Le 1er
mai vive la lutte internationale des travailleurs pour changer la société !
Publié le 28/04/2025
Qui sait, aujourd'hui, que le 1er
mai tire son origine d’une manifestation ouvrière noyée dans le sang à Chicago
en 1886 ? Qu’en mémoire de ce massacre, les dirigeants des partis ouvriers des
différents pays, rassemblés dans une Internationale, en firent une journée de
lutte et de solidarité des travailleurs par-delà les frontières ?
Chaque 1er mai, tous les ouvriers
du monde étaient appelés à faire grève et manifester avec une revendication
commune, la journée de huit heures, afin que « l’ouvrier cesse d’être un simple
instrument de travail et commence à devenir un homme ».
Pendant des décennies, le 1er mai
fut une journée où il fallait braver la répression patronale et la mobilisation
policière. Il le reste dans de nombreux pays. Mais, en France, pour lui enlever
son caractère combatif, le régime très réactionnaire de Vichy, dirigé par
Pétain, transforma cette journée de lutte en innocente « Fête du Travail ».
Depuis, le 1er mai est un jour férié, chômé et payé.
Cela fait donc longtemps qu’ici,
les défilés du 1er mai n'inquiètent plus la bourgeoisie ni les dirigeants
politiques. Et c’est bien le problème ! En l’absence de luttes et
d’organisations ouvrières dignes de ce nom, le grand patronat et le
gouvernement font ce qu’ils veulent.
Ici, les capitalistes attaquent
méticuleusement nos conditions de travail et de vie. Cette semaine,
ArcelorMittal, malgré plus d’un milliard de bénéfices et 300 millions d’aide de
l’État, vient encore d’annoncer le licenciement de 600 personnes. De son côté,
le gouvernement peaufine une nouvelle attaque à 40 milliards.
Tandis qu’il arrose la
bourgeoisie et les grandes entreprises de milliards de cadeaux fiscaux et creuse
les déficits, il jure que la dette est insoutenable et qu’il faut d’urgence
réduire les dépenses utiles à la population. Et, bien que nous soyons des
millions à nous tuer à la tâche pour un salaire de misère, le gouvernement
estime que nous ne travaillons pas assez !
À l’échelle internationale, les
dirigeants de la bourgeoisie font preuve d’un cynisme plus glaçant encore.
Après avoir fait croire que les États-Unis aideraient l’Ukraine à se libérer,
Trump s’acoquine avec Poutine pour se partager les principales ressources du
pays. Il ne cache ni ses visées impérialistes sur le Groenland et le Canada, ni
la préparation d’une guerre avec la Chine. Et il laisse Netanyahou exterminer
les Palestiniens de Gaza, où il envisage de réaliser une Riviera.
Les Trump, Poutine, Xi Jinping ou
Macron, comme les capitalistes, savent que pour dominer, ils doivent écraser
les travailleurs et piétiner les peuples. Et ils savent que leur règne ne tient
que par leur art de dresser les opprimés les uns contre les autres, de les
diviser en usant du racisme et du nationalisme.
Tant que nous les laisserons nous
diriger et nous commander, nous nous enfoncerons dans les inégalités, la
misère, les divisions, les haines et la barbarie. Nous serons condamnés à
servir de chair à profits ou de chair à canon.
Une autre voie est possible :
celle de la solidarité internationale des travailleurs et de leur lutte pour le
pouvoir !
La classe capitaliste n’est forte
que de notre faible combativité et de notre manque de conscience. Nous nous
laissons commander par une bande de rapaces qui sont incapables de faire
tourner la société par eux-mêmes. Nous nous plions au diktat d’une classe de
parasites incapables de produire leurs profits et leurs capitaux sans nous.
Incapables, même, de garder leurs enfants, de se faire à manger et de se
déplacer sans le travail d’une armada de serviteurs !
Prenons conscience du pouvoir que
nous avons, collectivement, entre les mains ! Non seulement pour nous défendre
et nous faire respecter, mais aussi pour faire fonctionner la société et donc
pour l’organiser et la diriger nous-mêmes.
C’est aussi cette conscience que
portait le 1er mai. Car les travailleurs affirmaient aussi la nécessité d’en
finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est-à-dire avec le capitalisme.
Ils s’affirmaient comme une classe sociale qui disputait le pouvoir à la
bourgeoisie pour construire le socialisme à l’échelle internationale.
Au moment où la bourgeoisie brise
des millions de vies, détruit la planète et nous mène vers une troisième guerre
mondiale, c’est cette conscience qu’il faut retrouver et diffuser. C’est avec
cet objectif que le cortège de Lutte ouvrière manifestera ce jeudi 1er mai.
Soyons nombreux à le rejoindre !