lundi 6 juillet 2026

Lactalis produit du chômage à l’usine Cibem - Saint-Pierre-en-Auge (Calvados)

 

Les grandes difficultés des uns font la richesse de quelques-uns

  


Mardi 30 juin, l'usine Cibem a fermé pour de bon à Saint-Pierre-en-Auge. 104 salariés y fabriquaient des emballages en bois (des boîtes à camembert, notamment) pour le compte de Lactalis, dont une filiale avait racheté l'usine il y a 15 ans.

         L'annonce de la fermeture a été faite en septembre dernier, pendant un changement d'équipe : les salariés ont été informés qu'ils n'étaient pas assez compétitifs au goût de la direction et ensuite ils ont été... priés de retourner travailler. 

         Des reclassements ont bien été proposés à certains au sein du groupe Lactalis, mais cela veut souvent dire déménager, changer de métier, accepter des horaires décalés ou de nuit, bref, faire des sacrifices.

         Pourtant, Lactalis a fait 528 millions d'euros de bénéfices l'année dernière, en hausse de 50 % par rapport à l'année précédente. Mais il en faut toujours plus aux actionnaires, parmi lesquels on trouve Emmanuel Besnier, dont la fortune a presque doublé ces dernières années pour atteindre 26 milliards d'euros.

Chronique ouvrière de la canicule dans les entreprises. Ici, à Renault-Cléon

 Renault – Cléon : un vent de fraîcheur

Dès le lundi 22 juin en début d’après-midi, dans l’usine Renault de Cléon, il faisait 38 oC sur certains postes de la chaîne de montage du moteur M.

Publié le 01/07/2026

La hiérarchie ayant annoncé qu’il y aurait deux pauses chaleur sur l’ensemble de l’après-midi, c’était la goutte d’eau de trop ! Les travailleurs du Kitting ainsi que ceux de la logistique se mettaient en droit de retrait et rapidement, l’information circulait sur l’ensemble de la chaîne. Ainsi à 14 h 30, une quarantaine de travailleurs quittaient leur poste et mettaient par écrit leurs revendications : une pause toutes les heures, des ventilateurs, une diminution du temps de travail, une baisse de la cadence et des bouteilles d’eau.

En vue d’une rencontre avec le chef de département, des représentants étaient élus, un pour chaque secteur de l’atelier, mais le RH annonçait que le chef de département était tout à fait d’accord pour recevoir… les « représentants syndicaux ». D’où un vote et le refus des travailleurs : ils avaient déjà leurs représentants. Le chef de département céda sur la plupart des revendications, s’engageant à ce que tout soit mis en place… le lendemain. L’arrêt de travail dura donc jusqu’à la fin de l’équipe.

Le lendemain, la direction de l’atelier avait installé de gros refroidisseurs et des ventilateurs, les pauses étaient accordées, la chaîne tournait bien moins vite. Mais les bouteilles d’eau se faisant toujours attendre, les travailleurs se passaient le mot et s’organisaient pour cesser de nouveau le travail. En cinq minutes chrono, les chefs d’ateliers et les chefs d’unité ont alors ramené des dizaines de bouteilles.

Les travailleurs de la chaîne de montage ont donné le ton pour l’ensemble de l’usine. Toute la semaine, ceux de différents ateliers ont cessé le travail pour se faire respecter. Mercredi 24 juin, la direction de l’usine annonçait que le jeudi après-midi ne serait pas travaillé sur l’ensemble de l’usine. Pour ceux du montage, cette annonce était le résultat de leur démonstration déterminée.

Et voilà comment toute la semaine, un petit vent frais a pu souffler dans les ateliers.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3022)

Argenteuil, conseil municipal du 2 juillet, dans les faits, si loin des habitants. À suivre.

Torpeur municipale

 

 

Est-ce la conséquence de ces semaines de grande chaleur, mais ce conseil municipal a donné une franche impression d’endormissement, voire de torpeur.

         Le chef dirige, le dauphin très sûr de lui a réponse à tout. Pas de violence verbale en ce début de mandat, c’est tranquille. Certes, l’opposition de gauche joue sa partition, et intervient en posant un certain nombre de problèmes réels. Mais quelquefois, ses interventions auraient pu être plus incisives. Mais je ne suis pas élu, eux le sont.

         Exemple : les locaux de l’ancienne agence de la CPAM de l’avenue Jean-Jaurès vont être rachetés par la Ville. Une affaire paraît-il, mais il y a apparemment de l’amiante… Il aurait été surtout bon d’entendre à cette occasion un rappel sur la situation des guichets de la Sécurité sociale à Argenteuil. Il y avait trois agences naguère (dont celle en vente). Deux ont disparu. Il y a souvent la queue, quelle que soit la météo, à l’extérieur de la dernière de la rue de la Poste prolongée… Un exemple dis-je.

         Lors de ce type de conseil, on est vraiment loin des vrais sujets. Avec la canicule il y avait pourtant de quoi échanger longuement. La municipalité doit avoir des chiffres, sur les décès, sur l’accueil supplémentaire à l’hôpital dont le maire est le président du comité de surveillance, sur l’accueil prévu pour les personnes en difficulté pour les jours qui viennent de véritable nouvelle canicule. Comment cela s’est-il passé dans les écoles primaires. Etc.

         Le maire mène le conseil. Le dauphin s’y voit déjà. L’opposition s’oppose. De nombreux élus du bas de la liste municipale sont déjà absents. Nombre des autres regardent à longueur de conseil leur téléphone, n’écoutant rien de ce qui s’y dit.

         Résultat, quelques spectateurs dans les gradins. Quelques centaines de connexions pour le podcast You tube. Prochain conseil fin septembre ou début octobre. Fermez le ban. DM

 

dimanche 5 juillet 2026

Guerre en Ukraine : bilan (non définitif) d’horreur

« Paix entre nous, guerre aux tyrans ! »

 

 

Un organisme américain évalue à deux millions le nombre total des morts, blessés et disparus russes et ukrainiens confondus. L'armée russe compterait plus de 400 000 morts, et l'armée ukrainienne 125 000.

         Ce que ne dit pas cette étude, c'est que toutes ces victimes ont été sacrifiées pour les intérêts des possédants : les oligarques des deux pays, les banquiers et les capitalistes occidentaux, à commencer par les marchands de canons. Comme le clament les paroles de l'Internationale : « Paix entre nous, guerre aux tyrans ! »

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 5 juillet, de 10 h.20 à 11 h.40 au marché Héloïse.