dimanche 5 juillet 2026

Argenteuil, la gare d’Argenteuil, certes à l’image du transport SNCF vers Saint-Lazare

 

Davantage d’intérêt pour les simples pèlerins que nous sommes !

 


 

 

Dans les jours qui viennent, je reviendrai sur le dernier conseil municipal de ce jeudi, mais avant, je voudrais m’arrêter sur la situation de la gare d’Argenteuil où nous sommes des dizaines de milliers à transiter chaque jour. À transiter avant de connaître les affres du transport ferroviaire vers Paris, le bouquet ces dernières semaines !

         Le problème principal de la gare n’est sans doute pas celui des vendeurs à la sauvette, qui m’attristent plus qu’ils me font peur, il est vrai que je suis un homme, un vieux, ils ne m’ont jamais rien fait.

         En revanche, il faut que je fasse attention où je marche. Un sol aux pavés disjoints ou manquants, dans un ensemble bosselé. Et quand vous arrivez vers les tourniquets, regardez en l’air. Les travaux de protection du réseau électrique n’ont jamais été terminés. Et cela même depuis plusieurs décennies. Ce n’est pas une véritable entrée de gare. Même la dirigeante d’Ile de France Mobilité si par hasard elle passait par là en aurait honte.

         Voilà une priorité, et avec un peu de jugeote, en faisant appel aux associations et autres commerçants, il serait sans doute possible aussi d’animer le lieu.

         Il y a un an et demi, à grand renfort de panneaux Decaux vantant le patrimoine local, le parvis et même le devant de l’entrée de la gare avaient connu une embellie, foi de Charlemagne.

         Ce qui avait été possible pour les pèlerins es religion devrait forcément l’être pour les simples pèlerins journaliers que nous sommes. DM

samedi 4 juillet 2026

Salaires : l’entourloupe du Medef

 Salaires : l’entourloupe du Medef

Comme s’il était en campagne pour la présidentielle, le Medef a sorti son programme. Et comme la plupart des autres candidats… celui- ci cache une entourloupe.

Publié le 01/07/2026

 

La solution du « docteur Medef », pour augmenter les salaires est, on aurait pu le deviner, de baisser les cotisations sociales. De son point de vue, on comprend très bien pourquoi : pour les grands patrons, ce sera cela de moins à payer. Par contre, du point de vue des travailleurs, il faut un peu de poudre magique patronale pour voir là une bonne chose. Le Medef prétend que, en retour, les patrons céderaient à leurs salariés une partie de ce qu’ils ne paieront plus. Mais quand a-t-on vu un patron payant moins d’impôts en profiter pour augmenter les salaires ? Quand, en 2009, Sarkozy avait baissé la TVA dans la restauration de 19,6 à 5,5 %, cela a-t-il eu pour conséquence l’augmentation des salaires dans le secteur ? Aujourd’hui, tout le monde sait que les salaires dans la restauration sont au même niveau que partout : au plus bas. Et puis, pour compenser le manque à gagner pour l’État, le Medef propose tout bonnement de prendre 10 milliards d’euros aux retraités et d’augmenter la TVA.

Il faut faire payer le grand patronat pour tout ce qu’il extorque aux travailleurs au travers de l’exploitation. C’est un des points sur lesquels notre camarade Nathalie Arthaud ne manquera évidemment pas de mettre l’accent au cours de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

                                                       Pierre Royan (Lutte ouvrière n°3022)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 4 juillet, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

 de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 5 juillet, de 10 h.40 à 11 h.40 au marché Héloïse.

Russie-Ukraine : la guerre dévore l’économie

 

Une crise économique de plus en plus catastrophique

 

 

Bien que la Russie soit un des plus grands producteurs d'hydrocarbures, avec des compagnies liées à l’État russe, elle se voit contrainte d'acheter de l'essence à l'Inde. Les automobilistes russes sont soumis aux pénuries de carburant, se heurtent à des stations vides, suite aux bombardements de raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers par les drones ukrainiens.

         En plus des morts, des blessés et des destructions, cette guerre fratricide, qui dure depuis 4,5 ans, plonge les deux pays dans une crise économique de plus en plus catastrophique.

Albanie flamants roses contre Trump

 

Saccage trumpiste, saccage capitaliste

 

 

Des affrontements ont éclaté jeudi 2 juillet entre la police et les manifestants à Tirana, la capitale albanaise, après l’arrestation mardi de six manifestants qui avaient lancé des œufs sur les voitures des députés.

         Le Premier ministre Edi Rama soutient depuis 2024 la construction d’un complexe hôtelier de luxe lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner, dans une réserve naturelle, sur la côte sud-ouest de l’Albanie où nichent des flamants roses. Il prétend que cela développerait le pays.

         Mais les milliers de protestataires se rassemblent quotidiennement depuis l'apparition fin mai 2026 de clôtures barbelées et de bulldozers sur les plages avoisinantes. Ils dénoncent le saccage à venir du littoral et la corruption, le manque de transparence et réclament la démission du Premier ministre.

Chantiers de l’Atlantique – Saint-Nazaire : chronique d’une fournaise annoncée

 Chantiers de l’Atlantique – Saint-Nazaire : chronique d’une fournaise annoncée

Au chantier naval de Saint-Nazaire, comme dans beaucoup d’autres entreprises, la direction n’avait rien prévu pour faire face à la canicule, pourtant annoncée par les météorologues.

Publié le 01/07/2026

 

Dans des ateliers de tôlerie, à la chaleur extérieure tapant sur les murs et les toitures métalliques, s’ajoutait celle des chalumeaux et des pinces à souder. C’est le lundi 22juin que l’équipe daprès- midi a appris quelques heures avant la débauche quelle pourrait venir travailler en quart du matin ou en quart de nuit, mais seulement mardi et mercredi ! Et encore, cela faisait suite à un rassemblement de travailleurs qui avaient profité de leur pause pour aller demander des comptes à la direction pour l’équipe d’après-midi.

Dans d’autres secteurs, en 2x8, le responsable d’atelier a d’abord expliqué qu’il ne pouvait pas aménager les horaires… pour ne pas créer de jalousie. Les ateliers mécanisés n’auraient aucun aménagement d’horaires et les travailleurs détachés en deux fois 10heures nauraient aucun changement non plus ! À bord des navires et sur les aires de travail en extérieur, la direction refuse depuis des années de passer les équipes en horaires du matin quand il fait trop chaud, pour ne pas payer la prime d’équipe qui va avec. Elle a donc maintenu le travail d’après-midi, malgré la chaleur intenable dans ces fours métalliques que sont les navires en construction.

La semaine avançant et la surchauffe aussi, la plupart des équipes, y compris dans la sous-traitance, sont passées en horaires du matin, créant des bouchons à l’embauche et à la débauche sur un site où pointent tous les jours près de 10 000 travailleurs. En milieu de semaine, l’encadrement a fini par réaliser que le travail n’était plus possible. Les responsables les plus corrects ont laissé les travailleurs gérer la journée comme ils le pouvaient, les autres ont disparu, se répandant en compassion écœurante lors de leurs rares apparitions. Tandis que la tôle des navires atteignait les 65o C, les fontaines à eau fraîche disponibles sur le site se sont mises à fournir de l’eau chaude et ont finalement été condamnées. Et ce ne sont pas les quelques palettes de bouteilles de 25centilitres mises à disposition qui ont pu régler le problème.

Dans les selfs en préfabriqué, les travailleurs de la restauration, derrière leurs fourneaux, sortaient des plats froids au compte-goutte, de peur qu’ils ne tournent. Les vestiaires étaient des fournaises, mais contrairement à l’hiver, les douches y étaient chaudes ! Et pour finir, l’infirmerie a très vite été saturée. Jeudi25, vers 13 heures la direction a décidé de faire évacuer les bureaux sans clim et dinterdire le travail en extérieur. Dans certains services, linformation a mis 2 heures 15 à arriver, une demi-heure avant la débauche. Dans dautres, on attend toujours…

Dans la salle de pause d’un atelier, un climatiseur a été installé, à la va-vite, bien enchaîné pour éviter qu’il ne soit volé. Finalement, un chef d’atelier a fait sauter le cadenas pour l’installer au chevet d’une machine en surchauffe dont le confort est pour lui plus important que celui des travailleurs. Malgré tout, ces derniers ont eu droit en remplacement à un ventilateur, qui a rapidement rendu l’âme. Enfin, le vendredi on a appris que des brumisateurs seraient disponibles prochainement dans les magasins du site.

Ce tableau illustre parfaitement le fonctionnement normal d’une grande entreprise capitaliste : les paquebots, concentré de luxe et de technologie, sont livrés en temps et en heure, les brumisateurs, eux, arrivent après la fournaise. Pour qu’il en soit autrement, faudra-t-il que les matelots se mutinent et débarquent le capitaine sur une île déserte ?

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3022)