lundi 20 juillet 2026

Argenteuil, quelle ville ? Transformation majeure de certains quartiers, mais absence d’une vision et d’une politique d’ensemble

Une question pourtant essentielle

 

 

Dans les jours qui viennent, je reviendrai à propos de l’attaque municipale contre la présence de la MJC d’Argenteuil rue des Gobelins, sur la question des locaux municipaux. Mais avant, je voudrais aborder une autre question, elle centrale pour l’urbanisation et donc la vie de tous les habitants. Il s’agit de la réflexion globale sur la commune et son avenir.

         Il y a à Argenteuil des espaces qui sont concernés par des mutations d’envergure : un marginal, de par sa localisation difficile, l’ancienne zone industrielle de la gare du Centre, deux autres qui concernent des superficies importantes, d’abord celui du Val-Notre Dame, mais aussi l’espace Guienne-Héloïse. Des réflexions peu nombreuses en direction des habitants, et une information très partielle pour l’ensemble des Argenteuillais. Mais pas de réflexion globale sur le futur de l’ensemble de l’espace communal et les liaisons nécessaires non seulement au niveau des transports mais des liens fondamentaux entre les quartiers, anciens et ceux en transformation majeure. Là, c’est la grande inconnue.

         Le résultat : une impression de coup par coup. Les problèmes apparaîtront plus tard, trop tard, d’une façon extrêmement dommageable pour les habitants de demain. DM

 

dimanche 19 juillet 2026

Incendies : l’État a d’autres priorités

Incendies : l’État a d’autres priorités

Alors que la forêt de Fontainebleau était ravagée par un incendie qui avait déjà parcouru plus de 2 000 hectares, le préfet de Seine-et- Marne s’est félicité en disant que « tout était prêt ». Il fallait oser.

Publié le 15/07/2026  

Plus de 32 000 hectares ont déjà brûlé dans le pays, soit davantage que pendant toute la saison 2025. Le syndicat des pilotes de l’aviation civile affirme que « avec toute la flotte opérationnelle, on peut lutter sur un ou deux chantiers, pas plus », alors que les feux s’allument un peu partout : Pyrénées- Orientales, Drôme, Île-de-France. À Fontainebleau, tous les ingrédients étaient réunis pour la catastrophe. La directrice de l’Office national des forêts affirme que la situation était prévisible à cause de la sécheresse et d’une importante densité de population.

Tout le monde sait, depuis des années, que les moyens mis en œuvre pour lutter contre les incendies sont sous- dimensionnés. La flotte vieillissante de douze Canadair est largement insuffisante, et ce ne sont pas les deux appareils supplémentaires qui vont améliorer significativement la situation, d’autant qu’ils ne seront livrés qu’en 2028. Quelques hélicoptères viennent en renfort, mais là aussi, c’est le système D : à Fontainebleau, ils sont venus se ravitailler à une piscine improvisée alimentée par les agriculteurs locaux. Comme à l’hôpital ou dans les écoles, il n’y a là que bricolage. Quant aux reportages montrant un avion militaire transformé en bombardier d’eau, on peut dire que cela vaut mieux que de lâcher des bombes, mais selon un pilote de l’aviation civile, le moyen est inadapté pour les incendies, qui nécessitent de pouvoir se ravitailler en vol et de faire des rotations rapides pour qu’il « pleuve » en permanence.

Comme dans bien d’autres domaines, les impératifs de la lutte contre les incendies se heurtent au problème du financement. Les coupes dans le budget de la protection civile ont conduit à supprimer des commandes de Canadair, et il n’est même plus question de renouveler entièrement la flotte des vieux appareils, une promesse vite oubliée qu’avait faite Macron après les gigantesques incendies de 2022. Pourtant, le gouvernement a réussi à trouver les moyens pour commander de nouveaux Rafale : 152 en 2022, et pas moins de 286 en 2026.

Le 9 juillet, des parlementaires, de LFI à la droite, ont déposé une proposition de loi afin de créer un « fonds national d’adaptation des forêts aux risques d’incendies ». Si ce fonds voit le jour et est aussi efficace que celui prévu pour lutter contre les passoires thermiques ou sur l’adaptabilité des écoles, le problème ne risque pas d’être résolu.

                                                Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3024)

 

Electricité : de quoi voir rouge

 

Une hausse + une hausse + une hausse +…

 

 

Le gouvernement a annoncé une hausse des tarifs de l’électricité de 2,5 % au 1er août, soit 26 euros de plus par an, pour les 19 millions de foyers qui sont au tarif réglementé.

Ce qui n’empêche le gouvernement de prétendre que la crise inflationniste est derrière nous…