dimanche 10 mars 2024

SNCF, catastrophe ferroviaire d'Erckwersheim : procès d’une catastrophe où les lampistes risquent gros

 

Ordres d’en haut, sanctions en bas ?

 


Le procès de la catastrophe ferroviaire d'Erckwersheim, où onze personnes ont trouvé la mort en 2015 lors d'un essai en « survitesse » d'une nouvelle ligne grande vitesse, s'est ouvert.

         Un rapport a confirmé que l'ordre de pousser la vitesse à 255 km/h au lieu des 176 km/h imposés dans cette partie de la voie était venu d'en haut. Le conducteur n'était pas informé du niveau de survitesse, ni qu'on lui demandait ainsi de franchir les limites techniques supportées par la voie. La seule responsable est la direction de la SNCF, en recherche permanente d'économies incompatible avec la sécurité.

         Or bien que la SNCF et ses filiales Réseau et Systra soient mises en examen et risquent des amendes, les seuls accusés qui pourraient être condamnés à de la prison sont le conducteur, le cadre traction qui l'accompagnait et un expert de Systra. La loi est bien faite pour éviter de tels désagrément aux PDG et actionnaires d'entreprises coupables...

Safran, lutte pour les salaires. intervention de Lutte ouvrière lors du rassemblement de mardi dernier devant l'usine Safran-Gennevilliers

Nécrologie locale à Argenteuil, une préoccupation des habitants, des associations et des militants, mais le silence de la municipalité

 

Connaître la disparition de tous ceux que nous avons connus et appréciés

 

 

Mai 68. Pierre Fiévet, un militant de cette génération

Le numéro de mars de Ma ville vient de paraître. J’avais hâte de vérifier si enfin un tableau nécrologique avait réapparu dans le mensuel. Pour ce faire, j’avais, il y a quelques semaines, envoyé à Georges Mothron la brève que j’avais à nouveau écrit sur le sujet à propos de la triste disparition de la fille de Thérèse et Michel Lecomte, militants de la FNACA. En tout cas dans ce numéro, rien n’apparaît. On peut rêver pour les suivants.

         Cette liste nécrologique est nécessaire pour tous les habitants. Mais il me semble qu’elle le soit tout particulièrement pour le réseau associatif et celui des partis politiques.

         Il en va ainsi pour nous-mêmes Lutte ouvrière qui avons commencé à exister sur la Ville à partir de 1975 et vraiment publiquement à partir de 1983, date de notre première liste de candidats aux élections municipales. Mais il en va aussi sur Argenteuil pour le PCF qui compta longtemps des milliers et des milliers d’adhérents.

         À ce propos, nous avons appris d’une façon totalement incidente la disparition de deux militants du PCF avec lesquels nous avions tissé des liens au moins d’amitié voire de solidarité politique pour Pierre, Pierre FIÉVET et Jacques TISSIER disparus l’année passée.

         Je voudrais dire quelques mots en particulier à propos de Pierre FIEVET décédé à l’âge de 93 ans.

         Nous nous étions croisés au lycée Nadia et Fernand Léger de 1985 à 1990, tous deux enseignants dans ce lycée professionnel. Il existait alors dans cet établissement une très forte section CGT. J’y avais adhéré, mais y suis resté très marginal durant ces années. J’étais trotskyste, j’étais surtout un « gauchiste » pour les militants du PCF émergeant alors très lentement du stalinisme. Ce ne fut pas facile pour moi. Pierre était un militant de ce parti qui habitait à deux pas, au bord de la terrasse du Val-Nord.

         Nous nous perdîmes de vue, mais je l’ai retrouvé des années plus tard. Les années de recul du PCF et de déception pour nombre de militants de ce parti étaient passés par là. Mais Pierre était resté foncièrement communiste sur le plan de l’espoir qu’un jour la société changera. Et il s’était rapproché de Lutte ouvrière dont il allait, jusqu’à la fin de sa vie, acheter au tabac-presse des Terrasses notre hebdomadaire qu’il lisait tout en restant un lecteur de son journal de toujours, L’Humanité.

         Voilà, il est là dans ma mémoire, et je tenais à lui rendre hommage. DM

samedi 9 mars 2024

Haïti : les gangs et ceux qui les ont fait prospérer

Solidarité avec nos frères et sœurs d’Haïti

 

 

Une violente guerre des gangs terrorise de plus en plus la population haïtienne avec des assassinats, enlèvements, rackets. L'un des principaux chefs de gang, un ancien policier dit « Barbecue », menace d'une guerre civile si le Premier ministre, non élu et soutenu par les États-Unis, ne démissionne pas.

         Les dirigeants occidentaux s'inquiètent de ce déchaînement de violence. Ils en sont pourtant les principaux responsables. L'effondrement de l'État est le produit de la misère permanente dans laquelle ils maintiennent Haïti. La violence de bandes armées a été utilisée contre les pauvres par tous les régimes haïtiens, sous l'œil bienveillant des impérialismes américain et français, pour que leurs capitalistes et les bourgeois haïtiens puissent exploiter un prolétariat sous-payé.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 9 mars : de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.45 à midi 15, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 10 mars, de 10 h15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-Lundi 11 mars : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 mars : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.