour tous, mais également des manœuvres politiciennes des acteurs locaux du genre.
L’ancien maire d’Argenteuil aura été un des acteurs de cette descente aux enfers d’ABH, tentant de toutes les façons d’y maintenir son contrôle avec ses amis, amis d’hier qui ne le sont plus apparemment aujourd’hui.
En tout cas, il vient de démissionner de son conseil d’administration qu’il avait rejoint en 2008.
Une dérisoire page se tourne de cette façon. Mais elle ne se tourne pas pour les locataires du bailleur confrontés ces dernières années à l’augmentation des loyers, des charges d’une façon drastique, et du recul majeur du service.
Bref, ils doivent se réorganiser, car si les uns et les autres ont le choix de quitter le navire, les locataires, eux, non. La qualité de leur logement, de leurs dépenses, et l’ambiance dans les cités et résidences ne dépendent uniquement que d’eux-mêmes, et non de petits sauveurs suprêmes. DM

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