dimanche 19 juillet 2026

Argenteuil, pont sur la Seine en travaux, avec un peu d’intérêt humain et de jugeote…

 

Un intérêt pour les usagers qui aiderait considérablement

  

Dimanche 12 juillet 2026

Le dimanche matin, il y a de nombreux passages sur le pont d’Argenteuil qui relie le Centre et Gennevilliers-Colombes. Des cyclistes pour le loisir, mais surtout des personnes à pied qui traversent le pont pour se rendre au grand marché Héloïse du dimanche. Avec les travaux, l’unique espace de traversée est bien encombré et disputé par les vélos, les piétons, quand ce n’est par le passage de cycles de plus gros calibre amenant des contrôles policiers.

         Notre propos porte sur cette portion de trottoir laissée à la disposition des passages de différentes natures. Il eut été possible de l’augmenter de quelques dizaines de centimètres, et de partager le passage en deux avec une séparation bien identifiée, une partie pour les piétons, l’autre pour les vélos qui doivent être tenus à la main.

         En l’occurrence, cela concerne ce chantier du pont d’Argenteuil. Mais le problème est récurrent et exprime bien souvent l’absence d’une véritable réflexion pour que les dommages créés par les travaux pour la population soient les plus réduits et les plus doux possibles. DM

samedi 18 juillet 2026

Présomption de légitime défense : le droit de tuer

 Présomption de légitime défense : le droit de tuer

Une pétition contre la loi sur la « présomption de légitime défense » pour les policiers et gendarmes, adoptée à l’Assemblée nationale le 7juillet, avait reçu, lundi 13juillet, plus de 600 000 signatures.

Publié le 15/07/2026

 

La pétition a été déposée par le père d’un jeune homme de 19 ans, tué en 2021 à Marseille par un tir policier lors d’un contrôle routier.

Avec cette nouvelle loi, les policiers et gendarmes seront présumés avoir agi en respectant la réglementation, qui leur permettait déjà de tirer sur des personnes ou des véhicules dans certaines circonstances, par exemple s’ils prennent la fuite et sont susceptibles de menacer la vie d’autrui. Mais ils n’auront plus à prouver que leur tir était légitime. En outre, la garde à vue immédiate des policiers ayant tiré n’aura plus lieu d’être. Les agents mis en cause auront donc tout le temps de se concerter sur une version « acceptable » des faits.

La loi a été proposée par un député Les Républicains, Éric Pauget, et soutenue par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le gouvernement. Elle a évidemment été votée par les députés d’extrême droite, pour qui la présomption de légitime défense était une revendication depuis l’époque de Jean-Marie LePen, mais aussi par ceux de droite et une très large majorité de ceux du camp présidentiel. Les députés de gauche ont voté contre.

Après le vote, des familles et des proches de victimes de tirs policiers qui assistaient au débat depuis les tribunes de l’Assemblée, dont Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré, tué par la police en 2016, ont manifesté leur colère en reprenant le slogan : « Pas de justice, pas de paix », et ont été évacués.

La France est le pays de l’Union européenne qui compte déjà le plus de tués et de blessés par les forces de répression : 49 morts en 2025, dont 19 par des tirs d’armes à feu ; 22 morts depuis le début de 2026. Preuve s’il en faut que la loi était loin, jusqu’à aujourd’hui, d’empêcher la police de tirer, mais le gouvernement veut aller encore plus loin en garantissant par avance l’impunité à ceux qui ont la gâchette facile.

                                            Hélène Comte (Lutte ouvrière n°3024)

Prix de l'essence : les profiteurs de guerre sont de retour

 

Des vacances de plus en plus coûteuses

 


 

Après la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les prix des carburants à la pompe atteignent à nouveau 2 euros le litre.

Les grands groupes pétroliers profitent de la guerre. En pleine période de grands déplacements pendant les vacances, nul doute que ces augmentations gonfleront encore un peu plus les poches de leurs actionnaires.

Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

 Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

Publié le 16/07/2026

Le 6 juillet, dans un tract distribué à l’usine Dassault de Cergy,  la CGT se félicitait de l’échec du projet commun européen SCAF. Elle commençait une campagne en faveur du SCANF (Système de combat aérien de la Nouvelle France). La référence est explicite au slogan de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI, grand ami de la famille Dassault.

Alors que Sophie Binet déclarait l’été dernier que : « Les milliards pour la Défense seraient au détriment des services publics et des Français », ou encore : « Les français n’ont pas besoin de Rafale supplémentaires, ils ont besoin de Canadair », la CGT Dassault continue une campagne syndicale maison qui lui est habituelle. Dès la fin des années 90, elle s’est en effet employée à mettre les travailleurs de l’entreprise à la remorque des intérêts de la famille Dassault, en défendant un Rafale « made in France », à l’époque contre un projet franco-britannique.

Si le Rafale est une bonne affaire, il l’est avant tout pour les actionnaires, donc essentiellement la famille Dassault qui vit grassement des multiples financements publics qui l’alimentent, tous programmes confondus, depuis plus d’un siècle maintenant.

Mais plutôt que dénoncer cette situation, la CGT Dassault fait campagne en faveur d’un engin de mort, avec des accents nationalistes : « Le SCANF, tel que nous le portons, c’est le système de combat aérien de la nouvelle France, (…) Dans un environnement instable, où les alliances évoluent et où les intérêts nationaux reprennent toute leur place, la question de la souveraineté redevient centrale ». La voilà promue grand stratège géopolitique, oubliant le rôle réel des Rafale lorsqu’ils interviennent en Afrique et dans les pays du Golfe.

Dassault n’a évidemment que faire de ce genre de conseiller économique, en ayant de bien plus efficaces et hauts placés dans l’appareil d’État. La CGT distille dans la tête des travailleurs que leur avenir dépend de la réussite économique de leur patron. Celui-ci ne peut que s’en réjouir. La CGT désarme ainsi les travailleurs qui voudraient se battre pour leurs propres intérêts, ceux de la classe ouvrière contre leur patron.

Statue de Dreyfus (Paris) : Commémorer sans offenser l’armée

 

Macron, muet devant la grande muette

 

 

Le 12 juillet, pour célébrer les 120 ans de la reconnaissance de l’innocence du capitaine Dreyfus, sa statue, qui avait été commandée en 1984, a enfin été érigée dans un lieu visible et symbolique : l'île de la Cité, face à la Cour de cassation, qui a annulé sa condamnation en 1906. Elle devait être dressée à l’origine dans la cour de l’École militaire. Mais devant le refus de l’armée, les gouvernements, de gauche comme de droite, avaient reculé et il a fallu attendre plus de 40 ans pour lui trouver un véritable emplacement. Cela en dit long sur la frilosité des gouvernants face à l’institution militaire, restée tout autant imprégnée d’idées réactionnaires qu’elle l’était à l’époque de Dreyfus.

Lors de la cérémonie, Macron a dénoncé l’antisémitisme et vanté les « valeurs de la République ». Pourtant l’affaire Dreyfus a montré que les idées les plus réactionnaires étaient parfaitement compatibles avec la république : en 1894, le capitaine Alfred Dreyfus avait été condamné au bagne à perpétuité, sur la base de faux documents fabriqués par l’armée, pour avoir livré des secrets à l’Allemagne. Dans un contexte de montée guerrière et nationaliste, les gouvernements préparaient les esprits à la revanche et pour l’état-major, Dreyfus était le coupable idéal, triplement suspect en tant que juif, alsacien et républicain.

Aujourd’hui, 132 ans après le début de l’affaire Dreyfus, dans la continuité de ses prédécesseurs, Macron s’est bien gardé de mettre en cause la responsabilité de l’armée et son rôle dans la propagation de l’antisémitisme qu’il prétend combattre.