vendredi 7 août 2026

Argenteuil, MJC, l’appétit juvénile de la municipalité qui rêve de la croquer (la MJC)

 

“La jeunesse est la flamme de la révolution” (Karl Liebknecht)

 

Mouvement contre le CPE, 2006. À quand le prochain ?

 

Nous avons consacré plusieurs brèves sur l’affaire de la MJC, laquelle est dans le viseur de la municipalité. Nous abordons dans le présent article et dans quelques autres prochains un aspect de cette offensive, qui concerne la soit disant préoccupation des édiles de la ville concernant la jeunesse. Commençons par une citation du premier d’entre eux : « … la dernière campagne municipale a fait ressortir une attente forte de nombreux jeunes : disposer d’un véritable lieu de rencontre, d’échanges et d’initiatives. C’est bien cette ambition qui doit guider l’avenir de la Maison des Jeunes, pour qu’elle retrouve pleinement sa vocation première ».

         Que de nombreux jeunes veuillent effectivement disposer d’un « véritable lieu de rencontre, d’échanges et d’initiatives », belle découverte. Mais pourquoi la municipalité actuelle qui depuis 2001 a tout de même eu au total 19 années pour agir n’a-t-elle pris aucune initiative en la matière ? Bon, passons, soyons bons joueurs.

         Cette ambition doit donc dorénavant guider l’avenir de la Maison des Jeunes, soit. Discutons de la question et des moyens d’y répondre. En n’oubliant pas que la MJC d’Argenteuil a le statut d’association régie par la loi sur les associations, qu’elle est donc indépendante, et qu’elle a de 2001 à 2026, sans discontinuité, continué à fonctionner, sans bénéficier d’un véritable quelconque intérêt municipal.

         La municipalité veut que ça change. Mais ce n’est certainement pas en lui indiquant qu’elle doit prendre la porte de la rue des Gobelins qu’elle peut y parvenir. DM

jeudi 6 août 2026

La dette, la dette, ce n'est pas la dette des travailleurs !

 

Leur campagne s’accélère pour nous mettre en condition.

 

 


Au premier semestre, le déficit de l’État s’est aggravé de 106,8 milliards d’euros, soit une hausse de 6,4 % par rapport au premier semestre de l’année dernière. Sa dette, l’État la creuse en subventionnant à fonds perdus le grand patronat et en dépensant sans compter pour l’armement. 

Ce déficit sert de prétexte au gouvernement comme à chaque fois, pour imposer de nouveaux sacrifices aux classes populaires, en particulier en faisant des économies sur les services publics utiles à la population. Les travailleurs devront s’y opposer !

Ceuta : les mensonges des politiciens

 Ceuta : les mensonges des politiciens

La situation à Ceuta a donné lieu à une instrumentalisation éhontée de la part des dirigeants de la droite et de l’extrême droite, à l’image de ce que font des gouvernants européens.

Publié le 05/08/2026

Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a appelé à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen. Emmanuel Macron et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, eux, ont annoncé fièrement un renforcement des contrôles à la frontière avec l’Espagne. Tous savent pourtant très bien qu’aucun des jeunes Marocains entrés à Ceuta pour en être refoulés presque aussitôt par les autorités espagnoles, n’avait la moindre chance d’atteindre la péninsule espagnole et encore moins la France ou l’Italie.

Les politiciens le savent, mais lorsqu’il s’agit de faire diversion pour détourner les travailleurs de leurs véritables ennemis, tous les moyens sont bons, et la concurrence est rude. Bruno Retailleau et le Rassemblement national s’accordent pour dénoncer les régularisations décidées par le gouvernement espagnol au printemps dernier, en prétendant que sans elles, les personnes tentant de venir en Europe ne le feraient pas. C’est évidemment un mensonge, car aussi bien en Europe qu’aux États-Unis par exemple, des millions de travailleurs sont déjà condamnés à vivre en situation irrégulière mais tentent tout de même de rester afin de subvenir aux besoins de leur famille ou de leur village. Peu importe également à ces démagogues que ces fameuses régularisations aient concerné essentiellement des travailleurs qui vivaient, travaillaient et payaient leurs impôts en Espagne depuis des années et qu’elles aient cessé à la fin du mois de juin.

Le Rassemblement national y va de sa surenchère en réclamant que la liberté de circulation dans l’espace Schengen soit réservée aux seuls ressortissants européens, et ne bénéficie pas aux personnes disposant d’un titre de séjour. En réalité, les étrangers, même en situation régulière, n’ont déjà pas les mêmes droits que les ressortissants européens en la matière : il n’est par exemple pas possible de travailler en Allemagne simplement avec un titre de séjour délivré par l’État français, ou inversement.

Il n’y a en fin de compte pas une once de vérité dans cette propagande xénophobe, mais ce n’était de toute façon pas son problème.

                                                        Malik Rieux (Lutte ouvrière n°3027)

Cuba : la population étranglée par l'impérialisme

 

Les diktats de l’impérialisme

 

 

Cuba a de nouveau subi une coupure générale d’électricité sur toute l’île par faute d’approvisionnement en pétrole. L’État américain impose un embargo quasi-total sur le pétrole. Cuba n’a reçu la cargaison que d’un seul pétrolier russe en mars dernier.

La situation est de plus en plus catastrophique pour l’économie et la population : transports à l’arrêt, hôpitaux obligés d’annuler des opérations, secteur du tourisme totalement sinistré.

Après le Venezuela, l’impérialisme américain veut mettre à genoux le régime cubain. Il n’a jamais supporté de perdre le contrôle sur cette île et qu’un régime puisse remettre en cause sa domination.