lundi 22 mai 2023

Les prisons : reflet de l'évolution de la société

Avec Sarkozy certes, on ne craint pas qu’il y en aura un de plus

 

 

Le rapport annuel de la Contrôleuse générale des prisons dénonce les conditions dégradantes imposées aux détenus. Le nombre d'incarcérations, plus de 73 000, a atteint un nouveau record, aggravant la surpopulation carcérale.

         Cette évolution est parallèle au développement de la misère, de la marginalisation et des services d’éducation dans toute une partie de la population. L'État, qui se moque des difficultés à se loger, à travailler pour un salaire décent et même à se nourrir, montre son efficacité dans la répression.

 

dimanche 21 mai 2023

Mixité sociale à l’école : l’Arlésienne de Pap Ndiaye. Un article en ayant en tête les attaques contre les moyens des collèges Eugénie Cotton et Claude Monet d’Argenteuil

Mixité sociale à l’école : l’Arlésienne de Pap Ndiaye

16 Mai 2023

Pap Ndiaye, le ministre de l’Éducation, s’est finalement contenté, au lieu d’une conférence de presse, d’une réunion avec les recteurs des différentes académies pour leur demander de « réduire les différences de recrutement social entre les établissements publics de 20 % d’ici 2027 ».

Quant à ceux de l’enseignement privé, le souhait du ministre de les associer à son plan se résume à un vœu pieux.

Du côté de l’enseignement public, cela fait bien longtemps que les différences s’accroissent entre les établissements des banlieues populaires et ceux des quartiers plus aisés. Les suppressions de classes réduisent régulièrement à néant les rares efforts pour en constituer avec de petits effectifs ; chaque année, parents et enseignants se mobilisent ne serait-ce que pour garder un poste.

Le privé, financé aux trois quarts par l’argent public, recrute ses élèves comme il l’entend. Certes, ils ne sont pas issus exclusivement de milieux très aisés mais on compte, dans les collèges privés sous contrat, moins de 17 % d’élèves d’origine sociale défavorisée, pour 40 % d’élèves très favorisés, alors que les proportions sont inverses dans le public.

La mixité sociale est une illusion, dans une socié­té profondément inégalitaire où les rares avancées ne peuvent dépendre, et encore temporairement, que des mobilisations, et non du bon vouloir d’un ministre quel qu’il soit. C’est d’autant plus vrai pour Pap Ndiaye que, en réaction à ses déclarations, il a vu se dresser des politiciens de droite et d’extrême droite, une partie des médias et certains intégristes, racistes, condescendants et criant au renouveau de la guerre scolaire. Macron de son côté, échaudé par les manifestations contre la loi sur les retraites, ne craint rien tant qu’une nouvelle bataille et ne va pas en lancer une pour soutenir son ministre.

Pap Ndiaye aura ainsi essayé par une timide annonce de faire oublier aux enseignants la politique gouvernementale qu’il applique. Hélas, même l’annonce d’une augmentation de leur salaire lui a échappé, puisque son président la lui a ôtée de la bouche. Elle est bien difficile, la vie de ministre !

                               Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2859)

Lors de la dernière mobilisation devant le collège Eugénie Cotton pour garder des « heures »

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui dimanche 21 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 22 mai, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 24 mai, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

 

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Val d’Oise : Violences subies par les femmes, action contre ces violences, l’association « Du côté des femmes » en extrême difficulté

C’est bien volontiers que nous diffusons la lettre ci-dessous transmise aux médias que le collectif «Héro.ïnes 95 » m’a fait parvenir. Cette lettre porte sur la crise grave que traverse une association essentielle dans le Val d’Oise de soutien aux femmes, Du côté des femmes. L’enjeu est la pérennité de cette association de 65 salariés fondée il y a 40 ans.  

 Bonjour,

Vous travaillez pour différents médias. Aucun ne parle de ce qui est en train de se passer dans un département entier : le Val d'Oise. 

La fermeture d'une usine Renault risquerait d'appauvrir tout un département, vous vous seriez mobilisé.es pour dénoncer ce crime capitaliste. 

Aujourd'hui, c'est un crime social et sexiste qui a lieu dans notre département : 

- Du Côté Des Femmes, une association unique en France (65 salarié.es) risque de disparaître telle que nous la connaissons depuis 40 ans. Pourtant, c'est quasi exclusivement elle qui assure l'accompagnement des victimes dans tout le département. 

- Ses salairé.es sont dans une extrême souffrance : démissions, arrêts maladie, surmenage. 

Si on demandait à des ouvriers un rendement inhumain, vous comprendriez que c'est dangereux et indigne. 

C'est pourtant ce qu'on demande aux travailleurs et travailleuses du social de cette association depuis plusieurs années, et surtout ces derniers mois, malgré toutes les incertitudes qui pèsent sur la pérennité de leur emploi. A coups d'efforts et de sacrifices...

- Des victimes de violences conjugales finissent par se tourner vers notre collectif militant pour obtenir de l'aide et être orientée. 

Une victime de féminicide à Argenteuil 

Une victime de féminicide à Ronquerolles

En tant que collectif, nous observons depuis presque un an que ces dysfonctionnements, la détérioration des conditions de travail des salarié.es de l'association, et le manque d'investissements contrôlés des municipalités laissent la voie libre à toutes sortes de dérives médicales et sectaires, dont les pseudo "thérapeutes", elles, se proposent volontiers d'aider les victimes et infiltrent de plus en plus ce secteur.

Nous demandons à ce que la voix des salarié.es soit publiquement portée sur ce qu'ils et elles vivent depuis plusieurs années. 

Nous demandons à ce que l'association Du Côté Des Femmes soit aidée par l'Etat à titre exceptionnel et que les responsabilités sur cette catastrophe soient recherchées. 

Je vous remercie d'avance de relayer cette alerte à vos contacts et collègues qui pourraient être intéressé.es à informer sur ce sujet. 

Contacts de l'association : 

MOLLET Boris

06 50 60 87 66