mardi 14 juillet 2026

Gouvernement : Hold-up sur le dos des travailleurs

 

Fardeau pour les travailleurs, cadeau pour les patrons !

 

 

Pour le budget 2027, le gouvernement va encore se servir dans les caisses de l'assurance-chômage : il va prolonger un arrêté de décembre 2023 qui autorise l'État à ne pas rembourser à l'Unedic l'intégralité des cotisations perdues à cause des exonérations accordées aux entreprises.

Depuis 2023, ce sont ainsi 12,5 milliards d'euros qui ont manqué dans les caisses et cela va continuer à augmenter. Les travailleurs payent eux doublement, par le biais des cotisations sur leurs salaires et des coups de rabot sur les allocations chômage. Le cadeau, c'est pour les patrons, le fardeau pour les travailleurs.

40e congrès du PCF : survivre électoralement ?

 40e congrès du PCF : survivre électoralement ?

Le 40e congrès du PCF se tenait les 3, 4, 5 juillet à Lille. Des divergences se sont exprimées, non pas sur le fond mais sur la stratégie à adopter pour survivre.

Publié le 08/07/2026

Cela fait bien longtemps que le PCF n’a plus de communiste que le nom. À l’opposé des perspectives révolutionnaires qu’il traçait lors de sa création en 1920, la seule politique qu’il a poursuivie depuis 90 ans a été de s’intégrer à l’ordre social de la bourgeoisie et de le défendre à chaque fois qu’il était menacé par l’intervention des travailleurs.

Les intervenants au congrès du PCF avaient donc ce problème en toile de fond : comment ne pas disparaître parmi les autres partis de gauche, LFI dont l’électorat a augmenté et le PS, en perte de voix mais structuré autour de nombreuses mairies de grandes villes. Cette concurrence est d’autant plus grande que, sur le fond, les illusions électorales qu’ils véhiculent sont les mêmes. Le PCF emballe cette illusion du terme ronflant « des jours heureux», d’autant plus ridicule que la période est à l’intensification de la guerre sociale menée par les capitalistes contre les travailleurs, dans un contexte où la guerre économique entre les grands trusts entraîne l’humanité vers la généralisation des conflits armés.

Enfin, le PCF a d’autant plus de difficultés à survivre que, dans son électorat populaire traditionnel, cette illusion a laissé la place à une forte abstention ou à une illusion électorale encore plus grave, portée par l’extrême droite. Dans le Pas-de-Calais, département très ouvrier, dix des douze circonscriptions ont, depuis 2024, des députés RN.

Dans ce congrès, une fois de plus, les discours étaient saturés de nationalisme, quels que soient les intervenants. Parmi les perles, celle d’un responsable de Loire-Atlantique : « Nous avons le patronat le moins patriote d’Europe, il a organisé le grand déménagement de notre industrie ». Prétendre que l’industrie appartiendrait aux travailleurs dans le cadre du capitalisme est un poison : c’est préparer les travailleurs à se battre, y compris les armes à la main, pour défendre la bourgeoisie française dans sa concurrence avec les autres bourgeoisies. Cette politique nationaliste menée par le PCF a pavé la voie depuis des décennies au RN et continue de le faire.

Plusieurs « stratégies » en vue des prochaines élections se sont exprimées au congrès. Toutes veulent résoudre la quadrature du cercle : pour exister il faut se présenter contre les autres, mais pour être élus il faut s’allier avec eux. Cela vaut pour LFI comme pour le PS. Le PCF a donc alternativement, depuis 1965, soutenu le candidat de gauche au premier tour ou présenté son propre candidat. De plus, aujourd’hui, la pression à l’unité est d’autant plus forte que Le Pen monte dans les sondages. Finalement, le congrès s’est prononcé pour la candidature de Fabien Roussel.

Alors, les électeurs du PCF pourront-ils voter pour leur candidat en avril 2027 ? Rien n’est moins sûr, car tout dépendra des garanties que Roussel pourra obtenir pour les législatives qui suivront l’élection présidentielle.

Autant de stratégies, ou plutôt d’arrangements qui ne sont en rien des perspectives pour les travailleurs mais des calculs pour sauver des postes et ne peuvent, une fois de plus, que décevoir et décourager les militants.

                                                     Kevin Villard (Lutte ouvrière n°3023)

Volkswagen : la guerre aux travailleurs

 


Mais 100 000 travailleurs : une force énorme !

 


 

La direction du groupe Volkswagen a laissé entendre qu'elle visait la fermeture de quatre usines en Allemagne et 100 000 suppressions d'emplois d’ici 2030. Le deuxième constructeur automobile mondial a engrangé 6,9 milliards d’euros de profits l'an dernier et distribué 2,6 milliards aux actionnaires. L'objectif de la saignée à venir est d'augmenter le dividende par action et la direction de Volkswagen ne s'en cache pas.

Ce n’est pas joué : les centaines de milliers de travailleurs du groupe et des entreprises sous-traitantes sont une force qui peut balayer ce plan pour garantir à tous un emploi et un salaire.   

Argenteuil, un Parc des berges ravagé par… la torpeur

 

« À Argenteuil ça coûte pas cher de ne rien faire » 

 

 

 

Ce parc concerne pourtant directement une quinzaine de milliers d’habitants du quartier voire davantage. Nombreux sont ceux parmi eux qui ne partent pas en vacances. Il aurait pu être au cœur d’initiatives estivales intenses. Le programme est maigre.

         Cela fait des années que les plantations d’arbres auraient dû être revues, les brumisateurs multipliés, une présence de l’eau développée.

         Quand la municipalité veut, elle veut. Mais quand elle ne veut pas… Et puis comme les Harpagons ne sortent pas leur bourse quand ça ne les intéresse pas, me vient à l’idée un slogan qui colle à la situation : « Argenteuil ça coûte pas cher de ne rien faire »… pour les quartiers populaires !

         Bon, il reste tout de même La guinguette. DM

lundi 13 juillet 2026

Interview de Nathalie Arthaud : Trotsky, les Gilets jaunes et Mélenchon... 94 min 3

Jeunesse et éducation : les stagiaires en danger

 Les stagiaires en danger

Le 2 juillet à Montlebon, dans le Doubs, un jeune de 16 ans a eu le bras happé par un malaxeur à béton. Il s’en est sorti avec de profondes entailles à l’avant-bras. Dans le cadre de sa formation en lycée professionnel, il effectuait un stage dans une entreprise du BTP.

Publié le 08/07/2026

Cet accident fait suite à plusieurs autres, dont certains mortels, comme pour ce jeune de 15 ans écrasé par un chariot élévateur en avril. En 2025, cinq mineurs ont perdu la vie à la suite d’accidents mortels durant un stage.

Une partie de ces jeunes sont en formation professionnelle. Même s’ils apprennent les notions de base sur la sécurité au travail, même si leur stage est encadré par une convention, faut-il encore que patron et tuteur la respectent et que le stagiaire soit véritablement encadré. C’est loin d’être toujours le cas.

De plus, depuis 2024, le gouvernement impose un stage de deux semaines aux lycéens de seconde, tandis que les collégiens de troisième effectuent un stage de cinq jours depuis 2005. Les jeunes de milieux populaires se retrouvent souvent sur des lieux de stage dangereux, et certains, quel que soit leur cursus, y laissent leur peau.

Après le drame d’avril, le gouvernement avait annoncé une mission flash qui n’a pas encore rendu ses conclusions. Sa réponse se limite à des mots creux sur le fait que la sécurité des jeunes est une priorité. Comme si une déclaration d’intention était un frein face à un monde du travail en sous-effectif chronique, où les cadences et la pression de l’exploitation sont toujours plus dures dans de nombreux secteurs.

                                                 Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3023)

Les Républicains, panier de crabes…

 Petits meurtres entre amis

Publié le 08/07/2026

Laurent Wauquiez, membre du parti de Retailleau, candidat à la présidentielle, soutient la candidature d’Édouard Philippe plutôt que la sienne. C’est dire que ces gens-là sont sans foi ni loi.

Très fâché par les propos de ce faux ami, mais véritable adversaire, Retailleau s’en est pris à Philippe, ancien Premier ministre de Macron en affirmant qu’« il n’y a aucune envie de reconduire celles et ceux qui ont gouverné pendant longtemps et qui ont appuyé la politique de Macron ».

De la part de l’ancien ministre de l’Intérieur de Macron, c’est particulièrement truculent.

                                                  Marion Ajar (Lutte ouvrière n°3023)