lundi 29 avril 2024

Argenteuil, des voies pour voitures, pas pour les poules et les accidents. La responsabilité de l’État est certes engagée mais aussi celle de la municipalité…

Un aspect du recul drastique des services publics utiles à la population

 

 

Comme nous le développons dans l’article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière ci-dessus, la responsabilité de l’État est essentielle sur l’état des routes et des voies rurales ou urbaines. Pour ces dernières, « l’État s’est en effet déchargé sur ces collectivités locales de l’entretien de l’essentiel du réseau routier sans pour autant leur en donner les moyens. » On peut le constater à Argenteuil où il y a de très nombreuses voies dans un état déplorable.

         Le nombre de nids de poules est infini, et quand il y a une velléité de les supprimer, ce sont les effectifs qui manquent. La photo ci-dessus prise rue des écoles samedi soir indique les risques que la nuit des voitures pourraient prendre en l’empruntant, au vue des conséquences d’un travail non terminé.

         Ce que l’on doit reprocher à la municipalité est qu’au-delà de rares déclarations verbales sur le désengagement de l’État, elle accepte de gérer cet état de fait, quand elle ne privilégie pas certains quartiers à sa convenance.

         L’État ne peut pas distribuer des milliards et des milliards au grand patronat sans réduire les budgets des services publics utiles à la population. C’est là qu’est le problème principal. Aux travailleurs et aux habitants de le résoudre. DM

 

dimanche 28 avril 2024

Le Médef et les élections européennes : face au Capital et à ses serviteurs, faire entendre le Camp des travailleurs

Face au Medef et à ceux qui le soutiennent

Publié le 24/04/2024

 

Le Medef, organisme qui regroupe des dizaines de milliers de patrons et représente les intérêts des plus puissants d’entre eux, avait convoqué le 18 avril les sept candidats aux élections européennes qui ont les faveurs des sondages.

Quelques jours auparavant, l’organisme patronal avait fait connaître son menu pour le futur Parlement européen : davantage de subventions aux entreprises et de facilités pour les affaires, moins de règlements, sauf s’ils protègent les capitalistes européens. L’air est connu : ces gens considèrent que le but suprême de l’espèce humaine est de fabriquer du profit et que la fonction des institutions est de faciliter son arrivée dans leurs poches, à eux, bourgeois de France et de Navarre.

Les sept têtes de liste se sont volontiers pliées à l’exercice, suivant leur tradition politique. Dans les partis de Zemmour, Le Pen, Ciotti et Macron, on accepte par avance toute demande du patronat. Le PS, LFI et les écologistes contestent éventuellement tel ou tel point du programme du Medef, mais chacun sait que, s’ils reviennent aux affaires, ces partis feront comme toujours là où le grand patronat leur dira de faire.

Bardella, le favori des sondages et Premier ministre putatif de Le Pen, a, quant à lui, un problème particulier : non seulement son parti n’a pas encore pu, à la différence des autres, donner de preuve concrète, c’est-à-dire ministérielle, de son amour pour le patronat, mais il a besoin de faire de la démagogie en direction de l’électorat populaire. Aussi le candidat d’extrême droite a-t-il dû corriger cette image en faisant plus de courbettes devant les entreprises et leurs propriétaires. Il est désormais pour le libre-échange, pour la monnaie européenne, contre toutes les réglementations et pour tout ce que le Medef réclame. Il ne mentionne pas, en tout cas pas devant les patrons, les questions de salaire ni de retraite. Et il va même plus loin que les demandes du Medef quant aux promesses de diminutions d’impôts des entreprises.

À ces nuances près, les sept candidats sont d’accord sur l’essentiel : la société est faite par et pour les capitalistes et leur pouvoir sur celle-ci n’est pas contestable. C’est pourtant ce pouvoir qui mène le monde à la catastrophe, économique, sociale, environnementale et, de plus en plus, guerrière. C’est donc bien à ce pouvoir qu’il faut s’en prendre pour le détruire. Cela, seule la classe ouvrière sera capable de le faire et seul le vote pour la liste Lutte ouvrière permettra de l’affirmer, le 9 juin.

                                               Paul Galois (Lutte ouvrière n°2908)

 

Vendredi soir à la Mutualité

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

 

Aujourd’hui dimanche 28 : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi 15, marché Héloïse ;

--Lundi 29 avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 



Kéolis Argenteuil-Montesson : aujourd’hui 7ème jour de grève, une semaine ! Les bus à l’arrêt. Kéolis doit céder…

Les voyageurs, scandalisés par le « service » Kéolis, doivent se mobiliser aux côtés des grévistes

 

Hier au soir 19 h., petite visite journalière de soutien aux grévistes

Cela fait des années que les voyageurs qui utilisent les bus sur Argenteuil, qui se sont appelés CTU, TVO, puis Transdev et aujourd’hui Kéolis, subissent des conditions de transports très difficiles. Retards et suppression de services ont été leur lot, ces dernières années en particulier. Le passage de Transdev à Kéolis n’a rien arrangé. Le service, bien au contraire, s’est dégradé.

         Les conducteurs des deux dépôts se battent pour leur salaire, mais aussi pour de bien meilleures conditions de travail. Avec de meilleurs salaires, le turn-over d’une partie des effectifs, dommageable au transport, s’arrêterait. Avec des conditions normales et les matériels qui les permettent, c’est la réduction des avanies subies par les usagers.

         Soyons aux côtés des grévistes. Ce soutien et notre solidarité peuvent s’exprimer de bien des façons. Protestations auprès du maire d’Argenteuil puisque le transport Kéolis sur la ville est une délégation municipale de service public, et à la présidence de la Région maîtresse d’Île de France Mobilité et du transport public sur la Région ; participation aux initiatives de soutien ; soutien financier, un soutien qui va s’imposer très rapidement. DM