dimanche 12 juillet 2026

Argenteuil, feu d’artifice du 14 juillet, soirée dansante, mais pourquoi ces annulations ?

 

Éduquer à ne pas avoir le doigt à la couture du pantalon

 


 Pourtant, il s'agissait d'un autre feu

Les deux initiatives municipales pour le 14 juillet à Argenteuil ont été annulées. Elles étaient déjà pourtant le report de ce qui avait été annulé à l’occasion de la fête de la musique, enfin celles qui s’adressaient à l’ensemble des habitants.

         « C’est pas nous » disent les élus et leurs aficionados. « C’est le préfet !. »

         Certes, c’est bien lui. La preuve de ce que nous avions évoqué durant la campagne municipale à l’encontre de tous ceux qui idolâtrent le soit disant pouvoir municipal. C’est l’État qui décide quand ça lui chante, et les troisièmes couteaux appliquent !

         Que l’on protège les zones de culture et forestières grillés par la canicule, du Vexin et d’ailleurs, soit, chacun comprend. Mais Argenteuil… foi de vieil Argenteuillais, qui se souvient d’un incendie créé sur la ville par un feu d’artifice ?

         Et pourquoi de conserve, annuler la soirée dansante ?

         Tout cela ne nous convient donc pas. Et l’idée qui pointe de nous habituer une nouvelle fois à prendre l’habitude de diriger notre doigt à la couture du pantalon, encore moins.

         Le 14 juillet, c’est la révolution du peuple en arme qui commence. La création des préfets par Napoléon fut une mesure en revanche pour asseoir l’ordre des bouches cousues et de la propriété.

         Quand on vous répète qu’il y a des révolutions à refaire… DM

samedi 11 juillet 2026

Forces de répression : tout est permis

 Forces de répression : tout est permis

Une proposition de loi, portée par les députés de droite et mise à l’ordre du jour par le gouvernement, a été votée le 7 juillet. Elle prévoit d’élargir la possibilité, pour les policiers et gendarmes, de faire usage de leurs armes.

Publié le 08/07/2026

 

49 personnes ont été tuées au cours d’interventions policières en 2025, dont 19 par des tirs d’arme à feu. Au cours des cinq premiers mois de 2026, 22 personnes ont déjà perdu la vie. Bien sûr, ces chiffres recouvrent des situations très diverses, depuis celle, plutôt rare, où la police réplique à des malfrats lourdement armés, à celle, malheureusement bien plus courante, où elle tire sur des gens désarmés.

Le cadre actuel permet déjà aux excités de la gâchette sous l’uniforme de tirer sans trop tergiverser. Il autorise par exemple le tir sur des personnes ou des véhicules qui prennent la fuite s’ils sont « susceptibles » de menacer la vie d’autrui. La loi propose d’aller plus loin et d’assurer aux policiers et gendarmes une « présomption de légitime défense ». Cette mesure leur permettrait de tirer sans avoir à prouver que c’était justifié, ce serait au contraire à la Justice, et en fait le plus souvent à la famille de la victime, de prouver que le tir policier n’était pas légitime.

L’État et ses lois étaient déjà du côté des forces de répression. Le gouvernement veut aller plus loin en garantissant par avance l’impunité à tous ceux qui ont envie de jouer les cow-boys. C’est loin d’être une bonne nouvelle pour la sécurité, en particulier dans les quartiers populaires.

                                                Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3023)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 11 juillet, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 juillet, de 11 h. à midi au marché Héloïse.

Argenteuil, rénovation d’école et canicule, une intervention à Villefontaine (38) d’un militant de Lutte ouvrière, qui aurait pu avoir lieu à Argenteuil comme partout

Cuba : sous la pression de l’impérialisme

 Cuba : sous la pression de l’impérialisme

Le 18 juin, l’Assemblée nationale cubaine a adopté à l’unanimité un arsenal de 176 mesures économiques visant à ouvrir le marché de l’île aux capitalistes locaux et étrangers.

Publié le 08/07/2026

Ces mesures permettront à des capitalistes d’acheter les entreprises étatiques une fois qu’elles seront devenues des sociétés commerciales et de développer des entreprises sans limitation du nombre des salariés. Les banques privées, nationales ou étrangères, pourront ouvrir et opérer sur l’île, mettant fin ainsi au monopole bancaire d’État. Par ces mesures, le régime cubain invite les capitaux étrangers, ceux de la diaspora, de la bourgeoisie cubaine émigrée aux États-Unis en particulier, à venir s’investir sur l’île, livrant l’économie cubaine à leur rapacité. Si les États-Unis décident sur la base de ces mesures de renouer des relations avec le régime cubain, elles entraîneront un vrai recul pour la population.

Parmi les autres mauvais coups annoncés, les subventions pour l’eau, l’électricité, les loyers, seront supprimées pour l’ensemble des Cubains et réservées uniquement aux plus pauvres. L’Assemblée nationale a aussi prévu que les entreprises publiques et les administrations puissent licencier. Si un salaire minimum est établi et indexé sur l’inflation, les entreprises seront ensuite libres de décider des rémunérations.

Le régime cubain espère avec cette ouverture sauver sa propre position alors que la pression impérialiste est de plus en plus forte. Depuis janvier, les États-Unis ont d’abord bloqué les importations de pétrole avec pour effet que seul un pétrolier russe a pu faire des livraisons. Toutes les entreprises rattachées directement ou indirectement à l’armée cubaine, ce qui représente la moitié de l’économie de l’île, sont menacées de perdre leurs avoirs ainsi que l’accès aux banques américaines, ce qui les couperait du marché mondial et dégraderait encore l’économie cubaine. Résultat de cette campagne menée pour provoquer l’effondrement économique de Cuba, trois chaînes hôtelières internationales et une banque traitant les transactions Visa et Mastercard pour le compte de la banque d’État se sont retirées du pays. Deux grandes compagnies maritimes, la française CMA CGM et l’allemande Hapag-Lloyd, ont annoncé leur intention de cesser leurs activités à Cuba. Pour les travailleurs cubains, le quotidien se résume bien souvent à la survie, sous la pression du chômage et de l’inflation galopante, sans électricité autrement que deux ou trois heures par jour, ni transports. Alors que Cuba était un modèle en matière de santé publique, les opérations dans les hôpitaux, les dialyses deviennent problématiques faute d’électricité ou de pétrole pour les groupes électrogènes.

En invitant la diaspora cubaine, anticastriste, à revenir faire des affaires dans l’île et à exploiter ses travailleurs, le gouvernement cubain espère amadouer l’impérialisme américain pour qu’il relâche sa pression tout en lui permettant de rester au pouvoir. Il n’est pas dit que cela suffise à l’impérialisme, qui a d’ores et déjà répondu en qualifiant ces réformes d’« écran de fumée superficiel ». Il est donc probable qu’il maintienne sa pression car, au fond, ce qu’il reproche au régime cubain est simplement d’exister depuis 1959 comme un régime indépendant, qu’il ne contrôle pas, un caillou dans la chaussure des États-Unis.

                                             Serge Benham (Lutte ouvrière n°3023)

Argenteuil, carnet, le décès de Viviane Colombier

 

 

Thierry Pellet, notre camarade, nous a annoncé le décès de Viviane Colombier.

         Pour ce camarade, Viviane avait été de sa famille, une amie très proche de ses parents, en particulier de sa maman Simone, des militants PCF de toujours de la région de Bessancourt-Frépillon.

         Viviane était l’épouse de Gaston, décédé, lui, il y a quelques années.

         Pour ma part, j’avais connu l’un et l’autre lorsqu’ils tenaient jusqu’à la fin des années 1990 le café-restaurant de l’impasse des Bûchettes conduisant à la passerelle du quai central de la gare d’Argenteuil. Les militants de LO d’Argenteuil en avaient fait leur lieu favori de rendez-vous durant plusieurs années. Cela avait permis aux uns et aux autres de se connaître.

         Viviane aura animé jusqu’au bout le comité qui ranima la mémoire de Rino Della Negra et des victimes du camp d’Aincourt.

         Jusqu’à aujourd’hui, nous avions conservé les relations fraternelles qui doivent être entre des militants se réclamant des travailleurs et de la lutte pour renverser le capitalisme.

         Condoléances fraternelles à ses enfants. DM

 

Argenteuil, EPT Boucle Nord de la Seine et centre aquatique de Colombes

 

Une boucle loin d’être bouclée

 

Pourtant, on est bien accueilli. Brumisateurs, protection solaire...

Le centre aquatique de Colombes mérite tous les éloges. Hier matin, c’est donc sans crainte que je m’y rends.

         Sauf que j’habite Argenteuil et qu’un arrêté municipal de la Ville de Colombes réserve l’utilisation de l’équipement aux habitants de Colombes uniquement, jusqu’au 15 juillet en raison de la canicule.

         Certes, je n’ai pas été refoulé, on m’accorde de rester, mais demain je ne peux pas revenir s’il m’en chantait.

         Pas chic, et loin d’un esprit mutualiste, ou d’agglomération, ou d’EPT Boucle Nord de Seine auxquelles les villes d’Argenteuil et de Colombes appartiennent.

         Encore, il y a une piscine à Argenteuil, mais pensons aux habitants des communes du Val d’Oise qui n’en disposent pas.

         Comme tout ce qui est désuet et étriqué, l’esprit de clocher est à mettre à la poubelle ! DM