dimanche 4 mai 2025

Accord USA-Ukraine : le pillage annoncé

 

Partenariat… entre l’assassin et sa victime consentante

 

Un poing du style poing dans la g…

Les États-Unis et l'Ukraine ont signé un accord qui donne aux sociétés américaines un accès aux ressources naturelles ukrainiennes. Ce que Scott Bessent, ministre des Finances de Trump, présente comme un « accord historique de partenariat » est un accord de pillage obtenu le revolver sur la tempe. Les trusts américains vont pouvoir piller les ressources de l’Ukraine : extraction de minerais, de pétrole et de gaz, ainsi que les chantiers de reconstruction.

         Les véritables enjeux de la rivalité entre grandes puissances en Ukraine étaient bien, dès le départ, un partage des richesses du pays entre les capitalistes occidentaux et les oligarques russes représentés par Poutine. C’est pour cela que des centaines de milliers de civils et de soldats ukrainiens et russes sont morts.

Agences et opérateurs de l’État dans le viseur du virus gouvernemental

 Montchalin : un vrai danger public

Dimanche 27 avril, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé l’intention du gouvernement de supprimer ou fusionner un tiers des agences et des opérateurs de l’État.

Publié le 29/04/2025

Même si la ministre est restée floue sur les agences qui seraient concernées, certaines avaient déjà été citées, notamment celles consacrées à la recherche scientifique, comme le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). D’autres, comme l’Office national des forêts (ONF) ou l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) travaillent dans des domaines liés à l’environnement.

Tout en promettant de ne pas toucher aux universités, la ministre revendique de vouloir « faire du ménage dans notre organisation » et réduire le nombre d’emplois publics. Elle promet des annonces plus précises quand elle sera auditionnée par le Sénat, à la mi-mai, mais n’a visiblement pas pu attendre pour entonner le refrain anti-fonctionnaires habituel, qui évoque les dizaines de milliers de salariés payés par l’État et dont le travail serait inutile.

Cette énième attaque contre les travailleurs est aussi une proclamation d’irresponsabilité de la part du gouvernement, qui promet ainsi d’aggraver la pénurie de moyens des organismes de recherche et de surveillance scientifique et médicale.

Montchalin prétend réduire les dépenses et supprimer des postes inutiles. Elle économisera peut-être quelques milliards que le gouvernement s’empressera de transformer en dépenses « utiles », consacrées à l’augmentation des budgets militaires ou aux aides aux grandes entreprises. C’est que servir la soupe aux capitalistes et à leurs actionnaires est la seule utilité de ce personnel politique.

                                             Nadia Cantale (lutte ouvrière n°2961)

La gendarmerie, sa propagande, et l’Éducation nationale

À l’école des gendarmes

Publié le 29/04/2025

On ne pourra pas dire que l’académie de Créteil ne fait rien pour la formation continue des enseignants : elle propose aux professeurs d’Histoire-Géographie, chargés aussi de l’Éducation morale et civique, un stage fin mai à l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale de Melun sur le « maintien de l’ordre ».

Une visite du musée de la gendarmerie est prévue au programme. Montrera-t-elle les forces casquées et armées poussant des ouvriers en grève en dehors de leur usine qu’un patron s’apprête à fermer, ou bien tirant au flashball ou à la grenade sur des manifestants ?

Ou bien les enseignants seront-ils poussés à vanter le rôle de la Gendarmerie mobile à leurs élèves de quatrième et de CAP ?

                                                                  L. D. (Lutte ouvrière n°2961)

 

ST Microelectonics : licencieur et pilleur d’argent public

La poule aux œufs d’or pour le patronat

 

 

L'entreprise franco-italienne STMicroelectronics annonce la suppression de 3 000 emplois dans le monde dont 1 000 en France. En 2023, Macron lui annonçait une aide publique de 2,9 milliards d’euros pour agrandir son usine de semi-conducteurs à Crolles, dans l’Isère, contre la promesse de créer… 1 000 emplois.

         Deux ans plus tard, ST a été lâché par son partenaire américain, GlobalFoundries, rapatrié aux États-Unis attiré par des aides publiques encore plus belles. ST promet que la construction de nouvelle usine est toujours à l’ordre du jour… avec les milliards de l’État.

         Les travailleurs paient deux fois cette guerre économique : par les cadeaux aux capitalistes qui manquent pour les budgets utiles à la population et par les emplois supprimés. Pas d’accord !