Le camp des travailleurs
La posture habituelle de tous les candidats à notre exception est d’affirmer qu’avec eux, ça sera mieux. Argenteuil sera plus grande pour les uns ou plus belle pour les autres. Dans le meilleur des cas, c’est un conte qu’ils nous racontent. Les communes sont prises à la gorge par de multiples contraintes, venant de l’extérieur, celles des banques, des promoteurs, des structures de l’État, de la conjoncture, et d’autres, celles venant des habitants eux-mêmes, avec leurs conditions matérielles et morales, leurs problèmes, les limites de leur organisation collective et de leur volonté de prendre la parole. Je le répète, dans le meilleur des cas, les possibilités de réalisation municipale sont extrêmement limitées.
Et il est significatif que ces candidats qui promettent le bonheur pour la Ville s’ils sont élus ignorent cet état de sa population, celle d’une ville très populaire. S’ils l’évoquent, c’est de manière tout à fait marginale. Ce n’est pas leur point de départ, cette nécessité incontournable pourtant de faire un état des lieux du monde du travail qui marque notre ville. Quelle est la situation du monde du travail ? Ses difficultés ? Son moral ? Ses espoirs ?
C’est à cela que nous nous intéressons, nous. Nous voulons exprimer ce camp, ce camp des travailleurs, sa situation mais aussi la force qu’il représente pour la changer. Qu’il puisse se faire entendre sur cette base à travers notre candidature par son vote pour ceux de ses membres qui en ont la possibilité. Sur cette base également, il faudrait qu’il y ait des élus de ce camp, des conseillères et conseillers municipaux qui seraient au conseil municipal et dans les activités municipales les représentants de leur classe, jouant le rôle de ses oreilles et de son expression. DM

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