lundi 1 décembre 2025

CEE : Contrat d’Extorsion Énergétique

Quand ils ne veulent pas prendre sur leurs profits…

 

 

Les prix de l’énergie, qui n’ont cessé d’augmenter depuis plusieurs années, vont passer un nouveau palier en 2026. Cette fois, les géants de l’énergie accusent les CEE (certificats d’économie d’énergie).

         Depuis 2005, les énergéticiens sont tenus de financer des solutions d’économies d’énergie – isolation, changement de vieille chaudière, etc. - via les CEE, et la quantité économisée augmente par paliers.

         Ce que les grandes entreprises du secteur répercutent sur les prix : déjà plus de 10 centimes par litre d’essence sans plomb, et cela devrait encore monter de 6 centimes.

         Économiser l’énergie en empêchant les plus pauvres d’en consommer, il fallait y penser !

 

Argenteuil, ligne J, une situation sans véritables possibilités alternatives en cas de grave problème

 

Cul-de-sac !

 

Terminus des Courtilles de la 13 : Argenteuil non loin !

Lors de la sombre soirée à la gare Saint-Lazare de mercredi dernier, les informations diffusées par la sonorisation de la gare proposaient aux voyageurs des solutions alternatives pour pouvoir rentrer chez eux. Si pour plusieurs destinations, le retour par la gare du Nord était proposé, pour beaucoup d’autres c’est surtout le métro et le RER ligne A qui étaient privilégiés.

         Pour les voyageurs d’Argenteuil, il n’y avait rien, aucune solution alternative. Oui bien sûr, il était possible de rejoindre Asnières-Gabriel Péri et prendre le 140… mais dans quelles conditions de transport et en combien de temps !

         Argenteuil demeure au niveau du transport le cul-de-sac historique qu’il a été. S’il bénéficie d’un lien direct avec Paris en 10 minutes lorsque tout va bien, c’est la catastrophe lorsqu’il y a un gros pépin. Ni jonction au centre d’Argenteuil par le tramway. Ni terminus de métro, alors que la possibilité en existe.

         La branche par Asnières de la ligne 13 s’arrête près du port de Gennevilliers, au terminus des Courtilles.

         Bref, à quand le prolongement de cette ligne ? L’ex-zone industrielle de la gare est pourtant disponible pour un tel prolongement. DM

dimanche 30 novembre 2025

Universités : un sondage scandaleux

Universités : un sondage scandaleux

Un sondage sur l’antisémitisme dans les universités a été commandé à l’IFOP par le ministère de l’Enseignement supérieur. Sa méthode a fait réagir jusqu’aux présidents d’université, pourtant habitués à relayer la politique ministérielle, qui ont refusé de le cautionner en raison « de sa conception et des questions posées ».

Publié le 26/11/2025

 

Présenté comme destiné à mesurer l’évolution de l’antisémitisme dans les universités, le sondage est en fait orienté pour alimenter la campagne qui a commencé dans les semaines suivant l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 : en qualifiant d’antisémites à la fois les agressions contre des Juifs et les prises de position contre les massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza, une grande partie de la classe politique, Macron en tête, cherche à discréditer l’opposition à la politique de l’État d’Israël et de ses soutiens.

Ainsi, le sondage mélange des questions sur les préjugés antisémites et des questions sur la situation au Moyen-Orient. Il fait d’ailleurs lui-même l’amalgame entre Israël et les Juifs en général, ce dont il accuse les opposants à la politique israélienne. Ainsi, le participant au sondage doit choisir entre qualifier Israël de « pays puissant qui mène une politique agressive vis-à-vis de ses voisins » ou de « petit pays qui se défend contre des pays voisins, dont certains souhaitent le détruire ». Il faut aussi se déterminer sur les principales causes de l’antisémitisme en France qui ne peuvent être, selon les auteurs du sondage, que « le rejet, la haine d’Israël », « le complotisme », « les idées d’extrême gauche », « les idées d’extrême droite » ou « les idées islamistes ». À cela s’ajoute la question : « Selon vous, quel est le groupe ethnique ou religieux qui est le plus largement victime d’actes violents en France », qui indique comme choix possible les musulmans, les Roms, les catholiques, les Noirs ou les Juifs ; quelle question !

Enfin, il est aussi demandé si l’on a une « très bonne, assez bonne, assez mauvaise ou très mauvaise image » des Israéliens « en tant que peuple », si les responsables du conflit sont « avant tout les Israéliens », « avant tout les Palestiniens », ou « autant les uns que les autres » ; rien n’est proposé au sondé qui refuserait de mettre tous les Israéliens ou tous les Palestiniens dans le même sac.

Suite à l’opposition qui s’est exprimée dans les universités, l’enquête sera peut-être abandonnée.

Elle n’en juge pas moins la malhonnêteté intellectuelle des responsables politiques qui s’érigent en héros de la lutte contre l’antisémitisme, et veulent en réalité faire taire ceux que le génocide à Gaza révolte et qui l’expriment sur leurs lieux de travail et d’études.

                                                       Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2991)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 

Aujourd’hui dimanche 30 novembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 1er décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

Ukraine : Les dirigeants européens veulent leur part

 Les dirigeants européens veulent leur part

Dès la parution du document de Trump sur l’Ukraine, la « coalition des volontaires » – soit une grande partie des dirigeants européens – est montée au créneau.

Publié le 26/11/2025

La coalition a crié que son plan faisait la part trop belle à Moscou, qu’aucune paix ne pouvait se conclure en Ukraine, dans le dos de son gouvernement, et de l’Union européenne. Pour Macron, il faut « la paix, pas une capitulation ».

L’ancien président Hollande y est allé de sa déclaration sur « le plan de Trump pour l’Ukraine [qui] réduit l’Europe au rang de spectatrice assiégée ». Pour avouer crûment que, dans l’affaire, l’UE ne compte pour rien, il faut comme lui se trouver en semi-retraite forcée. Mais le problème, pour les dirigeants européens qui sont encore aux affaires, est qu’ils auraient bien du mal à reconnaître, devant leur opinion publique, qu’ils ne décident pas grand-chose. De surcroît, il leur faudrait admettre que, bon gré mal gré, ils vont devoir s’aligner sur ce que veut Washington. Autrement dit, ils vont devoir avaliser un accord dans lequel le régime ukrainien a perdu beaucoup de sa valeur dès que ses parrains américains ont trouvé à défendre leurs intérêts sans lui, voire contre lui. Et cela d’autant que le pouvoir ukrainien, qu’eux et leurs compères européens encensaient, dont ils disaient qu’on devait le soutenir à tout prix, est si affaibli par les affaires de corruption à grande échelle, que Zelensky pourrait devoir céder sa place un de ces jours. Cela pourrait être, par exemple, à son prédécesseur, le milliardaire Porochenko, qui se permet, en pleine guerre, d’appeler à la démission du gouvernement Zelensky.

En fait, les dirigeants européens sont surtout mortifiés de voir poindre un accord dans lequel ils sont les parents pauvres et où les trusts américains – et russes – se tailleront une grosse part du gâteau. Mais la diplomatie et les diplomates peuvent servir à masquer la brutalité des rapports de force, et de leur expression. Pour faire passer la pilule, et permettre aux puissances impérialistes de second rang de ne pas trop perdre la face, Trump a concédé que ses alliés pouvaient discuter de son plan, et même – il faut bien ménager leur ego – « l’améliorer ».

Les dirigeants européens et Zelensky ne tarissent donc pas maintenant de qualificatifs sur les « progrès », les « avancées » obtenues : le texte, devenu « meilleur », pourrait encore être « amélioré ». Jusqu’à ce que Trump siffle la fin de la partie ? À moins qu’il n’y voie l’occasion, en soufflant le chaud et le froid, d’obtenir… quelques concessions de Poutine, dont il pourrait se prévaloir à grands coups de trompe.

Si après cela Trump ne se trouve pas en bonne place pour le prix Nobel de la paix 2026, c’est à n’y rien comprendre. Quant aux Macron, Merz en Allemagne ou Starmer en Grande-Bretagne, ils pourront toujours prétendre qu’ils ont œuvré eux aussi à la « paix ». Mais sans oublier, tel Macron, de dire que « sans éléments de dissuasion, les Russes reviendront ». Pour qui n’aurait pas compris : il ne faudrait pas qu’un cessez-le-feu mette en péril la « commande historique » de 100 Rafale et autres engins de mort, signée par Zelensky durant sa visite à la base aérienne de Villacoublay. Pour les marchands de canons et les dirigeants impérialistes, qui sont leurs commis, la paix qu’ils préfèrent est souvent celle des cimetières.

                                                               P. L. (Lutte ouvrière n°2991)