mardi 25 août 2026

SNCF réseau Paris-Montparnasse et le manque d’hygiène

 

Une situation à mettre à la poubelle

 

 

 Ça déborde

 

La SNCF a choisi de faire rouler les Ouigo jusqu’en Espagne. Mais les cuves des WC ne peuvent pas contenir le surplus provoqué par la prolongation du temps de roulage. Ça commence bien les vacances en Espagne !

 

Ressourcerie

 

L’installation pour vidanger les WC des rames était trop vétuste. La direction a décidé de la restaurer, plutôt que de hasarder et d’installer un système neuf. Mais faire du neuf avec du vieux, c’est toujours de la bricole.

Argenteuil, qualité de l’eau, pollution post-incendie : la difficulté pour les habitants de connaître ce qu’il en est

 

Une politique néfaste de grande discrétion

 

L’usine de production d’eau potable de Méry-sur-Oise

Des habitants internautes d’Argenteuil s’interrogent sur l’aspect et le goût de l’eau actuellement distribuée dans certains secteurs au moins de la Ville, remarquant en particulier une saveur davantage chlorée du liquide. Certes, il y a pour le moins l’envie d’en connaître la cause, d’autant plus que la situation de sécheresse et le niveau des rivières et des fleuves ne doit pas être sans incidence sur la situation de la production d’eau potable et sa distribution. L’usine de Méry-sur-Oise est en première ligne pour ces dernières.

         Puisque j’évoque cette question relevant de la vie courante et le thème de la santé publique, il m’en vient une autre. Où en est-on-des conséquences de l’incendie de Green Récup sur la pollution de l’air, incendie qui a eu lieu début août ? Il faut tellement de temps pour analyser le problème ? En tout cas, pas de nouveau communiqué depuis celui du 2 août dernier.

         Si nos analyses médicales devaient connaître les mêmes délais, nous serions bien en peine pour nous soigner. Mais la santé et l'information des habitants… DM

lundi 24 août 2026

Cisjordanie : le terrorisme d’État israélien

 Cisjordanie : le terrorisme d’État israélien

Depuis plusieurs semaines, Qusra, village palestinien situé non loin de Naplouse, en Cisjordanie, est le théâtre d’une escalade meurtrière.

Publié le 19/08/2026

 


Des colons juifs ont pris d’assaut les abords du village, installant des tentes et des pâturages près des habitations, cherchant à faire fuir les habitants palestiniens. À partir du 9août, des familles palestiniennes ont été littéralement assiégées dans leurs maisons. Les colons leur ont coupé leau et l’électricité et empêchent lacheminement de nourriture.

Qusra n’est que le dernier village d’une longue liste. Depuis le 7octobre 2023, les raids, les actes de harcèlement et dintimidation sont devenus le quotidien des 3,5millions de Palestiniens de Cisjordanie. Des dizaines de milliers dentre eux ont été forcés de fuir et plus d’un millier ont été tués. L’armée israélienne y mène régulièrement des opérations militaires de grande ampleur sous prétexte de lutte « antiterroriste ».

À Qusra, l’armée israélienne est intervenue officiellement pour disperser les colons. Cette intervention, effectuée sous la pression des États-Unis, qui ont dénoncé « un acte de terreur horrible », ne remet pas en cause la politique du gouvernement de Benyamin Nétanyahou en Cisjordanie. Elle ne remet pas non plus en cause le soutien des États-Unis à Israël. Selon le quotidien Haaretz, les États-Unis ont pris cette position parce que le propriétaire de l’une des maisons assiégées possède la nationalité américaine. Il s’agissait en fait de défendre Trump, critiqué par certains pour son silence vis-à-vis du sort de ce citoyen américain.

Si, à Qusra, les colons ont été dispersés, les Palestiniens ont maintenant à subir l’armée israélienne, qui a imposé dans le secteur un véritable siège militaire.

Le gouvernement de Netanyahou qui s’appuie sur l’extrême droite cherche d’abord à montrer qu’il poursuit plus que jamais sa politique de colonisation de la Cisjordanie. À deux mois des élections législatives, les partis religieux et ultranationalistes se livrent à une surenchère. Ainsi le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Ben Gvir, a déclaré qu’il faudrait tuer 40 à 50 Palestiniens de Gaza chaque jour.

Le poids croissant de cette extrême droite colonialiste et raciste enfonce Palestiniens et Israéliens dans une guerre sans fin. Offrir aux peuples Palestiniens et aux Juifs israéliens une alternative à cette guerre permanente implique de rompre avec la politique d’oppression des Palestiniens et de combattre les fauteurs de guerre que sont Netanyahou, Trump et tous les dirigeants des puissances impérialistes.

                                                Serge Benham (Lutte ouvrière n°3029)

Ruptures conventionnelles : une attaque de plus

 Ruptures conventionnelles : une attaque de plus

À partir du 1er septembre, les salariés ayant perdu leur emploi suite à une rupture conventionnelle seront moins indemnisés.

Publié le 19/08/2026

La durée maximale d’indemnisation passe en effet de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, de 22,5 à 20,5 mois entre 55 et 56 ans, et de 27 à 20,5 mois pour les autres.

Le nouveau texte transpose un accord signé en février par le Medef et deux autres organisations patronales avec la CFDT, la CFTC et FO. En privant de deux à six mois d’indemnisation des dizaines de milliers d’anciens salariés, le Medef escompte une économie de près d’un milliard d’euros pour les caisses de l’assurance chômage.

Avec cette attaque, qui ne s’applique pas pour l’instant en outre-mer, le gouvernement prétend « favoriser le retour à l’emploi ». C’est une belle hypocrisie pour parler d’une loi qui pénalise les travailleurs, en particulier les plus âgés. En 2023, un quart des chômeurs de plus de 55 ans encore indemnisés, environ 100 000, avaient quitté l’entreprise par une rupture conventionnelle. Mais, à partir de 50 ans, il n’est pas si simple de retrouver un patron prêt à vous embaucher. Cela n’empêche pas gouvernement et patronat de dénigrer une fois de plus les chômeurs, et de mettre davantage de pression pour qu’ils acceptent tout type de conditions de travail et de salaire.

Une rupture conventionnelle est censée se faire d’un commun accord entre patron et salarié et permet à ce dernier de toucher les indemnités de chômage. Mais, bien sûr, il n’y a aucune égalité, car le patron peut refuser le départ du salarié quand il n’y a pas intérêt, et donc le contraindre à rester contre son gré ou à démissionner. Le dispositif existait depuis 2008 dans le secteur privé, et depuis quelques années il a été « expérimenté » pour les agents publics. Le 6 août, le gouvernement a publié les décrets d’application qui en pérennisent l’usage dans les trois fonctions publiques. Mais dans ces décrets, les montants minimum et maximum de l’indemnité spécifique de rupture (ISRC) ont été divisés par deux, sauf pour les salariés de moins de dix ans d’ancienneté pour lesquels la baisse est moindre.

Que ce soit par les indemnités chômage raccourcies ou par les indemnités de rupture divisées par deux, le grand patronat prive ces travailleurs de l’argent qui leur est dû. C’est la seule raison de ces mesures.

                                                                  C. L. (Lutte ouvrière n°3029)

Méta : cibler les enfants en toute impunité

 

Menez à moi les petites enfants

 

 

Le groupe Méta, propriétaire entre autres de Facebook et Instagram, est poursuivi par plusieurs États américains pour avoir délibérément ciblé des enfants afin de les rendre accros aux réseaux sociaux et de récupérer leurs données personnelles, tout en cachant les risques encourus pour leur santé mentale.

Quel que soit le résultat de cette procédure, il est déjà avéré que Meta a pu agir en toute impunité pendant près de quinze ans, en se comportant comme un vulgaire trafiquant de drogue.