jeudi 17 août 2023

Associations, Centre d’Hébergement d’Urgence, un été 2023 pourri pour la municipalité d’Argenteuil

 

Pantalonnade à la sauce argenteuillaise

 


 

« Rassembler, apaiser, valoriser » titrait l’éditorial de Georges Mothron pour le numéro d’été du magazine municipal Ma Ville. Loin de là, l’été aura été pourri pour la municipalité d’Argenteuil. Les seuls articles dont elle a bénéficié ces dernières semaines ont été consacrés à deux mesures qui ont suscité une vaste levée de boucliers contre elles : la liquidation en douce au cœur de l’été du Centre d’Hébergement d’Urgence destiné aux plus fragiles d’entre nous, les personne « sans domicile » ; et le refus d’attribuer à trois associations locales qui lui déplaisent un stand pour le prochain Forum du 9 septembre : l’association Argenteuil-Palestine, le Comité des Sans-papiers, et le Comité Jean Vilar. Pour finir, elle a commencé à cesser de jouer les matamores à l’encontre de ces dernières, en annonçant déjà que finalement, les deux premières parmi ces associations seraient finalement présentes au Forum. On attend encore le sort qui sera fixé pour le Comité Jean Vilar.

         Bref, une véritable pantalonnade !  Certes le ridicule ne tue pas, mais tout de même…

         Vraiment pourquoi tant de haine ? Comme s’il n’y avait pas suffisamment de problèmes à régler qui devraient amplement occuper une municipalité seulement soucieuse des intérêts des habitants. DM

Le blog Lutte ouvrière d’Argenteuil prend des vacances. Il en profite pour vous proposer de bonnes lectures (16) : Mémorial Drive, de Natasha Trethewey, L’Olivier

Prendre l’air, respirer, faire un break

 

Un peu d’espace

         Eh oui, il en a bien besoin. Une année active derrière nous. Une autre semblable, voire encore davantage nous espérons, cela signifierait que les combats avancent. Mais un petit temps de repos ne lui fera pas de mal. Reprise : le samedi 26 août au matin. Bien sûr, si des évènements de grande importance l’exigeait, il reprendrait ponctuellement son service. En attendant, chacun dispose de notre site à l’échelle du pays qui lui ne prend pas de vacances : lutte-ouvrière.org .

         Chaque jour néanmoins, vous trouverez sur lo argenteuil un conseil de mes très bonnes lectures de ces deux dernières années.

         Pour terminer, bonnes vacances à ceux qui filent vers l’ailleurs, courage et tranquillité aux autres qui restent at home. Et comme je le dis chaque jour sur Facebook, en le pensant vraiment, Salut et fraternité. Dominique

 

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 25 août, de 17 h.15 à 18 heures 15.

-Vendredi 1er septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15.

Toutes les semaines sauf le numéro du 18 août, l’hebdomadaire Lutte ouvrière sera en vente au Presse-papier.

 

Mémorial Drive, de Natasha Trethewey, L’Olivier

 


 

Une belle maison d’éditions cette Editions de l’olivier que nous avions invitée avec bonheur lors du dernier Salon du Livre et des Lecteurs organisés par Sous les couvertures à Argenteuil. Cela dit, du bonheur, il y a en a peu dans ce Memorial Drive de l’autrice états-unienne Natasha Trethewey.

         Nous sommes dans le Sud, mais le sujet n’est pas celui de la ségrégation même si le fait que l’héroïne du roman soit la fille métisse d’une mère noire et d’un père blanc. Non le sujet est celui de la violence faite aux femmes dans ce pays de la violence, des armes à feu, où l’ombre de la guerre du Vietnam n’est toujours pas loin. Je n’en dirai pas plus. Un roman cinglant, toute dans la sobriété, et que la typographie soignée des éditions de l’Olivier aide à lire. Mais la qualité du roman sur un sujet central de l’horreur de notre société n’en a pas besoin.

 

mercredi 16 août 2023

Le blog Lutte ouvrière d’Argenteuil prend des vacances. Il en profite pour vous proposer de bonnes lectures (15) : Rachilde, homme de lettres, de Cécile Chabaud, Écriture

Prendre l’air, respirer, faire un break

 

Un peu d’espace

         Eh oui, il en a bien besoin. Une année active derrière nous. Une autre semblable, voire encore davantage nous espérons, cela signifierait que les combats avancent. Mais un petit temps de repos ne lui fera pas de mal. Reprise : le samedi 26 août au matin. Bien sûr, si des évènements de grande importance l’exigeait, il reprendrait ponctuellement son service. En attendant, chacun dispose de notre site à l’échelle du pays qui lui ne prend pas de vacances : lutte-ouvrière.org .

         Chaque jour néanmoins, vous trouverez sur lo argenteuil un conseil de mes très bonnes lectures de ces deux dernières années.

         Pour terminer, bonnes vacances à ceux qui filent vers l’ailleurs, courage et tranquillité aux autres qui restent at home. Et comme je le dis chaque jour sur Facebook, en le pensant vraiment, Salut et fraternité. Dominique

 

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 25 août, de 17 h.15 à 18 heures 15.

-Vendredi 1er septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15.

Toutes les semaines sauf le numéro du 18 août, l’hebdomadaire Lutte ouvrière sera en vente au Presse-papier.

 

Rachilde, homme de lettres, de Cécile Chabaud, Écriture

 


 

C’est le premier roman de cette autrice qui a été accueillie avec bonheur par la librairie Le Presse papier d’Argenteuil cette année et donné lieu à un entretien mené de main de Nicolas par Nicolas Mouton lui-même.

         Le sujet de ce roman relève de l’histoire, et plus précisément de l’histoire littéraire. J’y ai découvert un personnage et une autrice-auteur que je ne connaissais pas, Rachilde. Autrice-auteur, comme le dit le titre Rachilde homme de lettres. Nous sommes dans la confusion des genres, une confusion revendiquée par Rachilde elle-même, dans le roman que j’ai lu également, Monsieur Vénus, qui vient d’être réédité dans le collection L’Imaginaire chez Gallimard. Ce roman édité en Belgique et poursuivi fit scandale.

         Nous sommes vraiment dans ce que le roman apporte à l’histoire. L’évocation d’une famille aisée mais très particulière du Périgord. Le grand-père qui s’adonne au spiritisme, une mère à la santé mentale fragile pour le moins, un père qui voit en Rachilde un garçon. Puis la montée à Paris, une vie sexuelle originale, une volonté d’écrire née très tôt dans son adolescence, et la fréquentation d’un milieu littéraire aujourd’hui quelque peu oublié pour certains de ses membres. Il y a tout de même Paul Verlaine, Maurice Barrès, Sarah Bernhardt. Elle est proclamée « reine des décadents ».

         Rachilde emblématique d’une époque où il ne faut qu’il y ait une question du « genre », et il n’est pas bon d’être androgyne, bisexuel, homosexuel, ou autre. Nous espérons qu’il en est vraiment autrement aujourd’hui où la question du Genre est aussi à l’ordre du jour.

         Justement Cécile Chabaud nous permet en suivant l’histoire de cette autrice oubliée de faire ressurgir et réfléchir à ces différentes questions d’actualité.

         Ce qui ne gâche rien, et qui aide à tout si l’on peut dire, Cécile Chabaud écrit très bien, et c’est peu de le dire.