mardi 2 juin 2026

Argenteuil comme ailleurs, soutenons le combat des AESH. Aidons à la réussite de leur grève du mardi 9 juillet prochain

Un vrai salaire pour les AESH, la fonction publique pour tous !

 

 

C’est une vieille histoire. L’État décide une nouvelle tâche, mais voudrait que le travail soit fait au moindre coût, en faisant que les travailleurs recrutés le soient sans formation et sans véritable avenir. C’est ce qui est arrivé avec l’ « intégration » des élèves subissant un handicap dans les classes, mise en place il y a 20 ans. Résultat : des travailleuses AESH sous payées, sans formation, à l’avenir incertain.

         Ces travailleuses, en nombre insuffisant, malmenées, s’organisent.

         Dernièrement, une commission censée tracer un véritable avenir pour ces travailleuses essentielles pour la scolarité des élèves et pour le fonctionnement normal des classes a accouché d’un plan plus que mal taillé : aller vers l’intégration de seulement 10 à 20 % de l’ensemble de ces travailleuses dans la fonction publique qui représentent en nombre la deuxième fonction des travailleurs de l’Éducation.

         Les travailleuses AESH veulent un vrai salaire, des temps complets, de la formation, et une titularisation de toutes dans la fonction publique.

         Elles seront en grève mardi 9 février prochain. Parents d’élèves, enseignants, travailleurs de l’Éducation, tous aux côtés des travailleuses AESH en grève et en manifestation ce jour-là. DM

 

lundi 1 juin 2026

Présidentielles : LFI tente de raviver les illusions électorales - Forum à la fête de Lutte ouvrière 2026

Michelin : Un "projet d'adaptation" contre les travailleurs

« Adapter les dividendes » par la lutte de classe

 

Mais sans les travailleurs, il n’est rien

C'est par e-mail, et pour beaucoup par les médias, que les travailleurs de Michelin ont appris ce jeudi 28 mai le "projet d'adaptation des effectifs" prévoyant jusqu'à 1 500 suppressions de postes d'ici 2029 en France.  C’est doublement révoltant ! 

         Lors de l'assemblée générale des actionnaires qui s'est tenue la semaine dernière, non seulement il n'en fut pas fait mention, mais Michelin a annoncé 2,7 milliards d’euros de bénéfices dont un milliard de dividendes pour les actionnaires. 

         Depuis des années le groupe supprime des milliers d’emplois et ferme des usines dans le monde pour maintenir ces profits. Quelles que soient les pseudo raisons avancées par le patron, les travailleurs n’ont pas à en faire les frais. 

         Ce qui est vital pour les travailleurs, c’est d’avoir un salaire qui permette de vivre.  Pour cela, il faudra imposer un "projet d'adaptation" des dividendes pour garder tous les emplois et augmenter les salaires !

 

Uniforme à l’école : n’est pas Harry Potter qui veut

 Uniforme à l’école : n’est pas Harry Potter qui veut

Publié le 27/05/2026

En 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, avait trouvé la « solution » aux inégalités sociales à l’école : le retour de l’uniforme. Une centaine d’établissements scolaires avaient été choisis pour mener cette expérimentation.

Deux ans plus tard, le 12 mai 2026, une évaluation menée par le service statistique du ministère de l’Éducation vient d’être publiée. Le verdict est que l’uniforme ne change à peu près rien. Surprenant ? Les élèves pauvres restent pauvres, les élèves riches restent riches, et les marqueurs sociaux se déplacent simplement des sweats aux baskets ou aux smartphones. En somme, on découvre que les inégalités sociales ne se dissolvent pas par enchantement.

L’évaluation reconnaît même que des tensions nouvelles sont apparues autour du contrôle du respect de l’uniforme. Il n’y a qu’à Poudlard, l’école des sorciers, que les tours de magie fonctionnent. Ailleurs, la misère des moyens ne peut pas être cachée sous un bout de tissu.

                                                Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°3017)

Grande distribution : la jungle des profits

Grande distribution : la jungle des profits

Le 19 mai, la commission d’enquête sénatoriale a publié son rapport sur les marges des producteurs agricoles et industriels et celles de la grande distribution, qui pointe les différentes responsabilités des hausses de prix.

Publié le 27/05/2026

Après 189 auditions de représentants des filières agricoles, de l’industrie et des distributeurs, le constat est en fait déjà connu : la grande distribution tire l’essentiel de son profit de méthodes de négociation « assises sur la menace, l’intimidation et les contraintes ».

Trois grandes centrales d’achat, Leclerc- Eurelec, Aura-Everest et Concordis, font face à 400 000 exploitations agricoles et 23 000 entreprises industrielles, dont 98 % de PME. Dans toutes les négociations commerciales, elles utilisent la menace de diminution de commandes, de déréférencement, « instaurent un climat de peur intolérable », selon le rapport, et pour certains « des pertes de produits parfois périssables s’élevant à plusieurs millions d’euros ». Elles imposent la facturation de remises, ristournes et autres prétendus services commerciaux appelés « marges arrière ». Mais les fournisseurs ont intérêt à payer s’ils veulent continuer à vendre leurs produits. Évidemment, dans chacun des secteurs agricoles ou industriels, ce sont les plus petits fournisseurs qui sont les plus maltraités. Les trusts de l’agroalimentaire comme Nestlé, Lactalis et Bigard ont davantage les moyens de se faire respecter par les distributeurs.

Quant aux clients, la grande distribution leur offre parfois des prix défiant toute concurrence, mais sur des produits dont la qualité est régulièrement épinglée par les associations de consommateurs.

La commission aligne un certain nombre de propositions pour mettre, paraît-il, un peu de réalité et d’équité dans la formation des prix, de régulation de la concurrence pour la satisfaction des producteurs et des consommateurs.

Une démarche vouée à l’échec dans une économie où dominent les rapports de force, où les plus gros distributeurs ont imposé leur domination grâce à la fermeture des petits commerces, le licenciement de milliers de salariés, et où la seule morale est celle du profit.

                                                    Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3017)