vendredi 3 novembre 2023

3000 enfants à la rue : une société inhumaine

C’est le capitalisme et son État qu’il faut jeter à la rue.

 

 

Il y a aujourd’hui 3 000 enfants à la rue, cela fait 40 % de plus en un an ! Ce sont bien les chiffres ici en France, dans un des pays les plus riches du monde. Des associations essayent de loger ces enfants et leurs parents dans des écoles. Mais cette situation intolérable ne gêne absolument pas l’État qui ne fait pas grand-chose.

         C’est le capitalisme et son État qu’il faut jeter à la rue.

 

jeudi 2 novembre 2023

Palestiniens, les damnés de la Terre. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

                                  Palestiniens, les damnés de la Terre

01 Novembre 2023

Fin octobre, les bombardements israéliens avaient déjà fait officiellement plus de 8 000 morts dans la bande de Gaza. Tous ces morts sont invisibles, sans visage dans les médias, comme si la vie d’un Palestinien ne comptait pas aux yeux des grandes puissances. Les Palestiniens meurent comme ils vivent, dans la misère et l’oppression.

À Gaza, ils sont plus de deux millions à étouffer dans cette prison à ciel ouvert, avant qu’elle ne se transforme en gigantesque cimetière. Sans infrastructure, ni industrie, sans emplois, les habitants dépendent depuis longtemps de l’aide humanitaire. L’eau et l’électricité sont rationnées en permanence.

En Cisjordanie, la pauvreté est tout aussi importante. Bien des Palestiniens n’y connaissent que la vie dans les camps de réfugiés. Ils sont désormais encerclés par un mur immense. La colonisation israélienne se traduit par des spoliations de terres, par des routes séparées, des blocages de circulation pour laisser passer les colons. Les Palestiniens qui s’approchent trop du mur ou des colonies risquent la mort. Sans parler des incursions militaires dans les zones encore laissées aux Palestiniens, des maisons détruites par l’armée d’occupation. Leurs terres, leurs villages, leurs maisons, jusqu’à l’insouciance de leurs enfants leur ont été volés.

Avant 2000, un tiers des travailleurs palestiniens de l’ensemble des Territoires occupés allaient travailler en Israël. Il ne restait que 33 000 Palestiniens avec un permis de travail avant octobre 2023. C’est bien souvent le seul moyen de faire manger sa famille, mais il signifie subir toutes sortes d’humiliations, les attentes aux postes de contrôle, les milliers de shekels à payer pour obtenir un permis de travail censé être gratuit, les salaires inférieurs de 20 à 30 % à ceux des travailleurs israéliens, les emplois insalubres et les injustices, car les patrons, israéliens ou palestiniens, profitent sans vergogne de cette situation.

Après l’attaque du Hamas, des milliers de travailleurs gazaouis ont été expulsés du jour au lendemain d’Israël vers la Cisjordanie, et beaucoup de patrons en ont profité pour ne pas payer les salaires dus.

Enfin, plus d’un million de Palestiniens sont citoyens israéliens, leur famille étant restée après 1948. Mais ils sont des citoyens de seconde zone. Les salaires, les prestations sociales sont différents. Et, bien entendu, les infrastructures, le nombre d’écoles, de centres de soins, diffèrent selon que l’on vit dans un quartier juif ou arabe.

Où qu’il vive, un Palestinien doit subir des humiliations et se taire pour ne pas risquer la prison, la destruction de sa maison, la perte de son emploi. Pour toutes ces raisons, chaque génération a fourni des combattants. Ce n’est ni la révolte ni la détermination qui leur ont manqué.

Si le Hamas peut aujourd’hui prétendre les représenter, la responsabilité en revient à bien d’autres : aux dirigeants nationalistes de l’OLP, qui sont devenus les chefs d’une Autorité palestinienne corrompue et s’accommodant de la colonisation israélienne ; aux dirigeants des pays arabes, qui se servent de la cause palestinienne comme d’un drapeau, mais laissent moisir dans la misère leur propre peuple tout comme les réfugiés palestiniens sur leur territoire ; et enfin, au mouvement ouvrier israélien, qui a accepté cette oppression infâme.

Cette oppression des Palestiniens parle aux pauvres du monde arabe. Elle finira par parler aussi aux exploités en Israël, car ils payent les conséquences de cette politique coloniale. Pour sortir de cette situation, il faudra des militants capables de proposer l’union indispensable des prolétaires palestiniens, arabes et israéliens, afin d’abattre toutes les oppressions.

                                                           Marion AJAR (Lutte ouvrièren°2883)

 

Achetez, lisez notre hebdomadaire Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement nécessaire actuellement.

 

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 3 novembre, de 10 h. à 10 h.30 devant Intermarché du Centre ;

-de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

 -et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 4 novembre, de 10 h.15 à 10 h.55 Monoprix ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-et de 11 h. à midi, devant Auchan, Val-Sud ;

-Lundi 6 novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mercredi 8 novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Kazakhstan, ArcelorMittal, près de 50 morts : un accident mortel du travail qui ne doit rien au hasard

Loin des yeux, près des profits

 

 

Quarante-cinq mineurs au moins sont morts dans un accident minier au Kazakhstan le 28 octobre, dans un site appartenant au trust ArcelorMittal.

         Pour mémoire, en janvier 2022, le régime kazakh avait écrasé une révolte ouvrière avec la participation de l’armée de Poutine et l’approbation tacite des impérialismes occidentaux.

         En effet, les groupes capitalistes comme ArcelorMittal, ou le français Orano, opèrent dans ce pays en profitant de la dictature qui étouffe toute protestation ouvrière pour maximiser les profits en investissant le moins possible, notamment dans la sécurité des travailleurs.

 

Argenteuil, liberté d’expression, arrêté « anti-tracts », une décision de l’édile tellement contreproductive. Un TRACT de Lutte ouvrière-Argenteuil

 

Cette affirmation de la « démocratie » bourgeoise, même pas sûr qu’ils la connaissent

 

LUTTE OUVRIERE                              Argenteuil le 1.11.23.

 

À Argenteuil, nouvelle contribution municipale aux grandes limites de la « démocratie » des dominants

 

Le 12 octobre dernier, le maire d’Argenteuil, Georges Mothron signait un arrêté d’interdiction de la diffusion de tracts dans un large périmètre autour du marché Héloïse. Le prétexte avancé était les travaux qui ont été entrepris pour l’agrandissement de l’espace de la « plataneraie ».

         Jamais la distribution de tracts n’a occasionné de problèmes dans ce secteur de mémoire d’Argenteuillais. Bref, la raison avancée n'en est pas une.

       Cet arrêté a d’autant plus révolté qu’il vient après celui interdisant la distribution de tracts dans l’enceinte du dernier Forum des associations du 9 septembre dernier.

       Un tel arrêté était déjà difficilement compréhensible. Le second l’est totalement. En tout cas, il est une atteinte manifeste aux droits dits de liberté d’expression, celui de pouvoir diffuser ses idées.

         Il est vrai qu’il s’intègre dans le cadre d’une nouvelle donne de la part de l’État au niveau des droits dits démocratiques, depuis en particulier le début de l’épisode des « Gilets jaunes ». Renforcement de son appareil répressif, interdiction de manifestations, main lourde des tribunaux…

         Certes, le maire d’une grande ville telle Argenteuil n’a pas les mêmes moyens que ceux de l’État. Mais il marche néanmoins dans ses pas.

           Les militants du monde du travail ne se font aucune illusion sur les droits dits démocratique, un paravent de la dictature d’une classe, la bourgeoisie, sur la société. Cette classe dispose de tous les droits et moyens de propagande. Ses serviteurs sont incontrôlables

         Mais il n’y a aucune raison d’accepter la réduction des modestes droits octroyés à la population.  

         Comprendre la réalité véritable des droits dits démocratiques dans la société serait déjà un grand pas. Tôt ou tard, cette leçon fera regretter aux édiles d’Argenteuil d’avoir pris une décision tellement dérisoire et puérile.