dimanche 31 mai 2026

Argenteuil, la canicule et ses dommages, un sujet à réfléchir rapidement.

 

Quand les tuyaux d’arrosage sont mis à contribution… Bigre…

 

"Dis papa, ça a vraiment existé"?
 

Les conditions météo sont redevenues aujourd’hui de saison et surtout plus supportables par tous. Le bilan d’une situation, dont la tendance profonde est au réchauffement climatique de la planète et aux modifications régionales du climat, démontre que tous les niveaux de responsabilités mènent en la matière une action, plutôt un manque d’action, irresponsable.

         Le cadre : la nature capitaliste de la société, avec la domination des multinationales, leur concurrence, et celles des États qui les soutiennent. Confère l’impasse depuis des décennies des COP et autres sommets en la matière.

         À l’échelle des États, la chute de l’intérêt et des budgets nécessaires pour les services publics utiles à la population, éducation, établissements de santé, logement, avec une énorme majorité de locaux aujourd’hui totalement inadaptés aux modifications climatiques.

         Localement, nous en avons déjà parlé, si les équipements laissent à désirer question climatisation et isolation, même au niveau des travailleurs de la Ville et des administrés, en particulier pour les écoles, la réaction municipale n’a été ni fameuse ni anticipée.

         À la fois, pour illustrer cela, mais aussi pour sourire un peu, il m’a été indiqué que pour répondre à l’état des enfants devant subir les mêmes horaires dans ces conditions de canicule insupportables, une école de la Ville (je ne peux pas généraliser) a été livrée en tuyau d’arrosage, histoire d’arroser des élèves joyeux pour l’occasion. DM

samedi 30 mai 2026

Migrants : Centres de rétention : il faut les fermer !

 Centres de rétention : il faut les fermer !

Plusieurs associations dénoncent l’augmentation de la durée d’internement dans un centre de rétention administratif (CRA), alors que le Sénat a approuvé le 20 mai un texte sur la possibilité de l’augmenter encore.

Publié le 27/05/2026

En 2025, les personnes enfermées dans les vingt-deux centres de rétention situés en France hexagonale ont été plus nombreuses (16 467) qu’en 2024 (16 228), selon le bilan annuel publié par Forum réfugiés, France terre d’asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte, des associations intervenant pour informer ces personnes sur leurs droits. Mais surtout, la durée moyenne d’enfermement s’est allongée : elle a été d’un peu plus de trente- trois jours, contre près de dix-sept jours en 2020.« Plus de quarante ans après l’ouverture des premiers centres de rétention administrative (1984), l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus préoccupantes pour les droits des personnes étrangères privées de liberté », estiment les associations.

Le texte discuté au Sénat, soutenu par le gouvernement, prévoit d’allonger de trois à sept mois (soit deux cent dix jours) la durée maximale en CRA pour les personnes condamnées par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. C’est évidemment une façon particulièrement insidieuse et révoltante de mettre un trait d’égalité entre les migrants, les sans-papiers et les délinquants, voire les personnes dangereuses. Cette mesure pour laquelle Bruno Retailleau s’est agité lorsqu’il était au gouvernement avait pourtant été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée.

Le seul crime de ces prisonniers est de vouloir survivre en fuyant la misère de leur pays, misère dont l’impérialisme français fait partie des responsables. Il faut la fermeture de tous les centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers !

                                                            Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3017)

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 30 mai, de 10 h.15 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche, de 11 h à midi au marché Héloïse.

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

Samsung : les travailleurs se font craindre

 

La force des travailleurs

  


Sous la menace d'une grève agitée par les syndicats de Samsung en Corée du sud, l'entreprise a lâché une prime significative pour des travailleurs du secteur des puces électroniques. Ils toucheront cette année 36 000 euros, plus 254 000 euros sous forme d'actions

         Cette prime est regardée avec envie par bien des travailleurs et avec crainte par les autres capitalistes qui redoutent d’avoir à mettre eux aussi la main a la poche. Elle ne représente néanmoins que 12% du bénéfice annuel de Samsung Electronics à diviser entre les 80 000 salariés concernés.

         La menace d'une grève a permis qu'une partie des richesses reviennent à une partie de ceux qui la produise. Quand les travailleurs mobiliseront toutes leurs forces, ils pourront décider de l’usage de l'ensemble des richesses qu'ils produisent collectivement.

Abus de confiance : un connaisseur

 

Remplir sa tirelire avec l’argent des autres

  


42 000 euros d’une cagnotte en ligne ont « accidentellement » fini sur le compte du politicien d’extrême droite Jean Messiha, ex-porte-parole de la campagne de Zemmour.

         Messiha l’avait lancé pour les veuves des agents pénitentiaires tués le 14 mai 2024 lors de l’évasion d’un narcotrafiquant. Deux ans plus tard, la somme est toujours sur le compte de Messiha, qui clame n’avoir pas été au courant… Sans doute qu’une telle somme n’est pas grand-chose pour lui.

         Ce réactionnaire fait sa carrière en fustigeant la délinquance. On voit qu’il en connaît un rayon… de l’intérieur.