vendredi 2 mai 2025

Gaza, Liban, Syrie : la guerre tous azimuts de Netanyahou

Gaza, Liban, Syrie

La guerre tous azimuts de Netanyahou

Pendant que les Palestiniens continuent de compter leurs morts à Gaza, plus de 2 200 depuis la rupture du cessez-le-feu du 18mars, et plus de 52 300 depuis le 7octobre 2023, larmée israélienne bombarde le sud du Liban, et la zone frontalière syrienne.

Publié le 29/04/2025

Au Liban, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27novembre après deux mois de guerre, l’armée israélienne mène régulièrement des attaques, les justifiant par la menace que le Hezbollah ferait peser sur Israël. Le 22 avril, l’armée israélienne affirmait avoir tué 140 combattants du Hezbollah depuis la mise en place du cessez-le-feu. Ses bombardements auraient provoqué la mort d’au moins 71 civils selon l’ONU. Le ministère des Affaires étrangères libanais a condamné l’attaque du 27avril qui a touché « une zone densément peuplée de la banlieue sud de Beyrouth, et a provoqué la panique parmi les civils et des dégâts matériels ». La population est menacée quotidiennement. Le journal Le Monde citait le témoignage d’un habitant de Zibqine dans le sud du pays, en colère car « ils se sont foutu de notre gueule ». « Évidemment que le cessez-le-feu n’a pas mis fin à la guerre avec Israël », a-t-il lâché, ajoutant avoir peur d’aller cultiver son terrain à cause des bombardements. Et en effet, en dépit des conditions du cessez-le-feu qui prévoyaient un retrait complet de l’armée israélienne des régions méridionales du Liban, elle continue d’y occuper plusieurs positions.

En Syrie, l’armée israélienne poursuit l’occupation du plateau du Golan, qu’elle a élargie début décembre 2024 à la chute du régime de Bachar al-Assad, ainsi qu’une zone frontalière et des territoires dans le sud-ouest de la Syrie, incluant la ville d’Al-Quneitra. Ces opérations terrestres se sont accompagnées d’une campagne de bombardements aériens intensifs sur les infrastructures et les sites militaires syriens. Netanyahou n’a pas caché vouloir s’implanter durablement dans le sud de la Syrie afin de créer une « zone de sécurité » démilitarisée le long de la frontière.

L’État israélien mène une guerre tous azimuts sans que cela provoque la réaction des dirigeants impérialistes pourtant prompts à s’indigner quand il s’agit de l’Ukraine. Le ministère des Affaires étrangères libanais a appelé « les pays qui parrainent l’accord de trêve à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses attaques répétées et à ses violations de la résolution 1701 », une exhortation dont on peut être sûr qu’elle ne sera pas suivie d’effet. L’armée israélienne veut entretenir la peur, le sentiment de n’être en sécurité nulle part parmi les peuples de la région, pour les écraser toujours. Comme Biden avant lui, Trump et les autres dirigeants occidentaux n’ont rien à redire à cela, bien au contraire. Tous savent qu’un tel gendarme dont ils se sont assuré la fidélité, est bien utile pour maintenir leur domination.

                                                          Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2961)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 2 mai, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 3 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 4 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 5 mai, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Emplois supprimés, profits préservés, le capitalisme !

Les profits n’ont pas été laminés. Leur moral est d’acier

 


 

ArcelorMittal vient d’annoncer la suppression de 600 postes en France. Ce serait la faute de la concurrence chinoise.

         Mais où est-il écrit que les travailleurs devaient faire les frais de la concurrence que se livrent les capitalistes ? ArcelorMittal fait des profits : ils ont même augmenté de 45 % en 2024 pour atteindre 1,34 milliard d’euros. Et il n’y aurait pas là de quoi maintenir les emplois et augmenter les salaires ?

 

 

ArcelorMittal – Dunkerque : Les travailleurs face aux attaques patronales

ArcelorMittal – Dunkerque : Les travailleurs face aux attaques patronales

L’usine ArcelorMittal de Dunkerque compte 3 200 travailleurs, plus environ 1 500 travailleurs de la sous-traitance. L’usine de Dunkerque fournit en acier tous les sites du groupe dans la partie nord de la France et jusqu’en Lorraine.

Publié le 29/04/2025

 

 

Photo Houda Benallal

Le groupe ArcelorMittal a annoncé la suppression d’environ 600 emplois sur sept sites industriels en France : Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire. L’annonce fait suite à d’autres attaques depuis plusieurs mois : en septembre 2024, la direction du site de Fos-sur-Mer a annoncé une réduction de 10 % des effectifs et la fermeture d’un des deux hauts- fourneaux. En novembre, le groupe a annoncé la fermeture des sites de Reims et Denain ; puis en décembre, des suppressions d’emploi sur ses sites de Bourg-en-Bresse, Strasbourg et Valence.

À l’usine de Dunkerque, la direction veut supprimer 155 emplois dans les « fonctions supports », les services comptabilité, ressources humaines et achats. Il est prévu de délocaliser ces emplois sur des sites en Inde et en Pologne. En production, la direction veut supprimer 177 emplois, répartis dans tous les secteurs. La direction y officialise ainsi le sous-effectif qui devenait la règle depuis plusieurs mois. Les équipes incomplètes, les appels des chefs pour venir faire des postes supplémentaires, la difficulté de prendre ses repos sont habituels et le patron voudrait que tout cela devienne la norme.

Cette attaque contre les travailleurs d’ArcelorMittal se double d’une attaque contre ceux de la sous-traitance. Depuis un an, la direction a imposé une baisse de 10 % des contrats concernés qui, de plus, sont signés pour des périodes de plus en plus courtes. Du coup, les travailleurs sont moins nombreux sur les chantiers, et les embauches qui étaient annoncées ne sont dorénavant plus possibles, selon les patrons. Ainsi, la direction d’Onet se permet de dire que les travailleuses du ménage embauchées ne craignent rien, ce qui sous- entend qu’elle va mettre fin aux contrats d’intérim.

Sur le même site de Dunkerque, une autre usine sidérurgique, Dillinger, a annoncé des attaques, à quelques jours d’intervalle. Dillinger est essentiellement présent en Allemagne et Mittal en est actionnaire. La direction de Dillinger Dunkerque voudrait économiser 700 000 euros sur les salaires des postés. De plus, elle a proposé des « boîtes à idées » à l’adresse des travailleurs de l’usine pour économiser 3 millions d’euros sur la production.

Le groupe ArcelorMittal invoque la surproduction d’acier à l’échelle mondiale pour s’attaquer partout aux travailleurs. Fin 2024 le groupe a annoncé la fermeture de deux sites en Afrique du Sud et 3 500 licenciements. Il réalise pourtant des bénéfices colossaux, 36 milliards d’euros depuis 2019. En 2024, le dividende versé aux actionnaires a été de 1,7 milliard d’euros. Pour 2025, il sera augmenté de 10 %.Tout en hurlant à la concurrence de l’acier chinois, la rentabilité de l’acier ArcelorMittal est supérieure à la période qui précède la crise du Covid.

Le carnet de commandes de l’usine de Dunkerque est très rempli pour l’année à venir au point que l’usine cumule même les retards de livraison. Cela est vrai par ricochet pour tous les autres sites du groupe qui sont reliés à Dunkerque. Le haut-fourneau principal de l’usine est en phase de rénovation pour une durée de trois mois. Dans l’usine de Mardyck, située dans l’agglomération de Dunkerque, qui compte presque 1 000 travailleurs, une nouvelle unité de production d’aciers électriques va bientôt démarrer. Tout cela fait que les travailleurs d’ArcelorMittal auraient de puissants moyens d’imposer un rapport de force pour défendre leurs emplois et leurs salaires face aux attaques des milliardaires de la sidérurgie.

                                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2961)