Montchalin :
un vrai danger public
Dimanche 27 avril, la
ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé l’intention du
gouvernement de supprimer ou fusionner un tiers des agences et des opérateurs
de l’État.
Publié le 29/04/2025
Même si la ministre est restée
floue sur les agences qui seraient concernées, certaines avaient déjà été
citées, notamment celles consacrées à la recherche scientifique, comme le
Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou l’Institut national de
la santé et de la recherche médicale (Inserm). D’autres, comme l’Office
national des forêts (ONF) ou l’Agence nationale de sécurité sanitaire de
l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) travaillent dans des
domaines liés à l’environnement.
Tout en promettant de ne pas
toucher aux universités, la ministre revendique de vouloir « faire du ménage
dans notre organisation » et réduire le nombre d’emplois publics. Elle
promet des annonces plus précises quand elle sera auditionnée par le Sénat, à
la mi-mai, mais n’a visiblement pas pu attendre pour entonner le refrain
anti-fonctionnaires habituel, qui évoque les dizaines de milliers de salariés
payés par l’État et dont le travail serait inutile.
Cette énième attaque contre les
travailleurs est aussi une proclamation d’irresponsabilité de la part du
gouvernement, qui promet ainsi d’aggraver la pénurie de moyens des organismes
de recherche et de surveillance scientifique et médicale.
Montchalin prétend réduire les
dépenses et supprimer des postes inutiles. Elle économisera peut-être quelques
milliards que le gouvernement s’empressera de transformer en dépenses « utiles
», consacrées à l’augmentation des budgets militaires ou aux aides aux grandes
entreprises. C’est que servir la soupe aux capitalistes et à leurs actionnaires
est la seule utilité de ce personnel politique.
Nadia
Cantale (lutte ouvrière n°2961)