mardi 31 mars 2026

Rassemblement du 28 mars 2026 pour la paix et le progrès social à Marseille. Intervention de Rémy Bazzali. 4 mn 8.

Argenteuil, éducation, une grève aujourd’hui pour dire non à une régression sociale et éducative croissante

Des postes d’enseignants plutôt que des Rafales

  


Là, il n’y a vraiment pas de sureffectifs

L’École publique, l’école des classes populaires, va mal, très mal, à Argenteuil comme ailleurs.

         Hausse des effectifs par classe, locaux inadaptés (je pense aux cours d’école), suppression de la présence d’ATSEM dans toutes les classes de maternelle, l’inclusion à la dérive des élèves victimes de handicap, pression hiérarchique croissante, fuite vers l’enseignement privé qui aggrave la ségrégation sociale et scolaire, tout cela contribue à aggraver les difficultés de l’ensemble de la jeunesse à trouver son chemin. Et sans rire, les dominants et leurs serviteurs nous parleront de délinquance, et de sécurité, comme on l’a vu lors des dernières élections municipales où les vraies questions primordiales d’éducation étaient absentes.

         Dans le pays, le gouvernement table sur la suppression de 4000 postes d’enseignants, quand dans le Val d’Oise, la direction académique entend décliner entre autres ce chiffre en suppression de plus d’une centaine de postes et de classes du primaire.

         Les gouvernants avancent l’excuse de la baisse démographique qui ne dit rien des besoins des élèves et des travailleurs de l’Éducation, notamment en matière d'une inclusion de qualité.

         Aujourd’hui, à Argenteuil, partout de nombreux enseignants seront en grève. Soyons à leur côté pour arrêter cette politique de régression sociale. DM

 

lundi 30 mars 2026

Moyen-orient : L’armée française en guerre

 L’armée française en guerre

Macron, ses ministres et leurs porte-parole nuancent leurs prises de position sur la guerre en cours dans le Golfe en fonction des besoins.

Publié le 25/03/2026

Pour le grand public, celui qui écoute les actualités, qui redoute la guerre et, éventuellement, qui vote, le gouvernement évoque la défense des ressortissants français. Il souligne que Trump ne demande l’avis de personne. Macron parle de n’intervenir que lorsque les hostilités auront cessé et prêche pour la paix universelle, le respect du droit et toute cette sorte de choses.

Sur la scène diplomatique, le ton change quelque peu. Les grandes puissances européennes, France en tête, ont signé le 19mars une déclaration commune, accusant lIran de bombarder des pays innocents, de menacer la paix du monde et dinterrompre le commerce mondial. Le texte ne comprend en revanche pas un mot pour condamner l’intervention conjointe États-Unis-Israël, ces deux pays n’étant même pas cités. On ne peut plus clairement choisir son camp et se préparer à intervenir du côté américain.

Sur le terrain, c’est encore plus net. L’armée française participe de fait déjà aux combats. Tous les jours, des avions Rafale s’envolent, armés et prêts à tirer. Ils auraient, d’après les autorités militaires, déjà abattu des dizaines de drones et de missiles iraniens. Les systèmes de détection français, radars, satellites ou embarqués repèrent les tirs venus d’Iran. Et qui sait s’ils ne guident pas ceux allant vers l’Iran ?

Le ministère des Armées recense ainsi les forces françaises dans la région. Les 900 hommes cantonnés à Abou Dhabi, répartis entre la base navale, la base aérienne et les blindés, sont les plus directement concernés. Il y aurait désormais douze Rafale et le personnel requis sur place. Il y a aussi 600 hommes, des blindés et dix Rafale en Irak, au titre de l’opération Chammal de lutte contre Daesh. Il y a des conseillers au Liban, les 1 500 militaires de la base de Djibouti, le groupe aéronaval autour du porte-avions en Méditerranée orientale, d’autres navires encore dans l’océan Indien. Il y a, mais le ministère ne les recense pas, tous les spécialistes et formateurs qui accompagnent les engins vendus par des industriels français aux armées des pays du Golfe, des Rafale aux frégates, des radars aux missiles, des canons aux véhicules blindés. Il y a enfin tous ceux aux missions plus obscures qui existent pourtant et sont sous les armes. Un soldat des forces françaises a été tué en Irak, d’autres ont été blessés, mais qui dira sur qui ou sur quoi tirent aujourd’hui les forces françaises ?

L’armée française a d’ores et déjà dépensé dans ses opérations prétendument défensives de quoi rénover bien des collèges et embaucher nombre d’infirmières : elle tire des missiles à 1million deuros lunité et chaque heure de vol de Rafale est facturée 20 000euros. En opération, le Charles-de-Gaulle coûte un million d’euros par jour, dépensant donc en dix jours ce que l’État verse chaque année aux associations de sauveteurs en mer. Ce n’est probablement qu’un début, car l’armée française sera inévitablement entraînée en cas d’élargissement du conflit. L’état-major s’y prépare déjà et la classe politique fourbit sa propagande guerrière et ses arguments patriotiques.

L’invocation de la défense de la démocratie, toujours frauduleuse venant de l’armée française, est carrément risible lorsqu’elle s’applique aux dictatures théocratiques et moyenâgeuses du Golfe, qui n’ont rien à envier à celle de l’Iran. Le respect des traités et du droit, par une ex-puissance coloniale, est tout aussi mensonger. Les traités de défense mutuelle avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis sont l’expression diplomatique des liens économiques et militaires entre les financiers et les industriels français et leurs homologues du Golfe. C’est la garantie de leurs bénéfices mutuels, chiffrés en milliards d’euros. En même temps que l’ordre impérialiste en général, ce sont ces bénéfices que l’armée française défend là-bas, en même temps d’ailleurs qu’elle les arrondit.

                                                   Paul Galois (Lutte ouvrière n°3008)

Armée américaine : En quête de chair fraîche

L’avenir n’est pas celui de chairs à canon anéanties

 

 

L’armée de terre américaine a relevé l’âge de recrutement de 35 à 42 ans et elle assouplit les critères de recrutement. Elle a besoin de recruter de la chair à canon.

         Ne laissons pas l’avenir des jeunes et moins jeunes aux mains des dirigeants de l’impérialisme. Pour se débarrasser des guerres, débarrassons-nous du système capitaliste qui les produit.

 

Narcotrafic : Les mensonges de Trump

Des justifications fallacieuses mais tellement faciles

  


Les États-Unis et l’Équateur se sont vantés d’avoir mené conjointement une opération militaire, détruisant des bâtiments qu’ils disaient appartenir à un groupe de narcotrafiquants. Or d’après les témoignages des paysans locaux, il s’agissait d’une ferme et certains fermiers équatoriens auraient été emmenés par les militaires et torturés.

         Tout comme certains bateaux coulés par la marine américaine au large de la Colombie ou du Venezuela n’étaient que des bateaux de pêcheurs.

         Ces opérations antidrogue très médiatisées ne sont qu’un prétexte pour démontrer la puissance de l’impérialisme américain dans ce qu’il estime être son pré carré.