Activité syndicale militante, activité culturelle, mêmes combats
Une municipalité à l'offensive contre tout ce qui lui échappe
Suite aux protestations qui se
sont élevées face à la volonté municipale d’évacuer à terme la MJC du bâtiment
de la rue des Gobelins, le maire d’Argenteuil y répondait en écrivant entre
autres : « Nous avons déjà
démontré cette capacité à optimiser notre patrimoine communal avec l’Espace
associatif Mandela. Nous utilisons cette même logique : mieux utiliser les
bâtiments municipaux plutôt que les laisser se dégrader ou générer des coûts
toujours plus importants. »
Comme
nous aimons l’évocation de « cette capacité à optimiser notre patrimoine
communal avec l’Espace associatif Mandela » !
La
municipalité d’Argenteuil a donc ces dernières années effectivement
« optimisé » la présence de qui elle veut et de ce qu’elle veut à
l’espace Nelson Mandela, c’est-à-dire en optimisant la réduction drastique de
ce qui fut le cœur de l’activité dans cet espace, l’activité syndicale durant
40 ans, qui n’occupe plus désormais qu’une petite place, marginale, et
totalement annexe au bâtiment de l’espace lui-même.
Certes,
une véritable activité d’organisation des travailleurs n’a besoin
fondamentalement que d’engagement militant et de pugnacité, même si l’obtention
de moyens légitimes supplémentaires facilite son activité, en particulier au
niveau des locaux.
Il
en va de même, on peut dire, pour l’activité culturelle et associative.
En
tout cas, cette politique d’une municipalité petite-bourgeoise et réactionnaire
doit être combattue. Il faut défendre la MJC. Il faut redévelopper une activité
syndicale militante et déterminée au sein du monde du travail de la Ville. DM