mercredi 19 juillet 2023

Le blog Lutte ouvrière d’Argenteuil prend des vacances. Il en profite pour vous proposer de bonnes lectures (18) : La traversée de Philippe Labro, chez Folio

 

Prendre l’air, respirer, faire un break

 

Un peu d’espace

         Eh oui, il en a bien besoin. Une année active derrière nous. Une autre semblable, voire encore davantage nous espérons, cela signifierait que les combats avancent. Mais un petit temps de repos ne lui fera pas de mal. Reprise : le samedi 26 août au matin. Bien sûr, si des évènements de grande importance l’exigeait, il reprendrait ponctuellement son service. En attendant, chacun dispose de notre site à l’échelle du pays qui lui ne prend pas de vacances : lutte-ouvrière.org .

         Chaque jour néanmoins, vous trouverez sur lo argenteuil un conseil de mes très bonnes lectures de ces deux dernières années.

         Pour terminer, bonnes vacances à ceux qui filent vers l’ailleurs, courage et tranquillité aux autres qui restent at home. Et comme je le dis chaque jour sur Facebook, en le pensant vraiment, Salut et fraternité. Dominique

 

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 25 août, de 17 h.15 à 18 heures 15.

-Vendredi 1er septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15.

Toutes les semaines sauf le numéro du 18 août, l’hebdomadaire Lutte ouvrière sera en vente au Presse-papier.

 

La traversée de Philippe Labro, chez Folio

 

 

Ces dernières années, je vous ai parlé régulièrement de Philippe Labro que j’ai heureusement découvert, mais sur le tard. C’est un grand écrivain dont les chemins de vie ont nourri ses romans.

         La traversée, à proprement parler, n’est pas un roman, mais un récit de vie, celle d’une épreuve où la mort n’est pas loin, mais rassurez-vous elle ne sera pas atteinte. Ce livre porte sur une épreuve que des dizaines de milliers de personnes ici ont connu dans ces mois de 2020 où l’épidémie faisait rage. Certains n’en sont pas revenus, et d’autres, quelques-uns, parfois oui. Les mots d’ « entubage » et « respirateur » furent aux côtés des soignants qui les manipulaient les héros de ces temps sombres.

         Dans le récit de Philippe Labro, nous ne sommes pas en 2020, mais 25 ans plus tôt. Le livre a paru en 1996. Mais l’épreuve est la même. Et c’est un véritable chemin de croix, physique et mental, pour le patient. Quelles sont les images qui passent pour ce dernier à moitié vivant ? Quelles illusions ? Quels soutiens ? En sortira-t-on ?  Comment sort-on de ce parcours lorsque l’on a le bonheur d’en sortir ?

         Un beau livre sur la gloire de l’hôpital. Le livre nous fait imaginer sinon partager –de loin- les gouffres de cette terrible épreuve, de ce dur chemin de retour à la vie.

Du Medef à la préfecture, la bourgeoisie dans tout son État

 

Tout un monde, une classe

 

 

Le 14 juillet, le gouvernement a nommé une trentaine de nouveaux préfets. Parmi eux, Thibault Lanxade, ancien vice-président du Medef, nommé préfet de l'Indre.

C'est un exemple de l'enchevêtrement profond entre l'appareil d'État et le patronat : fils de l'amiral Jacques Lanxade (ancien chef d'état-major des armées sous Mitterrand et grand défenseur de la politique criminelle de la France au Rwanda), il est marié avec la fille de Caroline Cayeux, maire de droite de Beauvais et encore récemment ministre des Collectivités territoriales.

Porte-parole du patronat un jour, représentant de l'État le lendemain, la fonction reste la même : défendre les intérêts de la bourgeoisie.

 

Les prochaines permanences prévues :

-vendredi 21 juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° n°233 en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC. Toutes les vacances, 5 exemplaires au Presse-papier. 

Argenteuil : fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence : aussi ou avant tout une opération immobilière

 

Coup double pour la municipalité, mais coup de massue pour les habitants en difficulté

 


 

La fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence est une régression lamentable. À la date d’aujourd’hui, on voit mal comment la décision de la municipalité d’Argenteuil de le fermer dans dix jours pourrait être remise en question, même si on l’espère. Il reste notre espérance que les 18 occupants de nuit auront un toit le 31 juillet prochain. La municipalité s’y est engagée. On verra, mais qu’en sera-t-il pour les habitants qui fréquentaient le centre la journée ?

         Derrière cette fermeture, pour la municipalité, il y a non seulement une volonté de se débarrasser d’une action sociale pour laquelle elle n’a pas d’empathie, mais également la perspective d’une opération immobilière d’envergure. Du bâtiment de l’ex-commissariat au terrain vague actuel jouxtant le Centre d’hébergement d’Urgence, voilà une belle pièce de terrain pour les promoteurs.

         Oui, dans ce monde à changer, l’empathie et l’humanité ne font pas le poids aujourd’hui face aux affaires et au profit. DM