vendredi 26 mai 2023

Jeux olympiques 2024 et les plus pauvres : honte aux organisateurs

Cachez ces pauvres qu’ils ne sauraient voir

 

 

Le gouvernement démantèle des camps de sans-abris d’Île-de-France pour les déplacer en province. Le ministère délégué à la Ville et au Logement présente cela comme une orientation « vers le type d'hébergement correspondant à leur situation ».

         Une présentation idyllique qui n’est pas confirmée par le maire d’ une des communes choisie comme point de chute pour ces sans-abris, qui révèle que le site choisi pour les accueillir est situé à proximité d'une voie de chemin de fer et pollué par des hydrocarbures et des métaux lourds.

         En réalité, il s’agit pour le gouvernement de faire place nette pour les Jeux olympiques. Que le monde entier voit la misère à Paris, ça ferait tâche dans cette vaste opération de promotion commerciale et politique…

 

Argenteuil, le Val-Nord, un quartier populaire victime de multiples abandons

L’École pourtant, un cœur de l’éducation de la jeunesse

 

 


Le collège Claude Monet dans le quartier du Val- Nord, non loin de l’esplanade, a perdu 107 heures de Dotation Horaire Globale en 7 ans. C’est cette dotation qui détermine les moyens en personnel enseignant, et donc non seulement le nombre de classes par établissement, mais également celui des cours devant toute la classe ou en demi-groupes. Ces pertes entraînent localement de savants calculs pour choisir entre le maintien de classes avec un effectif limité mais avec la suppression liée de cours en demi-groupes ou le maintien de demi-groupes mais avec une hausse des effectifs par classe.

         Dans tous les cas, cela entraîne une dégradation des conditions d’enseignement. Car même dans le cas d’une diminution des effectifs d’élèves au niveau de l’établissement, la diminution des moyens alloués est toujours plus importante proportionnellement que cette réduction des effectifs.

         Une nouvelle fois, le collège Claude Monet subit une diminution de ses moyens pour la rentrée prochaine.

         Ce collège connaît pourtant une situation difficile dans un quartier largement abandonné par les services utiles à la population, où, même avec l’énergie des deux centres sociaux, il est difficile de faire face aux problèmes pour que la jeunesse du quartier trouve un chemin sans épines.

         Cela donne une idée des conséquences désastreuses que cela entraîne. Mais les politiques d’économie gouvernementales, c’est connu, ne s’intéressent pas à ces questions. DM

 

Disneyland Paris : la grève, une attraction supplémentaire inattendue

 

Dis, Picsou, tu passes quand à la caisse !

 

 

Plusieurs centaines de travailleurs de la maintenance, des hôtels, de la sécurité, de la restauration et de l'animation ont fait grève le 23 mai au parc Disneyland de Seine-et-Marne pour réclamer une augmentation de salaire de 200 euros, le paiement double des dimanches travaillés et une amélioration de leurs conditions de travail.

         L'envers du décor est loin en effet du conte de fées : assis sur ses milliards de profits, le groupe Disney refuse d'aller au-delà de 3 % d'augmentation, moitié moins donc que l'inflation officielle.

         Complètement Dingo !