mercredi 14 février 2024

Chili : victimes des incendies et de la pauvreté

 

Un dur bilan… social

 

 

Début février, la ville chilienne de Viña del Mar a été ravagée par des incendies qui ont fait 131 morts et des centaines de disparus.

Ce sont les zones les plus fragiles, dont 23 bidonvilles sur 99, qui sont parties en fumée. Leurs habitants ont payé de leur vie le délabrement des services publics : insuffisance des effectifs de pompiers, routes trop étroites et trop détériorées pour les services de secours, manque d’entretien de la végétation...

Le bilan de cette catastrophe naturelle est aggravé par les manquements d’un État et l’anarchie d’un ordre social qui ne servent que les riches.

Circulation des voitures à Argenteuil : la galère !

 

Pas la peine de prévoir la dégrader encore davantage

 

Un jour, dans une autre société ? Les voitures auront donc disparu ?

La question de la voiture à Argenteuil est régulièrement posée, comme elle l’a été il y a quelques semaines encore à l’occasion de la présentation du dernier projet dénommé « Canopée » de la municipalité. Il est vrai que ce projet concerne un axe central de la circulation des voitures, l’avenue Gabriel Péri.

         Cette question de la circulation concerne une ville de plus de 110 000 habitants où les déplacements et les voitures sont donc très importants. Une ville marquée par des éléments très forts d’enclavement, à cause du système des voies ferrées qui la tronçonne, qui limitent le nombre de voies principales, et n’aident pas à la fluidité. De plus, elle subit un phénomène de transit interne très fort. Au vu des éléments de blocage de l’A15 d’un côté et de l’autre, la difficulté du franchissement de la Seine au Pont de Bezons que les aménagements de ces dernières années n’ont guère facilité, le passage par Argenteuil est privilégié par un certain nombre d’automobilistes venant du Val d’Oise ou de l’Oise. L’axe « Côte du fort » - avenue de Verdun –Gabriel Péri est la route centrale de cette circulation de transit.

         Obstacles dus à l’enclavement, importance de la circulation interne et de celle du transit, la résultante est une circulation très difficile à Argenteuil, le matin et le soir en particulier.

         Nous ne voyons vraiment pas comment les projets de transformation urbaine de la municipalité seraient de nature à améliorer cette situation. Bien davantage, ils la dégraderont.

         Certes la question des déplacements ne relèvent pas seulement de l’initiative municipale. Elle relève des aménagements régionaux, de la situation des transports en commun, et de choix sociétaux. Mais en attendant, pas la peine de dégrader un peu plus une situation déjà très problématique. DM

mardi 13 février 2024

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 12 février 2024

 Gaza : jusqu’où ira le bain de sang ?

12/02/2024


Jusqu’où ira le gouvernement israélien dans le massacre à Gaza ? Combien de destructions et de de cadavres lui faudra-il encore ?

En 120 jours, l’armée israélienne a largué plus de bombes sur Gaza que les États-Unis n’en ont déversées sur l’Irak en 2003. Avec 28 000 morts et 100 000 blessés officiellement recensés, cette minuscule bande de terre s’est transformée en mouroir. Et maintenant, Netanyahou lance une offensive sur Rafah, bombardée depuis vendredi ! 

Cette ville, au sud de la bande de Gaza, concentre 1,3 million de déplacés palestiniens et constitue le seul point d’entrée de l’aide humanitaire sur le territoire. Mais pour Netanyahou, ce n’est pas un problème : il faudra que « les civils évacuent ».

Ce seul plan d’évacuation fait froid dans le dos. La population réfugiée à Rafah survit dans des tentes de fortune, avec des blessés et des malades, avec des enfants et des personnes âgées à bout de forces. Leur vie ne tient qu’au fil qui les relie aux points de ravitaillement en eau et nourriture assurés par des ONG. Alors, partir ? Comment ? Et où, sachant que l’Égypte ne veut pas ouvrir sa frontière ?

Netanyahou justifie cette nouvelle escalade par la nécessité de détruire les dernières poches de combattants du Hamas. C’est en réalité une politique de terreur contre toute la population. Déjà pris pour cibles, les Palestiniens de Gaza sont en train d’être affamés, puisque le gouvernement israélien et, avec lui, les États-Unis et la France ont coupé les vivres à l’agence de l’ONU, l’Unrwa, leur ultime bouée de secours.

« Tant que ces gens sont en bonne santé, ils continueront de se battre. Mais si on les prive de tout, on parviendra à arrêter la guerre », s’est vanté un colon israélien, prêt donc, à assumer une épuration ethnique.

Si cette politique de terreur vise à briser les Palestiniens de Gaza pour de longues années, elle fait aussi naître les prochaines générations de révoltés et de combattants.

Quand les armes se tairont, personne ne sera en paix. Ni les Palestiniens qui pleureront leurs morts et reconstitueront leurs forces pour le combat. Ni les Israéliens qui vivent en permanence la main sur la gâchette, derrière des barbelés toujours plus hauts.

 

Depuis la création de l’État d’Israël, ses dirigeants, soutenus par le monde impérialiste, assurent aux Juifs qu’ils leur garantissent la paix et la sécurité, loin de l’antisémitisme et du génocide dont ils ont été victimes.

Les Arabes n’étaient pour rien dans les persécutions qui ont culminé en Allemagne nazie, avec la complicité plus ou moins ouverte des autres grands pays impérialistes, mais c’est sur leur dos que s’est faite la promesse de construire un havre pour les Juifs.

Promesse totalement illusoire car, comme le disait Karl Marx, « un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre ». Et en 75 ans d’existence, Israël a été en guerre de façon quasiment ininterrompue. Tant que la population juive israélienne restera complice des massacres, de la colonisation et des exactions qui frappent les Palestiniens de Gaza et ceux de Cisjordanie et d’Israël, elle n’aura ni paix ni sécurité.

La tragédie qui se déroule à Gaza va déterminer l’avenir du Moyen-Orient, pour des décennies. Et qui peut être sûr qu’elle n’embrasera pas la planète toute entière ?

Même les États-Unis, les premiers maîtres du monde, le craignent. Et pour cause ! Leur politique de pillage et toutes les guerres qu’ils ont menées au Moyen-Orient y ont engendré l’instabilité générale. Et ils ne font pas grand-chose pour que Netanyahou et ses acolytes d’extrême droite ne mettent pas le feu à la région.

Déjà, la guerre de Gaza a ses répliques au Sud Liban où les camps de réfugiés palestiniens sont nombreux et où le Hezbollah soutenu par l’Iran est un État dans l’État. Elle s’est étendue à la mer Rouge où les houthis du Yémen attaquent des navires commerciaux. Elle a ressurgi en Irak et en Syrie où de nombreuses milices prospèrent sur la désolation et la haine semée par les interventions occidentales successives.

De fait, l’engrenage guerrier est lancé. Et les puissances impérialistes, qui ont fabriqué le conflit opposant les Juifs aux Arabes de Palestine, sont incapables de l’arrêter. La seule alternative à cette marche à la guerre est celle que les exploités du monde entier pourraient représenter en s’attaquant à leurs propres dirigeants et à l’ordre capitaliste qu’ils incarnent.

                                                                                 Nathalie Arthaud

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Mardi 13 février (sous réserve) : de 18 à 19 heures, Centre Cl cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 14 février : de 11 h. à 11 h.30, marché des Champioux ;

-Vendredi 16 février : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 17 février : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 18 février, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 19 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 21 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Mayotte : diversion xénophobe honteuse

 

Un « rideau de fer », discours de guerre !

 

 

Darmanin a annoncé vouloir supprimer le droit du sol pour les enfants nés à Mayotte et ériger un « rideau de fer » autour de l’île.

Ce discours de guerre et ces mesures anti-immigrés ne résoudront pas les problèmes de misère et de sous-équipement qui frappent la population. Ils ne sont qu’un moyen de masquer la responsabilité de la France dans la situation dramatique de l’île… et d’essayer de récupérer des électeurs à l’extrême-droite.