mardi 23 décembre 2025

Uranium du Niger : les bandits crient au voleur

Un expert en la matière

 

Mine d'Arlit (crédit photo : capture d'écran RFI)

Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête pour vol en bande organisée, portant sur 160 millions d'euros d'uranium nigérien.

Cette année, le régime nigérien a nationalisé les mines d'Arlit, exploitées jusqu'alors par le groupe français Orano. Une cargaison d'uranium serait sur le point d'être vendue à la Russie. Aux yeux d'Orano et de la « justice » française, il s'agirait d'un vol !

Mais depuis la découverte d'uranium au Niger en 1957, la France a toujours conservé la mainmise sur les ressources de son ancienne colonie. Résultat de ce pillage : d'un côté, l'uranium nigérien fait tourner les centrales nucléaires françaises ; de l'autre, 80% de la population du Niger sont privés d'accès à l'électricité.

L'impérialisme français peut bien crier au voleur, il est expert en la matière. 

Argenteuil, l’urgence d’une rénovation en urgence du foyer ADOMA du boulevard Karl Marx

 

Une solution urgentissime pour certains aspects, avant une rénovation d’ensemble


 

 

La situation du bâtiment dans les mains d’ADOMA au 4 du boulevard Karl Marx réclame une intervention urgente pour résoudre des questions de sécurité de surveillance, de sécurité au niveau du bâtiment lui-même, des installations électriques en particulier, et d’hygiène. La vidéo que le député LFI Paul Vannier a posté sur Facebook (cf. lien ci-dessous) donne une idée révoltante de ce que les locataires connaissent. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la disparition de frigos (si j’ai bien compris) qui n’ont pas été remplacés.

         Certes, très discrètement, ce foyer occupé pour l’essentiel par des « chibanis », ces vieux travailleurs isolés qui ont tant apporté, connaît depuis longtemps une situation à l’écart de tout, et en particulier de l’intérêt du propriétaire et « gestionnaire, mais aussi des autorités administratives.

         Lisez le texte qui inaugure le bilan 2024 ci-dessus de cette association qui ose appeler « résidence sociale » ce lieu largement abandonné. Un abandon prémédité ? Au vu des projets municipaux sur cet espace Guienne-Héloïse dont ce fin bout du boulevard Karl Marx relève ?

         Quant aux autorités communales et préfectorales, elles sont promptes habituellement à intervenir à Argenteuil lorsqu’il s’agit, disent-elles, de conditions d’hygiène, de sécurité, et d’habitat indigne intolérables. Les voilà en tout cas informées et mises eu pied du mur sur la situation de ce foyer de vieux travailleurs.

         Des mesures urgentissimes s’imposent. En tout cas, le mouvement ouvrier d’Argenteuil doit suivre de très près une situation qui concerne directement notre classe. DM

 

Lien de la vidéo : https://www.facebook.com/search/top?q=paul%20vannier&filters=eyJyZWNlbnRfcG9zdHM6MCI6IntcIm5hbWVcIjpcInJlY2VudF9wb3N0c1wiLFwiYXJnc1wiOlwiXCJ9In0%3D

lundi 22 décembre 2025

« Debout les damnés de la terre ! » (L’Internationale). Yves Cottençon, un travailleur debout jusqu’au bout

 


 

La grande salle du funérarium du beau cimetière du Père-Lachaise était comble jeudi en début d’après-midi. Ses camarades de Lutte ouvrière, de la Snecma, d’Argenteuil, nous étions là, ensemble, avec Arlette Laguiller aussi, pour rendre un hommage bien particulier à notre camarade Yves auxquels les témoignages exprimés devant tous ont retracé le parcours et l’homme que nous connaissions.

         Un militant de caractère, décidé, réactif, pour lesquels les choix étaient définitifs. Celui d’être un militant ouvrier qui partout où il alla laissa une trace militante. Citroën, Renault, la Snecma. Celui de l’amitié. Ses potes rencontrés en Allemagne lors du service militaire et qui 50 ans plus tard étaient là pour parler de leur pote à jamais. Celui de sa famille. Le jour il décida que cela serait avec Virginie, les deux enfants de cette dernière furent les siens, ses enfants.

         Yves va bien sûr nous manquer, maillon de la grande chaîne militante pour changer le monde. Un camarade de l’histoire ouvrière. Elle continue. Il nous faut trouver les Yves de demain à qui les uns et les autres dans nos âges nous raconterons ceux qui les ont précédés et qui leur ont permis de connaître ce chemin de confiance si malmené par le stalinisme dans les capacités de la classe qui œuvre, la classe ouvrière. DM