vendredi 3 octobre 2025

Argenteuil, petites livraisons, galère pour les livreurs, inconvénients pour tous. À surmonter.

 

Une expérience vécue par tous. Je livre ici… mes impressions

 

 

D’année en année, les achats en ligne ont considérablement augmenté. Entre 2005 et 2025, le nombre d'acheteurs dans le pays se faisant livrer a ainsi augmenté de +175,5%.

         Le secteur de la livraison présente un certain nombre de caractères, pour le meilleur et pour le pire.

         Les conditions des livreurs relèvent du pire. Des forçats de la livraison payés au lance-pierre. Pour obtenir un salaire qui permette de s’en sortir au minimum, il faut livrer le plus vite possible. Pas question d’aller se garer correctement à des centaines de mètres. Vite, la course doit prendre le moins de temps possible, quitte à poser des problèmes pour la circulation des voitures.

         Sorties de parking et rues bloquées un moment participent à l’énervement général.

         À Argenteuil en tout cas, les édiles n’ont pas pris encore la mesure du problème. Toute rénovation de voie normale devrait dorénavant tenir compte du problème par l’installation d’aménagements pour permettent une livraison rapide sans autre problème. DM

jeudi 2 octobre 2025

Lecornu : budget surprise mais sans mystère

Lecornu : budget surprise mais sans mystère

Trois semaines après sa nomination comme Premier ministre, Sébastien Lecornu laisse filtrer au compte-gouttes quelques orientations de son futur budget. S’il lui faut se différencier de Bayrou sur la forme, le fond reste évidemment le même, servir le patronat.

Publié le 01/10/2025

 

Pour soigner la rupture de façade, Lecornu a abandonné la suppression des deux jours fériés annoncée par Bayrou, et a promis la fin des privilèges à vie des anciens Premiers ministres. Mais, il s’est également empressé de confirmer dans une interview au Parisien qu’il refusait l’impôt symbolique sur les riches que proposait le Parti socialiste : il n’y aura ni taxe Zucman ni retour de l’ISF.

L’Élysée a annoncé dimanche le gel de sa dotation, puis, lundi, Matignon le gel des dépenses de fonctionnement : même pas une goutte d’eau dans la mer. Là où le plan d’attaque de Bayrou cet été correspondait à un objectif de déficit de 4,6 %, Lecornu annonce qu’il vise 4,7 %, autant dire la même chose. Il n’est pourtant pas pressé de détailler son budget car il s’agira de décrire la manière de présenter la facture aux classes populaires : en diminuant les budgets de la santé, des écoles ou autre, en augmentant le nombre de jours travaillés comme le voulait Bayrou ? Sans doute tout cela à la fois. Alors que de plus en plus de travailleurs expriment qu’ils n’en peuvent plus, et que les annonces de Bayrou avaient suscité une émotion dans les couches populaires au point de faire discuter du 10 septembre tout l’été, Lecornu marche sur des œufs et ne veut pas mettre le feu aux poudres.

De plus, faire voter le budget nécessite soit les voix des députés de la gauche, soit celles du RN ou, à tout le moins, leurs abstentions bienveillantes. Mais les partis d’opposition, tout respectueux qu’ils soient de la continuité gouvernementale, ont tout intérêt à se positionner contre Macron, et donc contre Lecornu, en vue des prochaines élections.

Le Premier ministre ne pourra pas sursoir éternellement. Alors que le patronat claironne sur tous les tons : « Ce n’est pas à nous de payer » et « par ici la monnaie », il s’agit de faire payer les classes populaires, et pour cela de trouver des ministres, de présenter un budget et de le faire voter. Si Lecornu n’y parvient pas, un autre sortira du chapeau, avec ou sans dissolution, avec la même mission.

                                                        Lucas Pizet (Lutte ouvrière n°2983)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 3 octobre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 4 octobre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 5 octobre, de 10 h.25 à 10h.55 devant l’Intermarché du centre,

 de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 6 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

Palestine : quand les faiseurs de guerre parlent de paix

L’impérialisme, c’est aussi la dictature, selon les maîtres

 


Trump et Netanyahou ont annoncé un plan de paix pour Gaza, conditionné au démantèlement du Hamas et à la libération de tous les otages ; tout en préparant la poursuite de la guerre, tout de suite si le Hamas refuse ce plan, ou plus tard quand l’armée israélienne le décidera.

         Ce plan, s’il ne reste pas lettre morte comme les précédents, instaurerait une paix impérialiste : Gaza et la Cisjordanie seraient alors gouvernées par ceux que les États-Unis auront choisi, sans que la population palestinienne ne puisse choisir son sort.