lundi 4 mai 2026

Cliniques : Des travailleuses du groupe ELSAN en grève reconductible à Perpignan

 

« Du fric pour les salaires, pas pour les actionnaires ! »

 

 


Au cinquième jour du mouvement, 300 grévistes des cliniques Elsan de Perpignan (Saint Pierre et Médipole Saint Roch) se sont rendus en cortège, animé et déterminé, dans une troisième clinique du même groupe, la clinique Notre Dame.

Ils ont été reçus par quelques dizaines de salariés qui avaient localement organisé un débrayage. Ils ont tenu une assemblée générale commune aux trois établissements au cours de laquelle tous ont pu constater à quel point les motifs de colère et de mobilisation étaient partagés.

Tous se sont retrouvés autour du slogan : « Du fric pour les salaires, pas pour les actionnaires ! ». Une délégation a ensuite été reçue à l’antenne locale de l’ARS.

Argenteuil, la fête des Berges, un beau succès… mais à déplacer dans le futur au 8 mai !

 

Une fête populaire des quartiers populaires d’Argenteuil

 

 

Bravo pour les agents de la Ville qui ont organisé l’édition 2026 de la Fête des berges le 1er Mai. Avant que l’orage ne termine la festivité dans la pluie en fin de journée, le beau temps avait été au rendez-vous, et bien sûr, le public avant tout très présent en nombre. Un public populaire des quartiers populaires de la Ville, mais aussi venus d’ailleurs et qui sont repartis avec une belle image de la commune. Des enfants aux anges, se pressant aux manèges de très grande qualité.

         Deux remarques. La première est que l’entrée n’était pas adaptée pour la gestion des flux des entrants et des sortants. À améliorer radicalement, d’autant plus que les bambins avec leurs poussettes étaient très nombreux.

         La seconde, sur la date. À moins que la municipalité ne partage la déclaration ridicule du sieur Darmanin pour qui le Premier mai est « le noël des travailleurs », organiser cette belle fête ce jour-là pose un gros problème. Pourquoi les travailleuses et travailleurs des milieux populaires présents doivent-ils choisir entre la manifestation de leur classe et une belle fête pour les enfants ? Oui, un choix cornélien !

         La solution est simple puisqu’une autre date fériée s’y prêterait : le 8 Mai.

         Alors, va pour le 8 Mai ? DM

La Fête de Lutte Ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochain à Presles en pratique

 


 

La carte d’entrée est à 15 euros pour les trois jours, jusqu’au 10 mai inclus. Le prix sera ensuite de 25 euros. La carte est éligible au Pass culture et l’entrée est gratuite pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans.

Les cartes d’entrée peu- vent être achetées sur notre site ou auprès des militants, ainsi que les bons qui permettent une réduction de 20 % sur les dépenses à la Fête (payés à l’avance 4 euros, ils valent 5 euros sur place).

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte-ouvriere.org

Pour venir:

  • En train: la gare de Presles-Courcelles (ligne H) est à 900 m de la fête. Des minibus font la navette entre la gare et l’entrée de la Fête (priorité aux personnes à mobilité réduite).
  • En voiture: le parking dédié est limité, privilégier le covoiturage.
  • En vélo: parking dédié.

 

À Argenteuil, des infos supplémentaires : MDommarie@aol.com et au 0699499864

 




 

dimanche 3 mai 2026

Moyen-Orient : un bras de fer inégal

 Moyen-Orient : un bras de fer inégal

Trois semaines après le début du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le détroit d’Ormuz est bloqué par les deux pays, asphyxiant l’économie iranienne et entretenant la crise économique et pétrolière mondiale.

Publié le 28/04/2026


 

Si les discussions entre les deux pays n’ont pas repris, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a multiplié les rencontres diplomatiques. Le 25 avril, il s’est rendu au Pakistan, le pays voisin qui abrite les négociations, le 26 à Oman, le sultanat qui partage avec l’Iran le détroit d’Ormuz, et le 17 à Moscou où il devait rencontrer Poutine. Loin d’être des jusqu’au-boutistes, les dirigeants iraniens, dont le pays a été attaqué par les États-Unis, se disent prêts à rouvrir le détroit d’Ormuz « en coordination avec la partie omanaise » et « en élaborant un nouveau régime juridique ». Mais ils refusent de se soumettre aux exigences américaines et conditionnent cette réouverture à un cessez-le-feu durable qui inclurait l’Iran et le Liban. Sur la question du nucléaire, ils veulent que les discussions soient reportées à une période où la paix sera rétablie.

De son côté, Trump a continué de lancer des formules à l’emporte-pièce telles que « nous avons toutes les cartes en main, nous avons fait du très bon boulot et nous allons gagner ». Ce triomphalisme masque un relatif échec : malgré les rodomontades de Trump, le régime iranien a résisté à 40 jours de bombardements avec pour conséquence de faire flamber le prix du pétrole, jusqu’aux États-Unis, et de frapper l’économie mondiale en bloquant les transports dans le détroit d’Ormuz. Pour autant, le blocus américain, qui empêche l’Iran d’exporter son pétrole et de s’approvisionner par la voie maritime – 38 navires auraient été contraints de faire demi-tour vers des ports iraniens en dix jours – a de très lourdes conséquences dans le pays. En plus des infrastructures et des usines détruites, du chômage forcé sans indemnité, la population iranienne subit une forte inflation. Quant au régime, il ne peut plus encaisser les milliards de dollars de ses ventes de pétrole à la Chine et à d’autres pays d’Asie.

On ne peut savoir quelles seront les prochaines étapes du bras de fer en cours. D’un côté, Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu après l’échec du premier round de négociations. Il montre ainsi qu’il ne souhaite pas reprendre tout de suite la phase militaire de la guerre, à cause du coût financier de celle-ci et de son impopularité aux États-Unis, à quelques mois des élections de mi-mandat. Mais, de l’autre, il ne renonce pas à se prévaloir d’une victoire contre l’Iran. Trump a aussi dû admettre que des bombardements aériens, si cruels soient-ils pour la population iranienne, n’ont pas suffi à faire tomber le régime, sans même parler de provoquer le soulèvement populaire que certains de ses proches ou conseillers lui avaient abusivement promis.

Au-delà du personnage de Trump et de ses frasques, l’impérialisme américain est déterminé à affaiblir coûte que coûte les régimes qui ne lui obéissent pas au doigt et à l’œil. Le pouvoir iranien reste une cible du fait de son histoire, du soutien militaire qu’il a jusqu’à récemment accordé au Hezbollah libanais, au Hamas de Gaza ou aux houthis du Yémen, comme des alliances économiques et politiques qu’il entretient avec la Russie ou la Chine. Que cela aggrave le chaos au Moyen-Orient, provoque une crise économique et crée les conditions d’une guerre générale n’arrêtera pas les dirigeants de l’impérialisme.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3013)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 3 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

-lundi 4 mai : gare du Val, de 6 h.45 à 8 h.15 ;

- de 17 à 19 heures 30 devant Intermarché ;

-mercredi 6 mai : de 6 h.30 à 8 h.15 entrée de l’hôpital d’Argenteuil ;

-jeudi 7 mai : de 7 h. à 8 h.30 : gare d’Argenteuil.

À suivre