vendredi 15 septembre 2023

Commerce mondial : le protectionnisme s’étend

 

Des tensions commerciales liées aux tensions guerrières

L’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce, note dans son dernier rapport que les conflits commerciaux ont connu une augmentation considérable ces dernières années. Leur nombre a été multiplié par deux entre 2020 et 2022, et par quatre depuis 2015. Il s’agit de pays qui limitent les exportations, qui élèvent des taxes aux frontières, qui restreignent d’une manière ou d’une autre la circulation des marchandises.

         Le protectionnisme ne protège absolument pas les travailleurs de l’exploitation, du chômage ou de l’inflation. Et il alimente des conflits commerciaux qui peuvent déboucher sur des affrontements guerriers.

Vin, rugby, santé, et profit vinicole : quand le gouvernement envoie tout plaquer

 

Un verre, oui ! Plus, la maladie nous guette.
 

Le gouvernement va laisser dans les cartons deux campagnes de prévention sur les dangers de l’alcool qu’il avait pourtant commandées à l’occasion de la Coupe du monde de rugby.

         Visiblement, le message « ne laissez pas l’alcool vous mettre KO » était trop brutal pour les poids lourds du secteur de l’alcool. Aux yeux du gouvernement, leur poids économique pèse bien plus lourd que la santé de la population.

         Décidément, il n’y a pas que l’alcool qui nuit à la santé, les profits des alcooliers aussi !

 

jeudi 14 septembre 2023

Maroc : les pauvres paient le prix fort

                               Maroc : les pauvres paient le prix fort

13 Septembre 2023

Le bilan du tremblement de terre survenu vendredi 8 septembre est tragique : 2 900 morts recensés mercredi 13. Des villages entiers sont quasiment rasés : 300 000 personnes sont sans logis et dans un dénuement total.

C’est aussi, et avant tout, le bilan de la misère et de l’abandon par les pouvoirs publics des populations vivant dans cette zone.

Dans la ville de Marrakech, c’est la médina (la « ville ancienne ») qui a été la plus touchée, et en particulier le quartier populaire du Mellah. Il avait pourtant fait l’objet de travaux de réhabilitation, pour un coût de 20 millions d’euros d’argent public, il y a huit ans. Mais ses habitants n’ont pu que constater que les habitations « réhabilitées » se sont fissurées et effritées comme les autres lors du tremblement de terre. Résultat de la corruption et de la gabegie, la prétendue réhabilitation n’a consisté pour l’essentiel qu’en un coup de badigeon destiné à créer un joli décor pour les touristes.

Les villages de montagne des provinces d’Al Haouz, de Taroudant et de Chichaoua ont été encore plus durement touchés. Les maisons anciennes en pierres sèches ou en briques de terre crue se sont littéralement effondrées sur leurs occupants. Mais, là encore, ce drame est avant tout le résultat de la pauvreté et de la marginalisation de ces régions.

Les risques de séisme sont bien connus au Maroc. Depuis 1960, date d’un précédent tremblement de terre qui avait quasiment détruit la ville d’Agadir et tué le tiers de sa population, les constructions de bâtiments devraient théoriquement se faire aux normes antisismiques. Mais, dans ces villages, les habitants ont dû se débrouiller comme ils pouvaient pour construire les habitations nécessaires, se contentant souvent d’ajouter un nouvel étage, porté par une dalle de béton, au-dessus de la maison ancienne, ce qui a contribué à la fragiliser.

L’électricité et l’eau potable ont fini par être installées, dans les années 1990, mais la piètre qualité des installations et les fuites d’eau qui en découlent ont aussi dégradé l’habitat ancien, en altérant ses fondations.

Enfin, alors que la rapidité des secours est fondamentale dans ce type de catastrophe, ceux-ci ont été considérablement ralentis par le manque de routes et l’état déplorable de celles qui existent.

Finalement, comme d’habitude, les habitants n’ont pu compter pour les premiers secours que sur eux-mêmes et sur la solidarité massive des Marocains des régions épargnées et de la diaspora.

En 2004, une catastrophe similaire avait touché la région d’Al Hoceïma, dans le Rif, elle aussi montagneuse et pauvre. La gestion de la crise, lente et inefficace, avait donné lieu à des manifestations de colère des sinistrés, qui avaient alors défié le régime. C’est tout ce qu’il mérite, aujourd’hui encore, lui qui déploie des moyens sophistiqués et ultramodernes pour surveiller et réprimer la population mais n’en met qu’une infime partie au service des sinistrés.

                                            Valérie FONTAINE (Lutte ouvrière n°2876)

 

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 15 septembre, de 15 h.40 à 16 h.40, marché du Val-Nord ;

- et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 9 septembre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 16 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 17 septembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Le vendredi 22 septembre à 18 h.30, à la librairie Le Presse-papier d’Argenteuil, je m’entretiendrai avec notre camarade Thomas Rose à propos du livre « Les socialistes en France, 1871-1914 » paru aux Bons caractères, ouvrage paru en deux volumes, 8,20 euros l’un.

         Ce Livre permet de réfléchir sur les problèmes de l’action de militants pour construire en France un parti ouvrier se réclamant des idées de Karl Marx, du communisme et de de la Révolution, des questions plus que jamais d’actualité. Retrouvons-nous nombreux lors de cet entretien. DM

Libye : un fléau de plus pour la population

 

Les morts d’une société d’horreur

 

 

La tempête Daniel a dévasté la région de la côte libyenne située entre Benghazi et Tobrouk et des pluies diluviennes ont détruit la ville de Derna. Des autorités annoncent plus de 2 000 morts et des milliers de disparus.

         Dans ce pays, qui s'est morcelé à partir de 2011 sous la pression des puissances impérialistes, la population fait déjà les frais des affrontements entre factions armées adverses. Ni alertée, ni évacuée lors de l'arrivée de la tempête, elle reste le cadet des soucis des dirigeants locaux et des puissances plus grandes qui rivalisent en Libye.