Quand tout ferme et que l’on reste à Argenteuil-plage
Quand les abords du marché retrouvent un petit air « les Puces 1930 » de la misère
Ce matin, c’est moi qui ait assuré la permanence Lutte ouvrière du samedi (on m'a même apporté eau et café) dans le centre commercial de la cité, puisque j’étais là. Le bonheur de retrouver les copines-copains, et de parler aussi de la cité où j’ai vécue près de 40 ans et que j’ai défendue bec et ongles avec quelques autres.
Si certains commerçants n’assurent pas leur étal dans le marché, d’autres sont là pour le bonheur des nombreux habitants du quartier qui sont présents en ce mi-août.
Temps difficiles avec cette 5ème période de canicule, dans des appartements surchauffés inadaptés.
Pas de lieu pour se retrouver. Le café du centre commercial bien utile est fermé, tout comme le Chiquito de la rue d’Épinay, tout comme le café du petit centre commercial des Raguenets de Saint-Gratien. Je me souviens des terrasses d’été qui furent installées plusieurs années de suite devant la maison de quartier, animées par des jeunes. Si compliqué à mettre en place quand tous les cafés ferment ?
Mes interlocuteurs se plaignent également de la faiblesse des animations proposées cet été aux jeunes en particulier.
Nous discutons. La police municipale fait évacuer les petites « puces » genre Puces des Fortifs 1930, qui ont pris de l’ampleur ces derniers temps, le signe indiscutable de la montée de la misère. Quand la société va en arrière…
Cité populaire, là vit le monde du travail, certes sa fraction la plus modeste mais qui reste attachée à un quartier où la fraternité et la solidarité n’ont pas disparu. DM

