lundi 19 janvier 2026

Visas : le gendarme du monde fait sa loi

 

Combattre pour une planète sans visa pour tous !

 

 

Crédit photo : Pexels

Le 14 janvier, la Maison-Blanche a annoncé geler les procédures de visas pour 75 pays, dans le cadre de la lutte de Trump contre l’immigration. L’impérialisme américain sème guerre et misère aux quatre coins du monde, mais il se réserve le droit de fermer ses portes aux victimes irakiennes, iraniennes, somaliennes, etc., de ses exactions.

         Sur cette planète sans visa, seuls les riches peuvent se déplacer où bon leur semble. À bas les frontières tracées par les gendarmes du monde ! Liberté de circulation pour tous les travailleurs !

Honoraires médicaux : la santé livrée aux appétits petits et grands

 Honoraires médicaux : la santé livrée aux appétits petits et grands

L’un des points d’achoppement qui a provoqué la levée de boucliers d’une partie des médecins, les spécialistes en particulier, est la question des dépassements d’honoraires.

Publié le 14/01/2026

Existant en théorie depuis 1980, ils se sont envolés depuis une dizaine d’années, d’une part, avec les modifications qui ont touché la complémentaire santé, d’autre part, avec la diminution des consultations dans le secteur public et leur transfert vers le privé.

Tant que l’assurance maladie et les caisses complémentaires, les mutuelles en particulier, ont exclu de rembourser les dépassements d’honoraires, les médecins du secteur 2, notamment les spécialistes, ne les ont appliqués qu’à la marge, parce qu’ils y auraient perdu leur clientèle.

Au nom de la libre concurrence, sous prétexte de directives européennes, sous la pression des compagnies d’assurances, et avec la complaisance des gouvernements successifs, la loi a changé au début des années 2010, donnant la consigne de généraliser les complémentaires santé d’entreprise obligatoires. En permettant au patronat d’obtenir l’adhésion des salariés en prenant en charge partiellement leur cotisation, elle lui a offert des avantages fiscaux. En même temps, elle a ouvert le marché aux assurances privées.

Aujourd’hui, après l’extension à la fonction publique, 27millions de salariés au total bénéficient dune complémentaire santé collective dentreprise. Une partie de ces complémentaires santé, les plus puissantes en nombre de cotisants et en moyens financiers, ont choisi de rembourser tout ou partie des dépassements d’honoraires, à la grande satisfaction des médecins spécialistes libéraux, qui ont pu ainsi les généraliser et obtenir un complément de revenu confortable. En 2024, 56 % des spécialistes pratiquaient ces dépassements, qui ont représenté un total de 4,3milliards deuros.

Les dépassements pour les consultations, pour les radios, pour les opérations, et même pour les actes paramédicaux, comme ceux des kinésithérapeutes, flambent ! C’est le sujet de discussion le plus répandu dans les salles d’attente médicales : une mère de famille doit débourser près de 1 000euros pour le couple « anesthésiste et chirurgien » pour faire opérer rapidement son fils sans attendre six mois une place dans le public ; un ouvrier du bâtiment sort 50euros de sa poche pour chaque consultation de son rhumatologue ; un travailleur immigré sans protection sociale paie en espèces les soins et sa consultation. Des annonces fleurissent sur Facebook : « Je cherche un kiné sans dépassement ! Quelqu’un peut-il m’aider ? »

La fermeture de consultations et de centres de soins publics, les déserts médicaux, obligent les patients à se diriger vers ce qu’ils trouvent, au prix imposé. Et comme les problèmes de santé rendent vulnérable face à l’autorité médicale, beaucoup n’osent pas protester et paient, quitte à s’endetter.

Si les complémentaires d’entreprise ont pu paraître attractives, paradoxalement, elles ont constitué un recul social car le principe de l’assurance maladie était remis en cause : la solidarité collective, intergénérationnelle, des actifs comme des chômeurs ou retraités face au risque de maladie disparaît. C’est ce que visaient les législateurs.

Quant aux millions de travailleurs qui ne dépendent pas de telles entreprises, les retraités, chômeurs, précaires, ils sont désormais livrés au marché des contrats individuels, à la carte, qui ne couvrent les dépassements d’honoraires que s’il y a en contrepartie une forte cotisation.

En période de forte montée du chômage et de la pauvreté, cette privatisation rampante de la partie complémentaire de l’assurance maladie offre de substantiels profits aux assurances privées, permet à une partie du corps médical de mieux s’en sortir, mais frappe durement toute une partie du monde du travail, avec ou sans activité, qui finit par renoncer aux soins.

Les travailleurs devront imposer que la santé soit considérée comme un droit collectif, gratuit pour tous, sans ticket « modérateur », sans quoi elle restera livrée, compte tenu des sommes qu’elle met en œuvre, aux appétits petits et grands que génère le système capitaliste.

                                      Martine Anselme (Lutte ouvrière n°2998)

Argenteuil élections municipales, journal de campagne : le camp des travailleurs, désintérêt des uns, et intérêt fondamental de notre part

Le camp des travailleurs

 

 

La posture habituelle de tous les candidats à notre exception est d’affirmer qu’avec eux, ça sera mieux. Argenteuil sera plus grande pour les uns ou plus belle pour les autres. Dans le meilleur des cas, c’est un conte qu’ils nous racontent. Les communes sont prises à la gorge par de multiples contraintes, venant de l’extérieur, celles des banques, des promoteurs, des structures de l’État, de la conjoncture, et d’autres, celles venant des habitants eux-mêmes, avec leurs conditions matérielles et morales, leurs problèmes, les limites de leur organisation collective et de leur volonté de prendre la parole. Je le répète, dans le meilleur des cas, les possibilités de réalisation municipale sont extrêmement limitées.

         Et il est significatif que ces candidats qui promettent le bonheur pour la Ville s’ils sont élus ignorent cet état de sa population, celle d’une ville très populaire. S’ils l’évoquent, c’est de manière tout à fait marginale. Ce n’est pas leur point de départ, cette nécessité incontournable pourtant de faire un état des lieux du monde du travail qui marque notre ville. Quelle est la situation du monde du travail ? Ses difficultés ? Son moral ? Ses espoirs ?

         C’est à cela que nous nous intéressons, nous. Nous voulons exprimer ce camp, ce camp des travailleurs, sa situation mais aussi la force qu’il représente pour la changer. Qu’il puisse se faire entendre sur cette base à travers notre candidature par son vote pour ceux de ses membres qui en ont la possibilité. Sur cette base également, il faudrait qu’il y ait des élus de ce camp, des conseillères et conseillers municipaux qui seraient au conseil municipal et dans les activités municipales les représentants de leur classe, jouant le rôle de ses oreilles et de son expression. DM

 

Argenteuil, bilan municipal 2020-2026, emploi, entrepreneurs, entreprise, une victoire sur toute la ligne ? dans le Bilan municipal 2020-2026 (13). À voir bien sûr.

 

À Argenteuil, on entreprend, on réussit… puisqu’on vous le dit

 

Et lui, perdu de vue ?

La double page du Bilan municipal destinée à rapporter les efforts de la municipalité pour la création d’entreprises et l’emploi est intitulée : « Ici on entreprend et on réussit ! » Je ne sais pas si l’action municipale dans ce domaine est une réussite, mais les deux pages, après les précédentes qui sont construites de la même façon « réussissent » à vous donner sinon le mal de tête, au moins le tournis. Des chiffres en veux-tu en voilà.

         Comme si on pouvait douter de la volonté municipale de stimuler la réussite individuelle, la création d’entreprise, et la création ou le retour à l’emploi. Des travailleurs et différentes structures évoquées travaillent à cela. Notre souci n’est pas là. On aimerait simplement connaître le résultat, en particulier sur le plan du chômage dans la Ville et son évolution. Qu’au moins, on puisse mesurer peut-être l’efficacité des efforts des services communaux et de la municipalité elle-même, même si l’action municipale n’est là qu’un des facteurs, et loin d’être le plus déterminant, d’un problème très complexe comme chacun sait.

         Pour en revenir aux chiffres, le Bilan nous indique page 15 qu’il y aurait sur la Ville 43 400 emplois privés. Vous tournez la page, et n’y en a plus que 20 000 ! Une déperdition en une page de 23 400 emplois, c’est tout de même grave. Un bogue, mais cela crée immédiatement de la suspicion sur les autres éléments du déluge de chiffres.

         Il y a une structure qui n’est nulle part mentionnée dans le Bilan. Le fameux Conseil Économique d’Argenteuil. Il avait pourtant été mis en place avec tambour et trompettes en 2016, d’autant plus qu’il avait été l’occasion d’une bonne prise pour la municipalité dans le camp d’en face pour sa présidence. Alors, que devient-il ? On s’inquiète. Sa page Facebook s’arrête en août 2021… DM (À suivre. Argenteuil, la petite l’enfance, les tout-petits, l’école, dans le Bilan de la municipalité 2020-2026. Oui ils devraient tous avoir droit au meilleur (14) Le 17.8.25.