jeudi 9 juillet 2026

RATP (métro) : Quand les tunnels deviennent des fours

 

Les travailleurs savent, eux, à partir de quel moment il n’est plus possible de travailler

 

 

Dans le métro parisien, des travaux sont effectués tout au long de l’année, surtout la nuit. Leur nombre s’est accru et le réseau est soumis à un chantier de grande envergure, dont les conséquences se font sentir sur les conditions de travail. La canicule n’a fait qu’exacerber la situation.

La multiplication des fermetures de lignes de métro est due au report de chantiers prévus en 2024 après les Jeux Olympiques, ainsi qu’à la modernisation du matériel et au renouvellement des infrastructures d’un réseau vieux d’une cinquantaine d’années. Chaque prolongement de ligne, chaque station rénovée ou chaque voie remplacée, implique des milliers de travailleurs. L’été, les tunnels, les locaux techniques et les bases vie, qui bien souvent sont de simples conteneurs en plastique, deviennent de véritables fournaises. Et lorsque la chaleur pénètre dans les tunnels et les stations, elle y reste prisonnière.

La canicule a amplifié ce phénomène. La RATP n’a fait arrêter aucun chantier et renvoie la responsabilité des conditions de travail vers des entreprises prestataires comme Colas-Rail, Eiffage, Vinci, Siemens, Koné, ou Schindler, auxquelles s’ajoute une myriade d’autres elles-mêmes souvent sous-traitantes des précédentes. Chacun se renvoie la balle et ce sont les ouvriers qui subissent la chaleur, les poussières, le bruit et la pénibilité.

Fin juin, sur un chantier de remplacement d’un vieil escalator, des ouvriers découpaient les anciens câbles dans une machinerie étouffante, sans aucun renouvellement d’air. Si en hiver, ces locaux sont très chauds. en pleine canicule, démonter un escalator, découper l’acier ou attaquer le béton au marteau-piqueur devient une épreuve physique. Et s’ajoute la difficulté de récupérer après une nuit de travail, car dormir la journée ou même la nuit, dans des appartements surchauffés est bien souvent impossible. 

La modernisation du réseau est indispensable, mais ceux qui travaillent sous terre savent mieux que quiconque à partir de quel moment les conditions deviennent inacceptables et il devient impossible de travailler.

Océan : poubelle radioactive

« Après moi le déluge », une facette du capitalisme

 

 

Une mission scientifique étudiant l’effet de l’immersion dans le nord-est de l’Atlantique de 200 000 barils de déchets issus du démantèlement d’installations nucléaires a rapporté ses premières observations. Elle a révélé que certains fûts, rouillés et éventrés, laissent échapper leur contenu.
         Sans contrôle de la population et des travailleurs, sans se soucier des conséquences sur la santé et l'environnement, différents Etats européens, dont la France, ont pollué l’océan pour des milliers d’années, privilégiant ainsi les économies à court terme et léguant le problème aux générations futures. "Après moi le déluge", telle est la morale des dirigeants dans le système capitaliste.

 

Argenteuil gare routière : changement de gestionnaire en vue pour un site obsolète

 

Et dans le cadre d'une vision étriquée

 

Pendant ce temps, un espace délaissé derrière la gare, des hangars !

La question de la gare routière était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Sa gestion devrait revenir en 2028 au STIF, c’est-à-dire à la Région Ile de France. Si cette dernière la gère comme elle gère le transport ferroviaire sur la ligne J, on craint le pire. D’ici là, c’est le transporteur Delion qui s’en occupera.

         Cette gare routière est aujourd’hui obsolète. La circulation des bus est difficile à certaines heures. Elle n’est plus adaptée à leur nombre qui a augmenté ces dernières décennies, au point que des bus stationnent boulevard Maurice Berteaux où la nouvelle ligne pour Roissy-ville a son point de départ. C’est compliqué pour les conducteurs de Kéolis, de la Ratp et des cars Lacroix.

         Il n’y avait pas de possibilité d’utiliser une partie de la zone industrielle de la gare d’Argenteuil dont l’espace a été dégagé ces dernières années ? Certes la configuration de cet espace est compliqué, les accès limités, mais il y avait des possibilités à condition de revoir l’ensemble de l’espace-gare.

         Quant à la remise en service de l’ascenseur de la gare conduisant au niveau de la gare routière elle est bien sûre à l’ordre du jour… depuis plusieurs années, mais toujours pas sur les rails ! DM