dimanche 4 septembre 2022

Taxation des superprofits : une supercherie

Taxation des superprofits : une supercherie

31 Août 2022

Les profits record du CAC 40 et les milliards touchés par les actionnaires ont de quoi révolter. Pendant ce temps les travailleurs, les retraités et les chômeurs multiplient les sacrifices pour s’en sortir.

 

 

Les partis qui sont aux affaires comme ceux qui aspirent à les remplacer ne pouvaient rester muets face à cette inégalité criante, ne serait-ce que par prudence. Les groupes d’opposition à l’Assemblée, du RN à la Nupes, font donc leur comédie parlementaire autour de l’idée de taxer ces superprofits. La Première ministre elle-même a évoqué la possibilité de cette taxe.

Ce n’est certainement pas une taxe qui ferait fuir ou couler TotalEnergies ou LVMH. Mais, en refusant toute taxation, le patronat affirme une nouvelle fois qu’il est hors de question d’accepter des règles, des taxes, des freins, aussi minimes soient-ils. Et cela a de quoi choquer quand l’enseignement, la santé, les transports publics manquent de tout. Mais la taxation des superprofits n’en reste pas moins une illusion.

Si ces superprofits étaient taxés, les travailleurs n’en verraient pas la couleur pour autant. L’argent récolté servirait-il à augmenter les budgets de l’enseignement et de la santé ? Ou à acheter plus d’armes, à faire plus de cadeaux aux entreprises ? Sans contrôle ouvrier sur les finances de l’État, il est impossible de croire que cette richesse reviendra d’une façon ou d’une autre au monde du travail.

En Grande-Bretagne, la hausse de 25 % des taxes sur les bénéfices de la production d’hydrocarbures n’a pas freiné l’explosion des prix, et c’est seulement avec leur arme, la grève, que les travailleurs ont pu se défendre et arracher des hausses de salaire.

La pauvreté dans laquelle est en train de sombrer la classe ouvrière ne vient pas seulement de l’existence de ces superprofits, mais du fait que les capitalistes s’enrichissent de l’exploitation du travail et imposent leur dictature sur la société.

Pour refuser le sort qu’ils nous préparent, il faudra se battre pour renverser ce système. En commençant par lutter pour des augmentations de salaire, seul moyen de prendre réellement sur ces profits, avec la certitude que cela finira dans la poche des travailleurs.

                                                                     Léa Payet (Lutte ouvrière n°2822)

 

 

PSA Stellantis : pour la démocratie ouvrière à la CGT ! Avec les militants de la section CGT de Poissy que veut démanteler la Fédération de la métallurgie

Soyons à leur côté, signons la pétition

https://www.change.org/p/contre-l-exclusion-de-la-cgt-du-syndicat-cgt-psa-poissy-et-de-jean-pierre-mercier/signatures/confirm?token=03b4a5d9-b164-4691-93b9-64b8d6d73750

 

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui dimanche 4 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 5 septembre de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 7 septembre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 225 :

                   Notre hebdomadaire en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet

 

Éducation, accueil des élèves handicapés, situation des AESH : le gouvernement se moque du monde

Accueil des élèves handicapés : le gouvernement se moque du monde

31 Août 2022

Le sort des élèves handicapés ne s’améliore pas, quoi qu’en dise le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye.

Depuis 2005, la solution proposée est d’inclure ces élèves dans les classes traditionnelles. Mais depuis dix-sept ans cette mesure reste partielle tant les moyens manquent. Ces jours-ci, la Défenseure des droits a révélé qu’une part importante des plaintes qu’elle reçoit concernait des difficultés d’accès à l’éducation d’élèves handicapés. Ils seraient 430 000 concernés par l’inclusion. Mais les travailleurs (surtout des travailleuses) AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap) dédiés à cet encadrement ne sont que 125 000, alors que la situation de nombreux enfants exigerait un accompagnant pour eux seuls. En conséquence, ces enfants n’ont qu’un encadrement et une présence en classe partiels. D’où le refus de certaines familles de les scolariser dans ces conditions.

Les AESH indispensables aux enfants sont payées moins de 1 000 euros pour un temps partiel de 24 heures maximum, avec l’espoir d’obtenir un CDI au bout de six ans, pour un travail qui demande un engagement très important.

Mais en plus le gouvernement Macron a aggravé la situation. Il a imposé une « mutualisation ». Elle vise à suivre le maximum d’élèves avec les effectifs d’AESH existants. Elle entraîne une réduction du suivi personnalisé et mène souvent à des changements d’affectation brutaux.

Ces travailleurs de l’Éducation ne se laissent pas faire. Pour le recrutement des AESH nécessaires, pour un véritable salaire et une formation à la hauteur de la tâche, de nombreuses journées de grève ont eu lieu l’an passé. C’est la seule voie à poursuivre pour la nouvelle année qui commence mal pour certaines d’entre elles qui, à deux jours de la rentrée, n’avaient toujours ni contrat ni réponse de l’administration.

                                                Michel ROCCO (Lutte ouvrière n°2822)