mercredi 8 juillet 2026

Argenteuil, déplacements, une catastrophe pour ceux qui ne partent pas en vacances. Ils sont colère !

 

Argenteuil « angle mort », un enclavement renforcé

 

Le pont-pont !
 

La situation géographique d’Argenteuil et le réseau ferroviaire qui la sectionne ont entraîné une situation d’enclavement forte qui rend difficile les ouvertures vers l’extérieur et la circulation routière interne. Mais, pour l’été 2026, c’est le bouquet !

         Certes l’entrée vers l’A15 sur les hauts du boulevard de Stalingrad devrait être rouverte le week-end prochain, mais c’est toute l’avenue Gabriel Péri qui est fermée pour les vacances. Pour la même période, cerise aigre sur la situation de tous ceux qui travaillent ou qui ne partent pas en vacances, le pont d’Argenteuil est fermé à la circulation des voitures… et des bus !

         Les bus RATP 140 et 340 permettant de se rendre à Colombes, Gennevilliers, ou Asnières, ou venant de ces villes arrivent et partent dorénavant de l’arrêt « Petit Gennevilliers » près de l’usine Safran où, ils font demi-tour. C’est catastrophique pour de nombreux habitants d’Argenteuil, pour les anciens en particulier, et par ces temps de canicule.

         Certes, les travaux publics doivent profiter de l’été. Mais on s’interroge sur leur accumulation et leurs conséquences très négatives sans solutions alternatives. Pourquoi les travaux sur le pont d’Argenteuil n’ont-ils pas pu se faire dans un seul temps il y a plusieurs années ? Pourquoi un système de circulation alternée, pour les voitures et pour les bus n’a-t-il pas été mis en place ?

         Nous reviendrons sur la brochure municipale des « 100 jours » depuis la reconduction de la municipalité, mais ces ombres sur le transport estival nous font penser immédiatement à un « Waterloo » du gouvernement local, de la municipalité d’Argenteuil et du conseil département dont on se demande souvent s’il connaît l’existence d’Argenteuil. DM

mardi 7 juillet 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 6 juillet 2026

 « Travailleuses, travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes » !

6/07/26

 

Nous saurons ce mardi 7 juillet qui de Le Pen ou de Bardella se présentera pour le Rassemblement national à la présidentielle. La cour d’appel doit en effet confirmer ou infirmer sa condamnation à quatre ans de prison dont deux ferme et cinq ans d’inéligibilité pour avoir détourné 4 millions d’euros quand elle était députée européenne

Après Mélenchon, un cheval de plus se met donc sur la ligne de départ. Il faudra attendre plusieurs mois pour savoir qui représentera finalement la droite et la gauche encore noyées sous le trop-plein de candidats. Mais le cirque électoral est lancé.

Les promesses, les engagements solennels et les programmes chiffrés au centime près commencent à tomber sur l’air bien connu de « avec moi, tout va changer ».

 

Qu’est-ce que la présidentielle changera ?

Les guerres succèdent aux guerres, de plus en plus meurtrières et barbares. Les catastrophes énergétiques, climatiques, sanitaires, agricoles s’enchaînent et se conjuguent. Quand une entreprise ouvre, cinq ferment. Le tout, sur fond de chômage de masse, d’inégalités et de pauvreté extrêmes avec ce que cela charrie de préjugés réactionnaires, de comportements asociaux et de trafics.

Tout se détraque. Les milliards qui manquent cruellement aux hôpitaux, aux salaires, à l’éducation et la protection des enfants ou à la transition climatique sont dépensés en armement. La jeunesse est de plus en plus violente, nous dit-on, mais les gouvernants expliquent aux jeunes qu’ils doivent se préparer à faire la guerre !

La société et le monde entier courent vers le précipice. Et ce n’est pas par manque d’argent et de moyens, mais parce que la grande bourgeoisie, les Arnault, Dassault, Mulliez, Bolloré, Saadé… accaparent les milliards issus de l’exploitation des travailleurs à l’échelle du monde. Et c’est cette petite minorité qui fait obstacle à l’organisation collective, pensée et raisonnée de l’économie et de la société.

 

Candidats pour servir le grand patronat

Tant que les capitalistes milliardaires domineront, le locataire de l’Élysée ne pourra que courir après les crises gravissimes et, surtout, il les fera payer aux travailleurs.

C’est le projet explicite d’Édouard Philippe. Mais c’est aussi ce que fera le RN. Plus Bardella/Le Pen se rapprochent du pouvoir, plus ils épousent le programme du Medef. Bardella est d’ailleurs déjà en train d’abandonner la retraite à 62 ans. Quant aux investissements qu’ils promettent de faire, par exemple dans un plan climatisation, ils prévoient, comme toujours, de les financer en faisant les poches des plus pauvres. Derrière les attaques contre les droits des travailleurs immigrés, qui sont déjà les plus mal payés et font les travaux les plus durs, c’est nous tous qu’ils visent.

Mélenchon promet, lui, de concilier grand patronat et travailleurs, bons salaires et dividendes, bonnes conditions de travail et compétitivité. C’est chose impossible. Sa proposition de Smic à 1700 € net prouve qu’il est prêt à ménager le patronat… aux dépens des travailleurs qui resteront dans la misère. Quant à faire croire qu’on pourrait avoir la paix et une véritable bifurcation écologique sans une véritable révolution de tout le système, c’est mentir.

 

L’issue : le combat des travailleurs pour changer la société

Plutôt que de chercher un sauveur qui viendrait d’en haut, plutôt que de se diviser en choisissant entre des promesses creuses, les travailleurs doivent s’organiser pour mener la lutte de classe jusqu’au renversement du capitalisme.

Le monde du travail est capable de faire ce qu’aucun président de la République ne fera : s’affronter réellement avec la bourgeoisie et son système et imposer une direction et une gestion collectives de la société.

Les travailleurs produisent tout et font tourner la société. Personne ne connait mieux qu’eux les besoins et les problèmes des classes populaires. Eh bien, ils doivent diriger !

Faire naître un véritable gouvernement de travailleuses et de travailleurs pour réorganiser l’économie et refonder des relations sociales saines, voilà la seule, la vraie perspective valable pour la grande masse de la population !

Ce sont ces idées communistes, révolutionnaires et internationalistes que Lutte ouvrière défend depuis toujours, et que nous affirmerons encore lors de l’élection présidentielle de 2027, puisque je serai candidate.

À la différence de ceux qui se présentent en sauveurs suprêmes, j’en appellerai à l’organisation et à l’action consciente du camp des travailleurs pour changer leur sort et l’avenir de la société.                            

                                                                             Nathalie Arthaud  

Tirs policiers : Tuer serait encore plus permis

 

Encore plus d’impunité et à droite toute

 

 

Le gouvernement veut faire passer une loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme. Alors qu’aujourd’hui, s’ils tuent quelqu’un, c’est à l’État de démontrer que le tir mortel était nécessaire, ce serait désormais aux familles des victimes de prouver le contraire.

         Ce tout petit garde-fou n’a pas empêché nombre de policiers ou de gendarmes de se prendre pour des cow-boys : 49 personnes ont été tuées en France en 2025 suite à leur intervention. Mais en supprimant cette limite juridique, le gouvernement leur promet encore plus d’impunité, tout en faisant un gros clin d’œil à l’électorat le plus à droite.

Louis : crime horrible et monde barbare

Une Aide Sociale à l’Enfance à la dérive. Assez !

 

 


Des représentants de l’extrême droite utilisent la mort horrible du jeune Louis, battu à mort par cinq autres jeunes, pour exiger plus de « sévérité ».

         Si l’on ne connait pas le mobile des meurtriers, cette tragédie souligne surtout l’état catastrophique de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) dont dépendait la victime, ainsi que trois de ses meurtriers. Manque de moyens, absence de personnel qualifié, jeunes laissés à eux-mêmes la nuit, manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés… tout contribue à rendre plus durs et plus violents des jeunes déjà vulnérables. Aggraver les peines pour les mineurs n'y changera rien. C’est cette société qui préfère consacrer des milliards à l’armement plutôt qu’à élever ses enfants qu’il faut mettre en accusation.