La culture, un élément émancipateur… pour ceux qui veulent émanciper
Le
chapiteau scientifique à la fête de Lutte ouvrière
Pour des militants qui veulent
supprimer le capitalisme, la culture est essentielle. Non pas que c’est qu’enfin
devenu totalement conscient et cultivé que le monde du travail sera convaincu
du rôle qu’il a joué comme force révolutionnaire. La révolution arrive, que les
travailleurs soient largement conscients et cultivés ou pas. C’est elle qui les
élève en quelques semaines à la conscience, en tout cas à la culture politique,
mais pas seulement.
En
attendant, la culture est une des activités des militants du parti
révolutionnaire. C’est pourquoi, c’est un exemple, celle-ci à une part
essentielle à la fête de Lutte ouvrière de Presles, qu’elle soit politique, historique,
littéraire ou scientifique. À un tout autre niveau, à Argenteuil, elle est un
élément important de notre activité.
On
comprend que ce point de vue soit à des années-lumière de la municipalité d’Argenteuil
actuelle. La lutte de classe des travailleurs est hors de son propos. Elle se
réclame des valeurs de la classe dominante, qui imprègne la petite bourgeoisie
qui est le cœur de son électorat. Elle est conservatrice, réactionnaire,
a-culturelle.
Bien
sûr, elle est obligée d’assurer le minimum syndical. Il y a des médiathèques et
un programme de spectacles. (Nous ne reviendrons pas sur le scandale de la
disparition d’un lieu du Livre dans le quartier du Val-Nord.) Il y a même une « Université
inter-âge » mais qui fut une création naguère d’une municipalité dirigée
par le PCF. Il y a surtout des employés territoriaux qui peuvent être des
passionnés et des combattants de la culture, voire de l’éducation populaire.
Cette
situation explique fondamentalement les multiples conflits concernant la
culture à Argenteuil qui sont au cœur de la liquidation de la salle des fêtes
communale Jean Vilar et des obstacles mis à l’activité d’associations qui se
veulent indépendantes.
Car
le contrôle des associations est un élément clé de voûte du clientélisme
électoral qui est au cœur du fonctionnement des grandes Villes dans cette
société soit disant démocratique.
Alors
que faire ? C’est le thème que nous aborderons demain. DM