mardi 7 juillet 2026

Argenteuil, conseil municipal et finances de la commune, où en sommes-nous ? Apparemment, mystère et boule de gomme

Ma volonté de comprendre, quelque peu désespérée

 

 


En 2022. Jusque-là, ça va…

La question des finances de la Ville était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Une décision modificative a été votée. Il était question de la renégociation d’un emprunt, ou d’un nouvel emprunt, enfin, il y avait un mot sur le sujet qui a été évoqué par l’opposition et même par monsieur le dauphin., celui de « mur ». Un terme jamais trop engageant pour une discussion totalement absconse pour les béotiens que nous sommes.

         Car je le reconnais, je n’y entends rien. Alors qui croire de la municipalité qui affirme que tout va très bien, ou des rangs de l’opposition ? Le doute est permis.

         Un véritablement exposé sur le sujet dans un prochain numéro de Ma Ville ? Emprunts, endettement, épargne brute, capacité d’investissement, je rêve d’y voir clair !

         À défaut de Ma Ville, il y a bien parmi les 110 000 habitants, un spécialiste capable de nous expliquer ! Quand cela sera fait, et que j’y aurai compris quelque chose, je le promets, je diffuserai. DM

 

lundi 6 juillet 2026

Nouvelle-Calédonie : l’extrême droite colonialiste renforcée

Nouvelle-Calédonie : l’extrême droite colonialiste renforcée

Le 28 juin, avec deux ans de retard, se sont déroulées les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie.

Publié le 01/07/2026

 


Initialement prévues en 2024, les élections avaient été annulées après que la jeunesse kanake et océanienne eut embrasé l’archipel pour protester contre l’élargissement du corps électoral, décidé à Paris.

Celui-ci favorisait encore une fois la droite anti- indépendantiste, rendant les Kanaks toujours plus minoritaires dans leur propre pays. Les élections provinciales consistent à élire tous les cinq ans au scrutin proportionnel trois assemblées, une pour la province Sud, traditionnellement dominée par la droite anti- indépendantiste liée à la bourgeoisie française et caldoche, une pour la province Nord et une pour les îles Loyauté, très largement dominées par les partis kanaks. Ces assemblées désignent à la proportionnelle les élus qui constituent le Congrès, qui lui-même détermine le gouvernement de l’archipel. Le nouveau Congrès, comme le précédent, est sans majorité, la droite anti-indépendantiste ayant 24 élus, les partis kanaks 26 et l’Éveil océanien, un parti qui veut représenter la communauté océanienne, quatre.

Le fait marquant est l’abstention de l’électorat kanak. C’est un reflet de la crise qui pèse sur les plus pauvres, les Kanaks et les Océaniens, qui ont été mis par milliers au chômage après les évènements de 2024 et qui n’ont toujours pas retrouvé de travail. Quant à ceux qui se sont déplacés, ils ont tenu à désavouer dans les trois provinces l’UNI-Palika, qui s’est désolidarisée de la jeunesse insurgée en 2024 et qui a approuvé l’accord de Bougival qui entendait verrouiller l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à la France. Au Congrès, l’UNI-Palika passe de douze élus à sept, tandis que l’UC-FLNKS, le parti de Christian Tein, qui a fait des mois de prison en France, passe de treize à dix-neuf. Ceux qui ont voté UC-FLNKS ont voulu revendiquer fièrement la mobilisation de la jeunesse en 2024.

Mais le fait qui pèsera dans les mois à venir est la radicalisation vers l’extrême droite de l’électorat caldoche et immigré en provenance de France. La liste dite loyaliste emmenée par Sonia Backes, la présidente sortante de la province Sud, celle qui appelait à faire de sa province un régime d’apartheid contre les Kanaks et soutenait les milices armées caldoches, y a ainsi fait 41 300 voix, 50 % des votants, contre 38 % en 2019. Et cela sans compter 3 200 voix se réclamant de courants ouvertement d’extrême droite. La droite dure et l’extrême droite ont ainsi bénéficié de l’effondrement du parti dit du centre, qui appelait au compromis avec les Kanaks, ainsi que de la réforme du corps électoral décidée par Lecornu en mai dernier et qui leur a amené 6 400 électeurs de plus.

En Nouvelle-Calédonie, l’impérialisme français est prêt à tout pour se maintenir en place, y compris à s’appuyer sur les politiciens les plus nationalistes et racistes.

                                            Serge Benham (Lutte ouvrière n°3022)

 

Canicule : la débrouille plus efficace que les ministres

 Canicule : la débrouille plus efficace que les ministres

L’inaction de l’État n’est plus à prouver et n’est pas une surprise pour les habitants des quartiers populaires, qui connaissent la dégradation systématique des services publics.

Publié le 01/07/2026

Ce n’est donc pas grâce au numéro Vert canicule qu’ils ont tenu bon pendant cette période de chaleur record, mais souvent grâce à l’entraide qu’ils ont pu construire au quotidien. Grâce au bon sens, la débrouille collective s’est mise en route sans tarder.

Les piscines sont payantes ? Des jeunes d’une cité ont installé une piscine gonflable en bas de l’immeuble pour les plus petits. Des écoles sont mal équipées ? Les parents ont apporté des ventilateurs aux professeurs. Des enfants ne sont pas accueillis à l’école ? Les mères se sont retrouvées en bas de l’immeuble pour leur permettre de jouer entre 21 heures et 1 heure du matin à la « fraîche ». Les patrons font travailler les facteurs et les agents d’entretien ? Les habitants leur ont apporté de l’eau fraîche pendant leur service.

Quel que soit le temps qu’il fait, dans la classe ouvrière les solutions viennent plus et plus vite de ses propres rangs que de l’État.

                                                 Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°3022)

Lactalis produit du chômage à l’usine Cibem - Saint-Pierre-en-Auge (Calvados)

 

Les grandes difficultés des uns font la richesse de quelques-uns

  


Mardi 30 juin, l'usine Cibem a fermé pour de bon à Saint-Pierre-en-Auge. 104 salariés y fabriquaient des emballages en bois (des boîtes à camembert, notamment) pour le compte de Lactalis, dont une filiale avait racheté l'usine il y a 15 ans.

         L'annonce de la fermeture a été faite en septembre dernier, pendant un changement d'équipe : les salariés ont été informés qu'ils n'étaient pas assez compétitifs au goût de la direction et ensuite ils ont été... priés de retourner travailler. 

         Des reclassements ont bien été proposés à certains au sein du groupe Lactalis, mais cela veut souvent dire déménager, changer de métier, accepter des horaires décalés ou de nuit, bref, faire des sacrifices.

         Pourtant, Lactalis a fait 528 millions d'euros de bénéfices l'année dernière, en hausse de 50 % par rapport à l'année précédente. Mais il en faut toujours plus aux actionnaires, parmi lesquels on trouve Emmanuel Besnier, dont la fortune a presque doublé ces dernières années pour atteindre 26 milliards d'euros.