mardi 9 janvier 2024

Grande-Bretagne : les vautours du commerce

Les vautours sur des proies appauvries

 


Depuis que les prix ont commencé d'exploser en 2022, un tiers de la population britannique s'est mise à acheter en choisissant le paiement en plusieurs fois. Un quart des clients qui l'ont utilisé ont dû payer des pénalités pour cause de retard de paiement en 2023.

         Le grand commerce use et abuse d'inventivité en termes de formules d'endettement pendant que les patrons bloquent les salaires et se taillent la part du lion sur l'exploitation du travail. Le capitalisme, c'est encore et toujours davantage le vol.

 

Bernard Arnault et son fiston Frédéric. C’est ce que l’on appelle un vrai « fils à papa »

 

Exploiteur, une tradition familiale

 

 

Le milliardaire, et première fortune mondiale, Bernard Arnault, a nommé son rejeton, Frédéric, 29 ans, PDG de la nouvelle division « Montres » du groupe LVMH, dont il est le principal propriétaire. Quand on est le fils du patron, on est sûr d'arriver à l'heure pour la bonne place.

Argenteuil, le « patrimoine » et la municipalité, de la nostalgie pour certains et pour le plus grand nombre un moyen éducatif

Un dernier vestige éducatif qui disparaît

 

 

J’ai posté sur la page Facebook « Si Argenteuil m’était conté » la photo de la dernière maison paysanne de la rue des Ouches du Centre. Enfin ce qu’il en reste, la maison ayant fini par s’écrouler faute d’un intérêt communal pour la préserver.

         C’était la dernière d’une rue qui fut une rue emblématique de l’activité agricole du bourg d’Argenteuil durant une dizaine de siècles. Une rue d’habitations qui s’était développée au plus près des champs en limite du territoire du bourg médiéval.

          Cette dernière maison présentait un intérêt particulier pour témoigner sur une histoire d’un bon millénaire. Peut-être en reste-t-il quelques-unes d’autres, en particulier dans l’impasse actuelle Carême-Prenant, à l’entrée du centre commercial Côté Seine. Tout n’est pas perdu, nous l’espérons.

         À Argenteuil, la municipalité évoque régulièrement la notion de « patrimoine ». Mais apparemment, son intérêt semble sélectif en la matière. Qu’elle s’intéresse au vestige textile « Sainte tunique » pourquoi pas. Mais sans les activités agricoles de l’espace rural d’Argenteuil il n’y aurait eu ni le monastère d’Héloïse ni le vêtement en question, une idée sur laquelle on peut faire réfléchir les enfants.

         Le patrimoine sert certes à alimenter la nostalgie. C’est humain. Mais il aide aussi à comprendre d’où nous venons et à comparer pour comprendre le présent. En tout cas, les deux attitudes ne sont pas contradictoires. DM