Le
capitalisme conduit À la guerre, il faut le renverser !
Même le plus naïf des
travailleurs n’attendait rien du remaniement du gouvernement ni de la prise de
parole de Macron, en direct de Nouvelle-Calédonie. Il sait brasser du vent,
mais il n’est qu’un pantin au service des plus puissants.
Ces puissants, chefs d’État et
chefs militaires des grandes puissances impérialistes, se sont réunis ce
mois-ci lors d’un sommet de l’Otan. Et cela pèsera bien plus sur l’avenir que
les vaines gesticulations d’un Macron.
En confirmant le réarmement à
grande échelle, c’est la généralisation de la guerre qu’ils préparent. C’est un
futur de mort et de destructions pour tous les exploités, ce que les hauts
gradés appellent « la guerre de haute intensité ».
Et tout près de nous, c’est déjà
le quotidien des populations ukrainienne et russe. Au bout de seize mois, au
moins 300 000 soldats ukrainiens et russes sont morts. Les images de cette
guerre de tranchées rappellent les horreurs de la Première Guerre mondiale. Les
armes sont plus sophistiquées et meurtrières, mais il s’agit toujours d’envoyer
des soldats mourir pour regagner quelques centaines de mètres de terre
calcinée.
Poutine y mène une sale guerre
fratricide. Mais le camp impérialiste, qui l’affronte par procuration, avec la
peau des Ukrainiens, montre qu’il n’est pas en reste.
La dernière décision en date des
États-Unis, le pays maître du jeu impérialiste, est une étape de plus dans
l’horreur, avec la livraison à l’armée ukrainienne d’armes à sous-munitions.
Elles sont particulièrement meurtrières pour les populations civiles, avec des
centaines de petites charges qui peuvent exploser avant, pendant ou après le
largage. Biden ose prétendre que cela a été une « décision très
difficile à prendre ». Ces larmes de crocodile ne peuvent masquer que
l’impérialisme américain est un expert en armes de destruction massive contre
les populations.
Sans parler des deux bombes
atomiques qui tuèrent plus de 100 000 civils japonais en 1945, l’aviation
américaine a déversé jusqu’à 260 millions de sous-munitions pendant la guerre
du Vietnam, entre 1964 et 1973 ! Le Laos reste à ce jour l’endroit le plus
infesté de sous-munitions de la planète, et ce n’est pas faute, pour les
occidentaux ou leurs alliés régionaux, d’en avoir larguées ailleurs, de l’Irak
à l’Afghanistan en passant par le Liban.
Les protestations de ces grandes
nations « démocratiques » contre la « guerre sale » menée
par Poutine sont vraiment du cynisme ! Les puissances impérialistes
prétendent venir en aide à un petit pays injustement attaqué par le bourreau
Poutine. Mais elles ne cherchent qu’à asseoir leur domination et à agrandir
leur sphère d’influence, pour mieux servir les intérêts de leurs classes
dominantes respectives. Et la crise transformera tôt ou tard la guerre
commerciale qu’elles livrent en guerre tout court. Alors, elles s’y préparent,
comme le montre l’augmentation des budgets militaires partout dans le monde
– 413 milliards d’euros rien qu’en France !
Les travailleurs ont tout intérêt
à se préparer eux aussi. Ils doivent s’armer de la conscience qu’il faut
s’opposer à la guerre dans laquelle nos capitalistes voudront nous enrôler.
Tout comme la bourgeoisie ne peut obtenir ses profits sans travailleurs à
exploiter, elle ne peut faire la guerre sans les convaincre de se laisser
transformer en chair à canon.
Pour les travailleurs, la seule
certitude est que ceux qui, demain, les enverront « mourir pour la patrie »
sont ceux qui font la guerre à leurs conditions d’existence aujourd’hui. Les
politiciens au service du grand patronat, qui nous imposent de trimer deux ans
de plus en osant prétendre que c’est pour sauver les retraites, expliqueront
alors qu’il n’y a pas d’autre choix que la guerre pour sauver nos
familles.
Ils prétendront défendre la
patrie ? Mais, derrière ce mot, les capitalistes et leurs représentants
politiques ne mettent pas la préservation des écoles, des hôpitaux ou de
l’usine et du bureau où nous travaillons. Ce sont eux, par leur politique au
service du profit, qui les détruisent ! Les mêmes menteurs débiteront les mêmes
mensonges sur l’intérêt du pays. Mais ce sera un poison plus violent. Ce sera
une question de vie ou de mort.
La guerre qui se prépare ne sera
jamais notre guerre, mais celle des capitalistes pour leurs profits. Notre
intérêt de travailleurs est de ne pas nous laisser entraîner dans l’union
sacrée derrière le grand patronat et ses représentants.
Il est d’affirmer, au contraire,
que la seule guerre qui vaille, pour nous travailleurs, est celle pour le
renversement de nos exploiteurs, à commencer par ceux de notre propre
pays.
Les prochaines
permanences prévues :
-vendredi 28
juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.
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