mercredi 1 octobre 2025

Sarkozy, ses soutiens et leur géométrie variable

Tolérance zéro et tolérance Sarko

 

 

Ceux qui défendent Sarkozy crient à l’injustice et s’en prennent aujourd’hui à « l’exécution provisoire » qui veut qu’un condamné aille en prison, même s’il fait appel.

         Pourtant, la grande majorité des condamnés sont soumis à ce type de décision, sans compter ceux qui sont en détention provisoire, donc avant jugement. Et ils n’ont pas de dizaines de journalistes et de politiciens pour les défendre.

         Ce qui indigne Sarkozy, Le Pen et leurs soutiens, c’est que, pour une fois, la justice ne punisse pas que les pauvres.

 

Le permis n’est pas permis

 

Cher permis

 

 

Les gérants d’auto-écoles et les examinateurs du permis de conduire protestent contre le manque d’inspecteurs du permis, qui entraîne la pénurie de places d’examen pour les candidats, donc des délais d'attente très importants.

         Cette situation ne fait que s’aggraver. Dans un monde où savoir conduire une voiture est indispensable, ne serait-ce que pour une raison de sécurité publique, la moindre des choses serait que cet apprentissage soit gratuit et organisé par la société afin que tous y aient accès.

Dassault : Mélenchon au garde à vous

« Intérêt national » = intérêt du Capital

 

 

« Soutien à Dassault dans le refus de se mettre à disposition de l’Allemagne (…). Priorité à l’indépendance et à la souveraineté pour se défendre. » C’est ainsi que Mélenchon apporte son soutien à l’avionneur français dans sa querelle avec Airbus pour savoir qui aura la main dans la construction du SCAF, l’avion de chasse européen. Pour Dassault, ce qui importe, ce sont les 100 milliards d’euros prévus pour le projet.

         Derrière les mots indépendance nationale et souveraineté, il y a toujours les intérêts de l’impérialisme et des capitalistes français. Ce sont eux que défend Mélenchon en s’alignant derrière Dassault.

 

Argenteuil, Taverny, quand une commune voisine profite à juste raison de la fermeture qui ne peut plus durer du complexe jean Vilar

 

Une sorte de vases communicants !

 

Les Cinglés, naguère

Le cinéma de Taverny rouvre. À cette occasion, un festival a lieu toute cette semaine. Des projections bien sûr, des animations, et une approche de tout ce qui fait les métiers du cinéma. Il ne manque à l’évènement qu’une foire aux matériels et documents liés au 7ème art. Rien à dire, si vous êtes motorisés en particulier vous pouvez vous y rendre facilement.

         Mais cela nous rappelle qu’il exista à Argenteuil durant des décennies un évènement de cinéma de réputation mondiale, Les Cinglés du cinéma. La neutralisation du complexe Jean Vilar a entraîné sa mort, au grand dam de tous les amateurs venus parfois de très loin.

         Cela nous rappelle également qu’il exista aussi un autre évènement de passionnés, dédié cette fois aux numismates. Il avait lieu chaque année dans le même complexe. La même fermeture a entraîné aussi, cette fois pour sa survie, son déplacement, mais dans des conditions plus réduites, ... toujours à Taverny.

         Des habitants qui rient là-bas, alors que ceux d’ici enragent, il est vraiment temps de rouvrir le complexe Jean Vilar, et de préparer sa réhabilitation. DM

mardi 30 septembre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 septembre 2025

 Tôt ou tard, nous leur donnerons des raisons d’avoir vraiment peur !

 


29 /09/2025

Le monde bourgeois voit rouge. Rendez-vous compte, l’idée de taxer un petit peu les ultra-riches fait son chemin, et la taxe Zucman serait plébiscitée par 86 % des personnes interrogées ! Et, comble de l’horreur, un des fidèles serviteurs de ces riches, l’ex-président Sarkozy, vient d’être condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs !

À entendre le Medef et nombre de politiciens bourgeois, le pays serait sous la coupe de juges rouges et d’économistes « d’extrême gauche ». Quel cinéma ridicule et révoltant !

Connaissez-vous un seul condamné à de la prison invité à se répandre dans la presse comme Sarkozy ? Depuis sa condamnation, ses avocats occupent les plateaux de télévision pour crier au complot et à l’injustice. Mieux, une partie du gratin politicien et médiatique s’insurge pour sauver le soldat Sarkozy, comme s’il s’agissait d’une nouvelle affaire Dreyfus !

Sarkozy et Le Pen ont été en pointe pour exiger une justice plus sévère. Et quoi qu’ils en disent aujourd'hui, les tribunaux sont bien plus durs avec les travailleurs, les pauvres et les jeunes des quartiers populaires qu’avec les grands patrons et les politiciens. La mise sous écrou avant l’appel serait une injustice ? Mais il y a aujourd'hui plus de 20 000 personnes en détention provisoire, qui sont donc dans l’attente de leur procès. Pourquoi Sarkozy ou Le Pen devraient-ils bénéficier d’un sort particulier ?

Le grand patronat étale la même arrogance. Il crie à la spoliation au prétexte que le gouvernement pourrait lui demander de participer, un tout petit peu, au remboursement de la dette.

Le Medef a même appelé à une journée de contestation patronale le 13 octobre. Mais rassurez-vous, il n’y aura pas de manifestations de rue, pas de cortèges de Gilets jaunes griffés Dior ni de black blocs en cagoule Hermès, juste un meeting patronal.

Les capitalistes vont bien, très bien même ! Ils n’ont jamais concentré autant d’argent entre leurs mains. La fortune des 500 premières familles bourgeoises de ce pays a été multipliée par 12 en moins de trente ans. Elle est passée de moins de 100 milliards en 1996 à 1 128 milliards aujourd’hui.

Ils ont amassé ces fortunes par l’exploitation des travailleurs et les profits records de ces dernières années. Et ils les ont arrondies en obtenant des réductions d’impôts et le droit de piller les caisses de l’État comme jamais. Avec les 211 à 270 milliards d’euros d’aides publiques qu’ils ont encaissées, sans contrôle ni contrepartie, ce sont eux qui ont creusé la dette.

Loin d’être à plaindre, cette classe bourgeoise détient tous les leviers du pouvoir. Elle a à sa botte les gouvernements, les administrations de l’État, et l’écrasante majorité des politiciens. Elle a de son côté la police et l’armée. Il en va de même de la magistrature, majoritairement issue de ses rangs et attachée à l’ordre bourgeois. Et au travers des journaux, des chaînes de télé et des réseaux sociaux qu’elle a achetés, elle a le pouvoir médiatique et déverse sa propagande 24h sur 24. 

Tous ces nantis, exploiteurs et parasites, ne sont pas contents d’être critiqués et encore moins de voir certains des leurs atterrir en prison. Mais surtout, ils défendent leurs intérêts : ils veulent continuer à amasser des mille et des cents, malgré la dette, malgré la crise de leur système, malgré la guerre commerciale féroce, et malgré les bruits de bottes qui se multiplient. Et ils feront tout pour que les travailleurs, les retraités, les chômeurs et les malades se résignent aux sacrifices qu’ils exigent.

C’est cette politique patronale que Lecornu doit mettre en musique. S’il n’arrive pas à constituer une majorité et un gouvernement, la tâche reviendra à son successeur.

Alors, les travailleurs doivent organiser une contre-offensive d’ampleur. C’est ce qu’ont commencé à faire ceux qui se sont mobilisés les 10 et 18 septembre. Il faut trouver le moyen de continuer.

Après s’être précipitées à Matignon le 19 septembre, les confédérations syndicales ont dû reconnaître que Lecornu n’avait que des coups à proposer aux travailleurs. Elles appellent donc à une nouvelle mobilisation jeudi 2 octobre. C’est une occasion à saisir pour se faire entendre au moins autant que le patronat.

Aujourd'hui, la bourgeoisie crie avant d’avoir reçu les coups qu’elle mérite. Mais arrivera le moment où les travailleurs auront la volonté de lui arracher sa fortune mal acquise et la feront tomber de son piédestal. Et ce jour-là, oui, la bourgeoisie aura une bonne raison de mourir de trouille !

                                                                                   Nathalie Arthaud