lundi 11 décembre 2023

Cinéma triste à Argenteuil, les Cinglés 2023, l’ombre d’une ombre

Tristesse

 


Je suis allé voir hier comment la municipalité avait pu se sortir de son opération « Les Cinglés » sont de retour. Sous son égide, une édition 2023 était organisée hier au Figuier blanc, totalement inadapté à l’organisation d’un tel évènement. Deux ou trois passionnés proposaient du matériel photographique et cinématographique. Pas de bar ouvert alors qu’il y a les moyens pour cela. Mais surtout, il était 16 h.30 et il n’y avait personne.

         Tout cela n’est pas étonnant. L’« évènement » s’est fait « à l’arrache ». Le moment n’était pas le meilleur. Même s’il a des qualités, l’espace est trop exigu, et n’a rien à voir avec la salle des fêtes Jean Vilar-Pierre Dux qui a attiré durant des décennies les vrais Cinglés d’antan. Quant au travail d’information, je parle du vrai, il n’a pas été fait. Mais y avait-il un agent territorial dédié à cette tâche !

         Oui, tristesse. Car c’est avec l’argent de tous que ce faux évènement a été organisé. Tristesse pour les agents et les travailleurs qui ont été mobilisés pour presque rien pour tout un dimanche. Tristesse pour tous celles et ceux qui regrettent l’évènement d’ampleur de naguère unique en son genre DM

 

dimanche 10 décembre 2023

Travailleurs « Sans-papiers » : le patronat doit donner les « papiers » qu’il leur doit. Nathalie Arthaud à Créteil lors du rassemblement en soutien aux travailleurs sans-papiers de Chronopost le 7 décembre. 6 mn 28

Blinken cherche de nouveaux geôliers. Un article de l’hebdomadaire Lutte ouvrière.

Blinken cherche de nouveaux geôliers

06 Décembre 2023

Les dirigeants américains, complices des massacres en cours, multiplient les tractations pour trouver une solution politique en Palestine pour « après ».

Alors que la première ­puissance impérialiste soutient et arme Israël sans con­dition, son secrétaire d’État, Anthony Blinken, deman­de à Netanyahou de « protéger la vie des civils ». Mais si les États-Unis font mine de se préoccuper de la vie des ­Gazaouis et s’inquiètent de la violence débridée des colons israéliens en Cisjordanie, ce n’est pas par compassion pour les Palestiniens. C’est, comme le dit Lloyd Austin, secrétaire à la Défense et général ayant servi en Irak, parce que, « en poussant la population civile dans les bras du Hamas, vous remplacez une victoire tactique par une défaite stratégique ».

Austin sait de quoi il parle : en Irak, quand les États-Unis ont détruit le pays pour faire tomber le régime de Saddam Hussein, pas assez docile à leurs yeux, et le remplacer par un autre créé de toutes pièces, ils ont déclenché une terrible guerre entre milices concurrentes, qui a fini par faire naître Daech.

En Palestine, comme en Irak, en Syrie ou au Liban, les dirigeants impérialistes se contrefichent du sort des populations, de leurs sentiments nationaux ou religieux, de leurs aspirations démocratiques ou de leurs préférences pour tels ou tels partis politiques. Ils veulent avant tout installer à la tête des États, ou de territoires comme les lambeaux de la Palestine, des appareils qui respectent leurs intérêts et assurent l’ordre social.

En Palestine, le Fatah de Yasser Arafat et l’OLP ont joué ce rôle d’encadrement après les accords d’Oslo de 1993. Implanté de longue date à Gaza, le Hamas y a ­supplanté le Fatah en 2007, car celui-ci s’était déconsidéré parmi les Gazaouis pour n’être finalement rien d’autre qu’un auxiliaire de police et un appareil corrompu. Si le Hamas à la tête de Gaza a été ostracisé par Israël et les grandes puissances, privant le territoire des subventions internationales et le plaçant sous embargo, les uns et les autres ont trouvé un arrangement pour lui permettre de continuer à encadrer la population. Le riche émirat du Qatar, qui abrite l’une des principales bases militaires américaines, est ainsi devenu le banquier du Hamas, avec l’accord explicite d’Israël et des États-Unis.

Après l’attaque du 7 octobre par le Hamas puis la destruction méthodique de Gaza par Israël, la donne est de nouveau modifiée. D’un côté, le Hamas sort renforcé aux yeux des Palestiniens et de bien des opprimés dans le monde arabe, pour avoir attaqué Israël, et le Fatah, dirigé par Mahmoud Abbas et supposé contrôler quelques villes de Cisjordanie, est encore plus déconsidéré. De l’autre côté, les dirigeants israéliens affirment vouloir éradiquer le Hamas, quitte à exterminer tous les Gazaouis, et menacent de réoccuper de façon permanente les ruines du territoire.

C’est dans ce contexte que les États-Unis sont à la manœuvre. Blinken, Austin ou les chefs de la CIA multiplient les rencontres avec les dirigeants saoudiens, égyptiens, qataris, jordaniens, turcs, et plus discrètement iraniens, pour tenter de faire surgir une option acceptable par ces puissances régionales, et surtout par Israël. Accessoirement, les dirigeants du Fatah comme ceux du Hamas en exil à Beyrouth ou à Doha sont consultés. Une des hypothèses qui circulent serait de renouveler en profondeur l’OLP, d’y faire ­adhérer le Hamas et de porter à sa tête un militant comme Marwan Barghouti, membre du Fatah, prisonnier en Israël depuis vingt ans et apparaissant pour cela comme une alternative.

Pendant les tractations, les bombes pleuvent sur Gaza et les dirigeants israéliens intensifient la colonisation. Mais, quelle que soit la solution finalement inventée par les États-Unis et validée par Israël, la mission de cette nouvelle Autorité palestinienne sera de faire accepter son sort à sa population. Cela ne pourra déboucher que sur de nouvelles révoltes et de nouvelles guerres, car le souci des dirigeants impérialistes n’est aucunement de satisfaire les aspirations des peuples du Moyen-Orient.

                                             Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2888)

 

Achetez, lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient et sur bien des sujets dont la compréhension est nécessaire aux travailleurs. Ce sont des articles dont la lecture est essentielle actuellement.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 10 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-Lundi 11 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 12 décembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 13 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Casino : roulette russe avec la peau des salariés

                  Casino : roulette russe avec la peau des salariés

06 Décembre 2023

Mardi 5 décembre les salariés du siège du groupe Casino, à Saint-Étienne, étaient appelés à faire grève et à manifester à l’appel de tous les syndicats. Ils ont été rejoints par ceux des magasins et des entrepôts de la région et des délégations de Paris, Marseille ou Auxerre.

 

Au total, plus de 1 000 personnes ont manifesté dans la ville. Les travailleurs de Vitry-sur-Seine, siège de Monoprix et Franprix, qui appartiennent au groupe Casino, étaient appelés aussi à la mobilisation.

Le groupe, très endetté, et qui a fait pendant des années la fortune de Jean-Charles Naouri, vient d’être racheté par le milliardaire Kretinsky, connu pour posséder plusieurs journaux, comme Le Monde ou Marianne. Il s’apprête à poursuivre la vente de ses magasins. Les entrepôts sont particulièrement menacés. Près de Saint-Étienne, plus de 200 embauchés et 100 intérimaires de l’entrepôt sont concernés. Au siège, les 1600 employés risquent aussi de perdre leur emploi. Et rien ne dit que des magasins ne vont pas fermer dans les prochains mois. Quant à ceux qui vont être rachetés, les droits existants des travailleurs et leur emploi ne seront de toute façon garantis que pendant quelques mois.

Parmi les manifestants, beaucoup étaient en grève pour la première fois de leur vie. Depuis des mois déjà, des travailleurs sont poussés au départ. L’inquié­tude est grande : comment joindre les deux bouts quand on est mère seule ou quand plusieurs membres de la famille travaillent pour Casino ?

Pendant des années, les actionnaires de Casino se sont enrichis en jouant au Monopoly géant, rachetant des enseignes dans le monde entier. Aujourd’hui, le vent a tourné. Mais jamais les travailleurs du groupe n’ont eu leur mot à dire sur ces manœuvres. Et, encore aujourd’hui, ils sont les derniers informés de ce qui se trame.

L’ouverture des comptes et la transparence sur les circuits financiers et les fortunes des principaux ­responsables révéleraient que ces capitalistes ont de quoi assumer les conséquences de leur économie pour que les travailleurs n’en fassent pas les frais.

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2888)

Téléthon : une société malade du profit

 

Je donne mon écot en n’étant pas dupe des obstacles pour la recherche dans cette société capitaliste

 

 

La 37e édition du Téléthon est destinée, comme depuis son lancement en 1986, à récolter des fonds destinés à la recherche sur les maladies génétiques.

         Grâce à générosité de la population, ces dernières années de nouveaux traitements ont montré leur efficacité sur des maladies jusque-là sans solution. Car les trusts pharmaceutiques ne jugent pas assez rentables d’y investir une partie de leurs milliards de profits, et l’État réserve ses milliards à ce qui rapporte au capital.

         La société capitaliste est gravement atteinte !