samedi 3 février 2024

À Argenteuil, électricité, agents territoriaux. Alors que la facture en prend un coup, la municipalité s’amuse

À quand le grand court-circuit de la grève ?

 

 


Depuis le 1er février, les tarifs de l’électricité ont augmenté à nouveau, de cette fois autour de 10 %.

         Mais c’est à ce moment-là que la municipalité n’a pas trouvé mieux à faire que d’engager les agents territoriaux de la Ville à participer à un « championnat de France des économies d’énergie » dans les bâtiments communaux. Elle les invite le 6 février à un petit déjeuner pour les mettre dans le coup.

         Bref, il y a de l’électricité dans l’air. Espérons que la grosse colère n’est pas loin. DM

 

Médecine du travail : pressions patronales

Un médecin qui fait son boulot n’est jamais l’ami du patronat

 

 

Un médecin du travail du BTP d'Île-de-France, militant à la CGT, vient de se voir interdire d'exercer pendant un an par l'Ordre des médecins. Un employeur avait déposé plainte, jugeant que ce médecin déclarait inaptes trop de salariés.

         Dans certains secteurs, il n’y a qu’un médecin du travail pour 4 000 salariés. Autant dire que les employeurs ont plutôt les coudées franches pour faire passer sous le tapis les maladies et les accidents liés à l’exploitation. Et quand cela ne suffit pas, ils peuvent apparemment compter sur l’Ordre des médecins pour se débarrasser des gêneurs.

 

 

vendredi 2 février 2024

Les agriculteurs en colère : dans la jungle capitaliste

Les agriculteurs en colère : dans la jungle capitaliste

31 Janvier 2024

Malgré l’annulation de la hausse sur le GNR, la mobilisation des agriculteurs s’est poursuivie. Les vagues promesse n’ont pas suffi à calmer leur colère.

Dénonçant la « concurrence déloyale » des produits importés et les « normes trop restrictives », dans la Drôme et vers Nîmes, des agriculteurs ont arrêté des camions immatriculés à l’étranger et déversé sur la chaussée des produits alimentaires provenant d’Espagne, de Belgique, de Pologne.

La concurrence fait partie intégrante du marché capitaliste, elle existe entre tous, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières, et elle profite d’abord aux plus gros. Dans ce marché mondial, les capitalistes de l’agroalimentaire vont chercher les produits là où ça leur rapporte le plus. Ils font pression sur les agriculteurs des différents pays pour maintenir les prix les plus bas possibles. Aucun État ne les empêchera d’agir de la sorte car tous sont à leur service.

Les mêmes grands patrons agricoles qui dénoncent cette concurrence ne se gênent pas pour en tirer des bénéfices. En 2014, alors que des agriculteurs de la FNSEA protestaient contre un arrivage massif de poulets brésiliens, ils découvrirent que l’entreprise importatrice appartenait au groupe agroalimentaire Avril, dont Xavier Beulin, le patron de la FNSEA de l’époque, était aussi le président.

Ils ne se gênent pas non plus pour exporter leurs productions un peu partout dans le monde. En 2022, la France a exporté pour plus de 84 milliards d’euros de produits agricoles et agroalimentaires, essentiellement des céréales, du vin et des produits laitiers, ce qui la place au 6e rang mondial. Le premier pays où les produits agricoles français sont exportés est l’Allemagne, où les agriculteurs se plaignent eux aussi des produits étrangers.

Dans cette jungle capitaliste où les petits agriculteurs n’ont ni la puissance du capital ni le soutien de leur État, ils sont les éternels perdants. Ils s’accrochent souvent à leur propriété, à leur statut de petit entrepreneur, d’autant plus fort qu’ils risquent à tout moment de les perdre. Mais cette société capitaliste les broie comme elle broie les prolétaires.

La seule issue pour eux, serait dans une lutte commune avec l’ensemble des travailleurs pour renverser le système capitaliste. Il pourrait en sortir une société où la production de nourriture serait organisée pour satisfaire les besoins de tous, tout en se souciant de préserver les ressources naturelles et la santé des travailleurs.

                                                        Charles Legoda (Lutte ouvrière n°2896)

GNR : Gazole Non Routier

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 2 février : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 3 février : de 10 h. à 10 h.30, marché des Coteaux ;

-de 10 h30 à midi, centre commercial cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 4 février, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 5 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 7 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.