mardi 15 juillet 2025

Argenteuil, Grande distribution du Centre Côté Seine, clients et travailleurs agités dans tous les sens

Le grand Monopoly capitaliste

 

On prend une autre enseigne et on recommence : gâchis pour tous

Carrefour a racheté il y a peu de temps le supermarché Casino du Centre commercial Côté Seine. On change l’enseigne, sans doute avec bien des choses, et les travailleuses et travailleurs à qui on n’a rien demandé changent de patrons. Mais voilà, quelques mois seulement après le changement d’enseigne, rebelote, un nouveau changement est dans les clous. Ce magasin Carrefour, ex-Casino, va tomber dans l’escarcelle d’Intermarché. L’enseigne va à nouveau changer, les travailleuses et travailleurs à qui on n’a rien demandé vont encore changer de patron. 

         L’affaire n’est pas tout à fait finalisée. Mais elle a de quoi déjà donner le tournis aux travailleurs ainsi qu’à la clientèle.

         Cela fait suite à un accord avec l'Autorité de la concurrence (ADLC). La proximité directe avec le Carrefour Sannois et celui de Sartrouville faisait tout de même un peu désordre.

         Oui, mais il y a un Intermarché à 800 mètres, et un autre, celui de la Cité Joliot-Curie, à cinq minutes en voiture de Côté Seine ?

         On peut craindre que ce ne soit pas le dernier épisode pour cet aspect local du grand Monopoly capitaliste. DM

 

lundi 14 juillet 2025

Aides aux entreprises : quand on aime, on ne compte pas

Aides aux entreprises : quand on aime, on ne compte pas

Une commission sénatoriale, s’est penchée sur les aides aux grandes entreprises et a rendu son rapport le 8 juillet.

Publié le 09/07/2025 

 

Les patrons d’une trentaine de ces grands groupes, ainsi que divers hauts fonctionnaires et un ministre, se sont donc succédé devant les sénateurs, suivis par l’homme le plus riche du pays, Bernard Arnault, qui, à tout seigneur tout honneur, est passé le dernier. Jouant le jeu, ces grands patrons, invités par la commission à « apporter leur regard sur les aides publiques aux entreprises » se sont montrés fort aimables, assurant être très contents d’être là. Le PDG de Total, dont le groupe compte 20 milliards d’euros de bénéfices, et est connu pour n’avoir pas payé le moindre euro d’impôt en France pendant des années, a même proclamé les Français « légitimes à savoir ce que devient leur argent ! »

Les patrons pouvaient bien raconter ce qu’ils voulaient sur les subventions reçues, et ne s’en sont certainement pas privés, vu l’absence de toute information fiable de la part de l’administration. Ses représentants ont, en effet, tous indiqué que personne n’est chargé d’évaluer ce que font les entreprises des aides qui leur sont versées, que personne n’a non plus la moindre idée, concernant par exemple les entreprises touchant le Crédit impôt recherche, du nombre ou même de l’existence de chercheurs en leur sein.

L’histoire des contrôles de Sanofi, qui s’est débarrassé du Doliprane immédiatement après avoir touché des subventions, est édifiante. Ils ont été effectués, en tout et pour tout, par trois agents de l’Inspection générale des finances, qui n’ont « absolument pas l’habitude » d’un tel travail. Enfin, on a pu apprendre que la mission des trois agents Sanofi rendait pendant ce temps totalement impossible tout contrôle d’une autre entreprise !

Quant au montant global de ces subventions aux capitalistes les plus riches, les évaluations proposées aux sénateurs, ont varié de 70 à 250 milliards d’euros, soit entre 12 et 43 % des dépenses totales de l’État, une bagatelle qui ne justifiait vraiment pas de s’accorder sur un chiffre un peu plus précis...

Le nombre de dispositifs d’aide est d’ailleurs évalué à 2 200, chaque gouvernement s’empressant d’en ajouter à ceux existant déjà. Mais alors que le gouvernement a annoncé la recherche de 40 milliards d’euros à économiser, toute dépense utile à la population travailleuse est l’objet de continuels et médiatiques questionnements. L’absence de chiffres concernant les milliards distribués aux grands groupes, montre que la fonction de l’argent public est de gonfler les profits et celle de l’État de servir les capitalistes.

                                                       Loïc Monier (Lutte ouvrière n°2971)

 

Macron en Angleterre : marche militaire

 

Direction toute, l’armement et la guerre

 

Entente cordiale…

À l’issue de la visite de Macron en Grande-Bretagne, après les ronds de jambes et les carrosses dorés, les gouvernements français et britannique ont annoncé une coopération renforcée, notamment dans le domaine militaire.

         Ils ont affirmé, sans rire, qu’ils allaient renforcer le nucléaire militaire - pour eux - tout en agissant pour la non-prolifération des armes de ce type - pour les autres. Ils comptent également renforcer la production de missiles fabriqués par MBDA, la commande de missiles de croisière, et le développement de plusieurs autres armes de guerre.

         Quand les brigands s’arment jusqu’aux dents, c’est toujours contre les travailleurs.