vendredi 3 juillet 2026

Canicule et santé, quand on ne peut pas travailler, on arrête de travailler. Chez les Territoriaux de Belfort comme partout

 

Les éboueurs ont montré la voie

 

 

Jeudi 25 juin, premier jour classé vigilance rouge à Belfort, les éboueurs ont unanimement refusé de démarrer leur tournée à 5h.

         Les camions sont restés au dépôt et les éboueurs au réfectoire, faisant valoir leur droit de retrait.

         Ils exprimaient leur ras-le-bol après dix jours à travailler dans des conditions devenues insupportables ayant entrainé des malaises chez plusieurs d’entre eux.

         Ils réclamaient de commencer et terminer leur tournée une heure plus tôt, de 4h à 11h. Ils ont été rejoints en milieu de matinée par les équipes de la Propreté urbaine qui ont refusé, à leur tour, de reprendre le boulot après leur pause.

          Face à cette détermination, la direction, d’abord sourde, a dû lâcher sur toute la ligne en payant la journée et en adaptant les horaires en vigilance orange et rouge. Une réaction collective qui a fait du bien à tout le monde.

Venezuela : les étrangleurs jouent les sauveteurs

Venezuela : les étrangleurs jouent les sauveteurs

Le bilan provisoire du tremblement de terre du 24 juin au Venezuela se montait déjà au bout de cinq jours à 1 700 morts et 5 000 blessés.

Publié le 01/07/2026

 

Il s’ajoutait à ce bilan plus de 50 000 disparus, sûrement ensevelis dans les 60 000 immeubles en partie ou totalement effondrés.

Alors que de nouvelles répliques secouaient la zone comprise entre Caracas et La Guaira sur la côte caraïbe, la population, sans presque aucune aide de l’État, tentait seule, à mains nues et dans la chaleur, de retrouver des rescapés. Elle ne disposait que de pioches et de pelles en nombre insuffisant, sans eau pour se laver et boire, ni d’électricité ni d’ambulance pour emmener les blessés.

L’armée semble avoir été surtout présente pour empêcher les sinistrés de s’approcher des zones dangereuses. Ainsi, des vidéos montrent des habitants excédés interpellant des militaires : « Lâche ton fusil et viens prendre une pioche ! » À Caracas, près d’un immeuble effondré, la présidente Delcy Rodriguez a été huée par la foule : « Le gouvernement ne fait rien pour le peuple ! »

Dans une telle tragédie, au Venezuela comme partout, les pauvres ne peuvent compter que sur leur solidarité. L’État montre son vrai visage : efficace pour le maintien de l’ordre et la répression mais incapable de se mettre au service de la population. Dans ces conditions, les puissances impérialistes peuvent se donner le beau rôle à peu de frais. L’armée américaine a déployé une centaine de Marines pour rouvrir le port de La Guaira endommagé et permettre le débarquement de l’aide humanitaire. Le gouvernement de Trump a débloqué une aide financière et des secouristes de divers pays se rendent sur les lieux de la catastrophe. Les États-Unis, qui contrôlent à nouveau le pays depuis l’enlèvement du président Maduro, profitent de l’occasion pour améliorer leur image… et renforcer leur emprise.

Les médias du monde entier montrent et dénoncent l’incurie du gouvernement vénézuélien. Elle est flagrante mais d’où vient-elle ? L’Etat vénézuélien n’est ni plus ni moins corrompu que tous les États de la région sur lesquels s’appuie l’administration américaine, mais surtout il est en faillite. Et cette faillite a été voulue et organisée par les États-Unis.

Aujourd’hui encore, les sanctions économiques décidées en 2019 restent pour l’essentiel actives. Depuis janvier, le seul domaine où les États‑Unis ont accordé des licences de commercialisation est celui du pétrole. Les sanctions continuent de rendre impossible l’entretien du réseau électrique ou du réseau d’eau potable. Partout, les pièces manquent pour réparer les stations de pompage, les transformateurs, les bus, les camions. Les hôpitaux ne peuvent pas importer de matériel médical ni payer leurs fournisseurs. Le manque de pompiers et de moyens de secours est à l’image de l’effondrement général.

Il n’y a pas que les sanctions américaines qui étranglent l’économie vénézuélienne. Quelques heures après le sinistre, le Financial Times révélait l’ampleur réelle de la dette extérieure du pays : 240 milliards de dollars. Cette dette est détenue par des fonds financiers qui ne font pas et ne feront pas de cadeau.

La population vénézuélienne est victime d’un tremblement de terre meurtrier et historique, décuplé par l’action destructrice de l’impérialisme.

                                             Antoine Ferrer (Lutte ouvrière n°3022)

 

Argenteuil, agents territoriaux, restauration, une hausse vertigineuse qui ne passe pas

 

Inflation ras-le-bol !

Si la haute hiérarchie municipale a une bonne adresse avenue Gabriel Péri pour se restaurer le midi, il n’en va pas de même pour les travailleurs territoriaux des services extérieurs à la mairie qui doivent se contenter de salades et des articles de deux distributeurs, l’un situé à la périphérie près du cimetière du Val, et l’autre installé dans une antre du Centre Technique Municipal face à la sous-préfecture.

         Le 1er juillet, ces travailleurs du CTM et ceux des autres services qui viennent s’y ravitailler ont découvert que le prix des articles avait augmenté de 40 à 70 centimes.

         Cela les a écœurés à un tel point, que cela leur a coupé l’appétit. Une réaction unanime : pas question d’accepter cela. Les produits sont restés dans leur casier.

         Réaction légitime. Dans tous les cas, c’est vers une hausse générale des salaires dans la même proportion que la lutte de tous les travailleurs doit se diriger au plus vite. DM

jeudi 2 juillet 2026

Brevet des collèges : les généraux prennent la plume

 Brevet des collèges : les généraux prennent la plume

La fusion école-armée avance à grands pas (cadencés) et, manifestement, le sujet de français proposé au brevet des collèges 2026 a été rédigé à l’état-major.

Publié le 01/07/2026

Il fallait d’abord analyser un texte autobiographique de Blaise Cendras décrivant une nuit oppressante de la guerre de 1914-1918, alors qu’il était seul dans le no man’s land. Les élèves devaient aussi commenter une photo extraite du film Les Sentiers de la gloire, montrant Kirk Douglas dans une tranchée. Le sujet n’éclairait toutefois pas les candidats sur le caractère violemment, et sainement, antimilitariste du film et le fait qu’il fut interdit de longues années durant en France.

Après une courte pause, les élèves devaient plancher sur un « sujet d’imagination ». Il leur fallait décrire, à la première personne, la nuit héroïque d’un caporal, telle qu’il la racontait à ses camarades « en masquant sa peur ».

Les militaires veulent clairement préparer la jeunesse à la prochaine guerre et les responsables de l’Éducation nationale les suivent dans cette voie. Les jeunes auraient donc aussi tout intérêt à s’y préparer. On pourrait, par exemple, mettre au sujet du brevet : visionner le film Les Sentiers de la gloire en entier, commenter le couplet de l’Internationale « Nos balles sont pour nos propres généraux » et imaginer, sur 35 lignes, un soldat dans une tranchée expliquant à ses camarades le sens du mot d’ordre de Lénine « transformer la guerre impérialiste en guerre civile ».

                                                  Paul Galois (Lutte ouvrière n°3022)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 3 juillet, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 4 juillet, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

 de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 5 juillet, de 10 h.40 à 11 h.40 au marché Héloïse.

Nathalie Arthaud 65 min 45 avec « Solution démocratique »